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11 novembre 2009

Le mur de la honte est toujours debout en 2009

On célèbre les 20 ans de la chute du mur de Berlin.

Chacun y va de sa larme, avec moults trémolos dans la voix, en parlant de "mur de la honte", avec toutes les histoires d'hommes et de femmes tombés sous les balles ou les mines, en allant simplement chercher la liberté.

Dont acte. Fin heureuse, après tant de souffrances inutiles.

En même temps, à notre époque, il y a un mur qui s'est construit il y a quelques années, quelques mois, quelques heures, sur l'échelle de l'histoire. Construit par les Israéliens, pour se "protéger" des Palestiniens, et tout le monde s'en fou complètement...

Pourtant, on s'est toujours demandé comment on avait pu laisser construire le mur Allemand.

Comment nos hommes d'états ont-ils pu fermer les yeux sur la construction de ce mur par  les Israéliens, ce mur si contemporain, construit par les nouveaux colonisateurs, ce peuple qui utilise les mêmes méthodes que celles qu'il dit combattre depuis la fin de la guerre,  faisant ainsi son fond de commerce sioniste sur des méthodes dignes du 3e Reich ?

J'ai honte.



 

01 juin 2009

Le danger des faiseurs de nœuds.


- Vous me demandez,
dit le vieux berger, si c’est un métier difficile que de conduire le troupeau de la Saint-Jean à la Saint-Michel, sans pertes ni dommages, et d’assurer aux bêtes bonne graisse et joli poil ?


Pas plus difficile que de manœuvrer la faux dans un pré d’herbe fine ou de charger les sacs de lavande sur le bât de l’âne placide. Seulement, les vieux bergers gardent pour eux les vrais secrets de leur réussite et nous aiguillent sur des routes accessoires, en nous persuadant qu’il faut connaître prières et magie là où leur bon sens a suffi. Les chargeurs d’ânes, eux, ajoutent malicieusement des nœuds superflus aux cordes du bât pour nous faire croire qu’il y a une science des nœuds et qu’ils en sont les grands maîtres.


Dans tout métier, il y a une technique à dominer, certes. On la domine, non par des trucs ou des sortilèges, mais selon des lois simples et de bon sens, car il n’y a jamais contradiction entre science et technique d’une part, bon sens et simplicité d’autre part. Le chercheur de génie est toujours celui qui va vers la simplicité et la vie.


Et ces lois, tout le monde les comprendrait si on parvenait, malgré les traceurs de fausses pistes et les faiseurs de nœuds, à les redécouvrir et à les accrocher comme de lumineuses enseignes aux carrefours des grands chemins de 1a connaissance.


Ce qui nous gêne et nous retarde dans cette recherche scientifique de la vérité, ce n’est pas la difficulté des problèmes à aborder, mais l’obstination diabolique avec laquelle, dès notre jeune âge, on nous détourne du bon sens, on nous nourrit d’ersatz, on nous use l’esprit par des définitions ou des invocations, on nous déforme l’entendement et l’intelligence en nous engageant dans les faux chemins et en nous apprenant à faire ou à défaire des nœuds !...


La vérité, c’est que nos maîtres et leurs serviteurs n’ont jamais intérêt à ce que nous découvrions les lois claires de la vie.


Ils vivent de l’obscurité et de l’erreur... et c’est toujours malgré eux et contre eux que nous réalisons notre culture.


Ce n’est pas à moi à vous dire comment vous pouvez découvrir et enseigner ces lois naturelles et universelles qui vous ouvriront très vite et définitivement les lois de la Connaissance et de l’Humanité. Ce que je sais, c’est qu’elles existent et que ceux qui les possèdent ont tous ce même air de sagesse et de sûreté, de calme et de simplicité, de générosité aussi, que vous lisez sur le front des vieux bergers, dans les mains intuitives des guérisseurs, dans les yeux profonds du savant, dans les décisions et l’action des militants dévoués, dans les paroles des sages.., et dans la confiance étonnante des enfants à l’orée de la vie.

15 avril 2009

PIB vs Empreinte Ecologique

Mathis Wackernagel est tombé dans l'écologie quand il était petit : "Mon père avait été très frappé par le rapport réalisé en 1972 par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour le club de Rome sur "les limites de la croissance". Quand j'avais à peu près 10 ans, il m'a montré les graphes de ce livre en m'expliquant ce qu'ils signifiaient. Cela a fondé mon intérêt pour la question."

Un intérêt qui ne s'est jamais démenti et a conduit Mathis Wackernagel à devenir le co-inventeur de l'empreinte écologique, une méthode de mesure de l'activité humaine qui pourrait concurrencer le produit intérieur brut (PIB). Celui-ci ne prend pas en compte la dégradation environnementale causée par l'activité économique. Le principe de l'empreinte écologique vise au contraire à calculer la surface d'écosystèmes nécessaire pour fournir les éléments requis par l'activité d'un pays ou d'une région et absorber ses pollutions.

Basé à Oakland, en Californie, Mathis Wackernagel est venu à Paris au début du mois d'avril pour rencontrer des statisticiens du ministère de l'écologie, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ainsi que ceux de la Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social, créée début 2008 à l'initiative de Nicolas Sarkozy et présidée par Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie. Mission de cette dernière ? Définir de nouveaux indicateurs capables de remédier aux lacunes du système statistique mondial actuel. Son rapport est attendu pour la mi-mai.

Mathis Wackernagel est-il entendu ? "De plus en plus par les experts, estime-t-il. Mais quand l'on regarde les dirigeants du G20, ils abordent tous la récession comme le simple recul du PIB et ne pensent qu'à trouver le moyen de le faire croître encore..." Un postulat que le gamin tombé dans la marmite du rapport au club de Rome s'est juré de mettre à bas.

SCIENTIFIQUE MILITANT

Né en Suisse, à Bâle, en 1962, le jeune Mathis étudie à l'Ecole polytechnique de Zürich, d'où il s'envole en 1990 pour préparer son doctorat au Canada, à Vancouver. Il vient étudier la capacité d'un environnement à supporter l'impact de l'aménagement des territoires. Des mots compliqués, que Mathis Wackernagel, avec son professeur David Rees, cherche à simplifier. "On discutait, une fois de plus, et un jour, David a dit : "Regarde cet ordinateur, il a une faible empreinte au sol"." La remarque paraît simple mais elle sera féconde. Elle conduit les deux compères à formaliser le concept d'empreinte écologique. Après un premier article de David Rees, en 1992, l'idée devient une méthode de calcul validée par de nombreux articles scientifiques.

Mathis Wackernagel a adopté la stratégie d'un scientifique militant. "Le rapport de 1972 sur les limites de la croissance a été tué par le débat académique, faute de soutien populaire", explique-t-il. Pour s'assurer que le milieu des statisticiens, par définition conservateur - "Ils doivent maintenir des séries de chiffres dans la durée" -, n'enterrera pas l'empreinte écologique, il fait alliance avec des associations puissantes, trouve son principal appui au Fonds mondial pour la nature (WWF) et fonde, en 2003, le Global Footprint Network (Réseau de l'empreinte écologique).

Un scientifique pressé ? "C'est une erreur de croire que l'on peut attendre pour adapter nos sociétés à la crise écologique", dit-il. "Nous sommes en train d'atteindre le pic du pétrole, mais aussi celui de la nourriture, de la pêche, de la biodiversité." Mesurer les dégâts sur l'environnement lui paraît le meilleur moyen de changer la mentalité des politiques.

L'empreinte écologique présente des défauts, qu'il connaît bien, "mais cet indicateur, c'est terrible, est le seul qui permette d'appréhender la dégradation écologique". Dans plusieurs pays (Suisse, Japon, Emirats arabes unis, Belgique), l'empreinte écologique commence en tout cas à être prise au sérieux par les services statistiques.

Hervé Kempf, Le Monde

25 mars 2009

Que dire à un Homme de 20 ans ?


Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence. 

Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain : 

«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère». 

A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale
et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l’interruption de la vie. 

Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix,
le matérialisme,
l’emportent sur les forces de l’esprit. 

Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
tend à être occultée. 

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu’au dernier jour,
jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher. 

La vie est un combat
le métier d’homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.

Il faut savoir
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.
Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu. 

Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence. 

Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles. 

Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité. 

Je lui dirai
qu’envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir. 

Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres
et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse. 

Et pratiquer ce courage, ces courages,
c’est peut-être cela 

«L’Honneur de Vivre» 

22 février 2009

Il n'y a pas de leadership sans écoute.

Par Olivier PIAZZA

Dans mon précédent article "Le leadership perçu n'est pas toujours réel", je rapportais les résultats d'études qui soulignent l'impact fort de l'assertivité dans la construction du leadership. Mon ami Lionel, le vénérable blogueur, soulignait en réponse l'importance de l'écoute.

Combien il a raison !

Une belle illustration nous vient directement d'un article de Bob Sutton, vous savez le pourfendeur de trous du cul, assholes dans la langue de Shakespeare, et néanmoins Professeur à Stanford.
Bob revient sur la catastrophe aérienne de Buffalo, le sauvetage miracle de l'Hudson et plus généralement sur des études qui se sont intéressées à la dynamique humaine du cockpit. Lorsque le commandant n'a pas su créer un climat de dialogue avec son équipe et a fortiori lorsqu'il n'est pas ouvert aux feedbacks désagréables de son second, une erreur de sa part a moins de chance d'être signalée à temps par le copilote. Les risques d'accident sont supérieurs. Le même constat dans le monde médical où les médecins n'écoutent pas suffisamment leurs patients ou les infirmières.

Un leader qui ne bénéficie pas de feedbacks authentiques de ses subordonnés se prive des informations les plus capitales puisque ce sont celles qui viennent du terrain, les messages les plus en prises avec la réalité de l'entreprise. C'est la fameuse boucle de rétroaction du modèle systémique.

Comment voulez-vous qu'un système biologique s'ajuste s'il est privé des informations relatives à son écosystème ?

L'écoute est capitale et rare, d'autant plus qu'elle est sévèrement entravée par l'inflation de l'ego dont sont victimes la plupart des dirigeants. Ce qui explique que ce n'est pas toujours en travaillant une lacune qu'on l'améliore le plus efficacement. Dans ce cas, la meilleure solution est un travail de déflation du moi, comme par exemple la pratique d'activités sociales en plein anonymat, sans aucun artifice identitaire.

21 janvier 2009

Avons nous encore un peu de temps pour la beauté ?

J'adore ce texte. Vous en avez l'origine à la fin de ce dernier.
CS
==

Le musicien de rue était debout dans l’entrée de la station “L’Enfant Plaza” du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C’était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach. A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.

Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar: en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot.

Quelques minutes ensuite, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement, sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant 45 minutes de jeu du musicien, seulement sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l’argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l’a remarqué. Personne n’a applaudi. Seule une personne l’a reconnu sur plus de mille personnes.

Personne ne savait pas ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs violoniste de notre époque. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles, jamais écrites, avec un chef d’œuvre de 1713 du Maître Antonio Stradivari. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C’est une histoire vraie. “Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro” a été organisé par le “ Washington Post” dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

Les questions étaient:

- Dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ?
- Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ?

Mais aussi :

- Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
- Et sans qu'il nous soit annoncé à l'avance…

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être :

Si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d’autres choses passons-nous? 

Source .: F-M I&S

La vidéo de Joshua BELL dans le métro

20 janvier 2009

Pourquoi combattre le Sionnisme* ?

Pour ça :



Plus d'info sur ce drame sur Rue89


Où est l'Homme dans tout ça ? A qui profite le crime ? Pourquoi cette guerre qui nous emmerde depuis 2000 ans ?? Pourquoi tout ça ? Ce n'est évidemment pas ici que nous allons résoudre ce problème...

Pourquoi invoquer Dieu sans cesse ? Entre les américains qui remercient Dieu à chaque fois qu'ils achètent un paquet de Pépito, et ceux qui tuent pour avoir 10km de terre en plus, j'en viens à ne plus supporter le Religieux quel qu'il soit et son Dogme.

La religion, ce n'est pas annoner des niaisieries en pensant que Dieu va te donner 7 vierges au Paradis, ou que ta supposée terre, c'est Dieu qui te l'a donnée... Sortons du moyen âge. Les religions sont plus subtiles que ça, quand on prend la peine de lire des livres pour le remarquer... Allons vraiment vers La Lumière... Lumière qui est cencée venir de l'Orient...

Lire, c'est peut-être ce qui pourrait sauver le monde...

Quant à ceux qui se demandent où est Dieu en ce moment, je peux conseiller un livre tout simple: Conversation avec Dieu, de Neale Donald Walsch. Ce livre est très connu, et simple à lire.

Et au moment où j'écris ces lignes, sous le coup de l'émotion de cette vidéo, le nouveau Président des USA conclue par "...help me God !"


==
(*A ne pas confondre avec le Judaïsme qui, comme toutes les religions, prône l'amour de son prochain. Ici, nous en sommes très loin...)

18 janvier 2009

Gérard DEPARDIEU se livre un peu plus que d'habitude...

Propos recueillis par Carlos GOMEZ et Danielle ATTALI pour Le Journal du Dimanche 
Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, Gérard Depardieu livre longuement ses états d'âme. Sur le cinéma, sur la vie, sur la mort, dont celle de son fils Guillaume, le plus célèbre acteur du cinéma français se dévoile sans fard et sans concession. "J'ai toujours voulu être dans un autre temps que celui dans lequel je vis", affirme-t-il notamment.
J'étais en Australie pendant quinze jours. C'était simple, je voyage sans bagages. Sans vêtements. Là, je vis à Paris. Enfin, je restaure un hôtel que j'avais depuis longtemps, rue du Cherche-Midi. Je suis en pleins travaux. Je pense y construire sept suites magnifiques. J'habite dans la peinture. Je ne sais pas ce qui passera après. Je ne sais pas ce que je ferai.

Pourquoi? Vous avez envie de partir?
Je voudrais ne pas avoir d'adresse en France, mais une adresse en Italie parce que j'aime beaucoup ce pays. Comme ça, je reviendrais tranquillement à Paris quand j'en aurais envie.

Quitter la France, donc?
Oh! C'est un désir. Pas pour fuir les impôts. En Italie, tu paies aussi des impôts. Je n'irais pas en Suisse, par exemple. Je ne fuis pas un régime fiscal.

Vous êtes devenu un homme d'affaires, vous avez acheté des vignobles...
Il n'y a pas que les vignobles. Ce que j'aime, ce sont les bons produits fermiers et la cuisine. Je m'aperçois que les gens font de moins en moins la cuisine. Ils ne font que des plats standards ou surgelés. Un jour, j'ai regardé les études de la société Carrefour avec qui je travaille depuis cinq ans. C'est hallucinant. Les gens ne vivent plus chez eux! A midi, ils vont au restaurant en ville ou dans leur entreprise. Et le soir, ils mangent sur le pouce.

Les Ch'tis, "une jolie chose"

Et vous, le soir, vous allez au restaurant, dans le vôtre?
Non, j'ai plusieurs adresses à Paris où je peux faire la cuisine et faire à manger avec ceux avec qui je converse... Le restaurant? Oui, La Fontaine Gaillon marche très bien. Pour les films, c'est plus difficile.

Ça devrait être le contraire...
C'est difficile parce qu'il faut faire la promotion. Avec quatorze films qui sortent en moyenne chaque semaine, comment font les gens? Il faudrait aller au cinéma deux fois par jour! Moi, j'ai vu Caos Calmo avec Nanni Moretti et Il Divo. Ce sont les deux seuls longs-métrages qui m'ont rappelé ce que pouvait être le cinéma. Parce qu'Australia, par exemple, c'est ni fait ni à faire!

Vous avez vu les Ch'tis?
Oui, c'est une jolie chose, mais le résultat est disproportionné.

Au cinéma, de quoi avez-vous envie?
Ce que j'aime, ce sont les histoires. Mais pas toute cette profusion. C'est pareil pour la musique, l'art ou la littérature, avec ses sept cents romans de rentrée! Qui peut lire sept cents romans? Il y a une déperdition totale. On est dans un monde où on perd le langage, où on perd les mots. Par exemple, le rap a tué la poésie. On perd les envies. C'est pareil pour le cinéma. Pour ces raisons, je suis très attaché aux produits de la terre, à une betterave, à un poireau, à une vache... Même si, aujourd'hui, on ne peut plus trouver de la viande avec du gras. Le boucher me dit: "Mais Gérard, les clients n'en veulent plus !" Ils sont cons. Le gras donne du goût, mais tu n'es pas obligé de le manger...

Après la projection de Diamant 13, vous avez appelé Gilles Béat. Vous étiez content? Vous avez du plaisir à voir vos films?
J'ai très peu de plaisir à voir des films, y compris les miens. Mais, oui, pour Diamant 13, j'étais content. C'est un vrai polar, un vrai film noir, j'aimais qu'on ne sache pas où ça se passe. Ils ont mis des ordures partout, des voitures de police différentes, les gens y sont même un peu théâtraux ou caricaturaux. Il y a une atmosphère dans cette recomposition d'un monde violent, car la vraie violence, on ne peut pas la montrer. Comme dans la bande de Gaza, et les attaques israéliennes qui sont complètement disproportionnées! Les gens sont perdus; moi-même, je renonce à penser quoi que ce soit de ce qui s'y passe parce qu'on ne sait plus où est la réalité du conflit... J'ai tourné en Israël récemment. Ce n'est certainement pas un étranger qui passe trois mois dans ce pays qui peut donner son avis. Mais comme par hasard, tout cela arrive avant l'arrivée au pouvoir d'Obama, et Bush qui ne dit rien. C'est tellement lamentable.

"Les types qui donnent de l'argent sont des cons"

Barack Obama justement?
Bien sûr, je trouve que c'est un garçon merveilleux. Je suis comme tous les gens qui rêvent et qui aiment. Il a beaucoup de charisme. Le monde attend beaucoup de lui. L'élan d'amour que ça génère est rassurant. Mais la politique, ce n'est pas mon métier.

Etre acteur vous fait-il toujours rêver?
Je n'ai jamais rêvé avec le cinéma. J'ai toujours rêvé avec la vie et les personnages, mais jamais avec le résultat. Je rêvais quand je marchais dans la nuit, que je voyais les lumières s'éteindre, quand j'imaginais la vie, quand j'étais tout petit. On ne m'a jamais rien appris puisque je ne suis pas allé à l'école. Mais la vie m'a tout appris, tout donné, la peur, les gens, la surprise, l'amour, le sentiment.

Et vos personnages, vous les avez tous aimés?
Je n'ai pas de regrets. Tout ce que j'ai fait, même ce que les gens appellent des merdes, je ne trouve pas que c'est forcément des merdes. Toutes proportions gardées, il y a plus de merdes maintenant.

Allez-vous beaucoup au cinéma?
Je préfère encore aller en usine qu'au cinéma tous les jours. Quand j'étais jeune et imprimeur, derrière ma machine, je me faisais un cinéma différent de ce que vous êtes obligés d'encaisser avec des films. C'est des pollueurs d'âmes. Avant, mon principal centre d'intérêt, c'était le cinéma et les histoires. Favoriser des gens, avoir l'énergie pour faire en deux ans Monte-Cristo - qui vaut ce que ça vaut -, Les Misérables, Balzac, plus Volpone, Ruy Blas, Racine... c'est quand même des sacrés courants d'air! Faut convaincre, faut monter tout ça, j'y ai passé beaucoup de temps.

Qu'est-ce qui a changé?
Je le fais ailleurs. Je n'ai plus le même langage. Ce sont les télévisions qui permettent à un film de se faire. Je ne suis pas sûr qu'un type comme Bunuel ou Blier, avec Les Valseuses, pourrait trouver de l'argent dans le système de production actuel. Les types qui donnent de l'argent sont des cons. Or, si c'est un con qui te donne de l'argent, ton film sera forcément con. Dans les deux cents films français qui sont financés par Canal+, qui sont les gens qui décident? Demandez-leur leurs critères.

"La mort te donne un autre visage"

Mais il y a de plus en plus de films...
Et ça tue la création! On assiste à un amalgame de choses qui nous endorment. Si tu ne fermes pas le bouton, si tu ne t'intéresses pas aux poireaux, à la terre, à cause de l'autre con de Monsanto et ses putains d'OGM... Moi, je me tourne vers ça parce que ça m'intéresse. Avec les paysans, je retrouve un langage qui me plaît, que je n'ai jamais quitté de ma vie.

Vous avez développé une fibre écologique?
J'ai toujours été comme ça. Que ce soit pour la terre ou les films. Il y a trente ans, Les Cahiers du cinéma étaient étonnés que je fasse Resnais, Duras et Zidi. Mais Claude Berri a commencé à gagner de l'argent avec Les Charlots, et ça n'empêche pas qu'il soit un grand collectionneur d'art contemporain!

Avec Claude Berri, vous avez fait de grands films...
Il était aussi impatient que moi. Il était exigeant aussi. J'ai vu Claude Berri sur son lit de mort, cette semaine. Il était calme, contrairement à sa vie qui était un tourment. Son visage était reposé et délivré de ses soucis. Le visage de Guillaume, à la morgue, lui, était encore très dans son monde, crispé, torturé. Celui de Jean Carmet était très soucieux, celui de ma mère très calme, de Pialat serein et fort. Yves Montand qui était grand, bizarrement, est devenu tout petit. La mort te donne un autre visage. Guillaume, lui, n'en avait pas changé. Il était comme ses mots, comme sa poésie. C'était un vrai poète et il est mort comme un poète, en sachant tout ça.

La vague d'émotion qu'a soulevée sa mort...
(Il coupe) Il y a de quoi! C'est toujours frappant de mourir jeune, c'est tout.

"Je n'ai pas d'amis"

Et vos amis, vous...
Je n'ai pas d'amis. Il y a plein de gens autour de moi, mais je n'ai pas véritablement d'amis. Je ne pense pas être l'ami des autres non plus. Il y a longtemps, dans ce métier, il y avait des valeurs, des amitiés. Après, il y a eu l'argent, il y a eu Madoff...

Vous avez été affecté par la crise?
Non. Moi, je ne fais pas ce genre d'investissements.

Vous venez de fêter vos 60 ans.
J'ai horreur des anniversaires. Je ne sais pas ce qu'est le temps. Je sais que les gens meurent vers 74 ans, qu'après il y a un autre cap, vers 78 ans, et quand tu passes les 80, tu peux vivre jusqu'à 87-88.

Vieillir, ça vous inquiète?
Pas du tout. J'ai toujours voulu être dans un autre temps que celui dans lequel je vis. Ça ne m'embête pas.

Et votre coeur qui a subi un quintuple pontage, comment va-t-il?
Impeccable. Chaque pontage a été très bien fait. J'ai refait des exercices, J'ai eu un tout petit moment difficile parce que j'ai eu un truc qui s'est bouché. Finalement, ça s'est arrangé tout seul. Je n'ai pas de problèmes de poids. J'ai perdu 30 kg. Je ne fais pas de régime.

Mais vous avez arrêté l'alcool.
Oui, mais ce n'est pas tellement l'arrêt de l'alcool qui me fait maigrir, c'est surtout les angoisses... Je ne bois plus, c'est vrai, la machine ne supporte plus les excès.

09 décembre 2008

Définition du consultant ?

« Il se trouvera toujours des Esquimaux pour donner aux habitants du Congo des instructions sur la façon de lutter contre les grandes chaleurs. »

- Stanislaw Jerzy Lec -


26 novembre 2008

"Ils ne sont grand que parce que nous sommes à genoux"

La Boétie:  Discours de la servitude volontaire
 
"Pour être esclave, il faut que quelqu'un désire dominer et... qu'un autre accepte de servir."

Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l'élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race.

De qui est ce constat, si lucide qu'il place la tyrannie de la démocratie avant celle de la dictature et celle de la monarchie ; tellement clairvoyant même qu'on le dirait digne d'un camarade anar ?
 
Étienne de La Boétie, philosophe, poète et ami de Montaigne, né en 1530 surnommé par certain le Rimbaud de la pensée (car mort aussi jeune que lui et écrivant avec autant de fulgurance).

Dans son Discours de la servitude volontaire (disponible aux Éditions des mille et une nuits pour seulement 68 fb.), écrit alors qu'il avait moins de 20 ans, il analyse les rapports maître/esclave, qui de tout temps ont été une constante des sociétés humaines. Sa thèse est que nous ne sommes en esclavage que parce que, quelque part, nous le voulons bien ; car cet esclavage, dit-il en substance, ne peut être uniquement expliqué que par notre lâcheté, car les opprimés sont mille fois plus nombreux que les oppresseurs.

Sa réflexion, qui à bien des points de vue reste très moderne, peut nous éclairer sur des situations auxquelles nous sommes tous un jour ou l'autre confrontés, comme par exemple la décision de son assujettissement personnel à la servitude du salariat, les raisons de la résignation collective, la peur de ne plus être lié à un patron par un contrat de travail comme un vassal à son suzerain...

Il pose notamment la question de notre rapport à la liberté, à savoir : jusqu'à quel point elle fait partie intégrante de notre être (et donc dans quelles limites elle nous est due), expédiant la réponse en une formule lapidaire, associant indissolublement les concepts de servitude et d'injustice.

À vrai dire, il est bien inutile de se demander si la liberté est naturelle, puisqu'on ne peut tenir aucun être en servitude sans lui faire tort : il n'y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l'injustice. La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés avec elle, mais aussi avec la passion de la défendre [...] Si par hasard il naissait aujourd'hui quelques gens tout neufs, ni accoutumés à la sujétion, ni affriandés à la liberté, ignorant jusqu'au nom de l'une et de l'autre, et qu'on leur proposât d'être sujets ou de vivre libres, quel serait leur choix ? Sans aucun doute, ils préféreraient de beaucoup obéir à la seule raison que de servir un homme [...] La liberté, les hommes la dédaignent uniquement, semble-t-il, parce que s'ils la désiraient, ils l'auraient ; comme s'ils refusaient de faire cette précieuse acquisition parce qu'elle est trop aisée.

Diviser pour "mieux" régner.

À cet esclavage volontaire, il donne une explication : il suffit de monter les individus les uns contre les autres, en créant des assemblages si complexes qu'à la fin plus personne ne soit à même d'analyser l'origine de cet esclavage généralisé.

Nos modernes dirigeants ont su développer à la pelle des applications inédites de cette tactique en récitant à qui veut bien l'entendre des incantations magiques aux pouvoirs lénifiants : c'est la faute à la fatalité de la mondialisation, à la globalisation de l'économie, à l'inéluctabilité de l'importance croissante accordée aux marchés financiers, à l'immigration non maîtrisée, etc. En somme, selon eux, à tout le monde et à personne.

C'est ainsi que le tyran asservit les sujets les uns par les autres. Il est gardé par ceux dont il devrait se garder, s'ils valaient quelque chose. Mais on l'a fort bien dit : pour fendre le bois, on se fait des coins du bois même ; tels sont ses archers, ses gardes, ses hallebardiers. Non que ceux-ci n'en souffrent eux-mêmes ; mais ces misérables abandonnés de Dieu et des hommes se contentent d'endurer le mal et d'en faire, non à celui qui leur en fait, mais bien à ceux qui, comme eux, l'endurent et n'y peuvent rien.

Existe-t-il une synthèse plus forte et concise des relations humaines dans le cadre d'une jungle du travail, où chacun est poussé à écraser autrui pour sa survie propre, où l'égoïsme est perçu comme une protection immensément plus efficace que n'importe quelle solidarité ; mais aussi où ce chacun pour soi fait de tout individu son propre tyran en même temps que celui de tous les autres.

La Boétie va même jusqu'à décrire dans le détail les multiples angoisses des "courtisans", qui ont pour principale origine la complexité inouïe de leurs stratégies tortueuses visant à se mettre en valeur aux yeux du "suzerain", lesquelles présentent plus d'une comparaison pertinente avec les très savantes tortures actuelles du savoureux monde de l'entreprise.

Quelle peine, quel martyre, grand Dieu ! Être occupé nuit et jour à plaire à un homme, et se méfier de lui plus que de tout autre au monde. Avoir toujours l'œil aux aguets, l'oreille aux écoutes, pour épier d'où viendra le coup, pour découvrir les embûches, pour tâter la mine de ses concurrents, pour deviner le traître. Sourire à chacun et se méfier de tous, n'avoir ni ennemi ouvert ni ami assuré, montrer toujours un visage riant quand le cœur est transi ; ne pas pouvoir être joyeux, ni oser être triste !

Pourquoi accepte-t-on de se soumettre ?

Ainsi, puisque tout être pourvu de sentiment sent le malheur de la sujétion et court après la liberté, puisque les bêtes, même faites au service de l'homme, ne peuvent s'y soumettre qu'après avoir protesté d'un désir contraire, quelle malchance a pu dénaturer l'homme B seul vraiment né pour vivre libre B au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ?

À cette question, La Boétie voit deux réponses.

D'abord, un fatalisme venant de ce qu'on a jamais rien vu d'autre que l'organisation actuelle et qu'on juge tout autre système utopique, en somme : une assuétude à ce qu'on nous présente comme une société à l'horizon indépassable. Les hommes nés sous le joug, puis nourris et élevés dans la servitude, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés et ne pensent avoir d'autres biens ni d'autres droits que ceux qu'ils ont trouvés ; ils prennent pour leur état de nature l'état de leur naissance. On ne regrette jamais que ce qu'on n'a jamais eu. Le chagrin ne vient qu'après le plaisir et toujours, à la connaissance du malheur, se joint le souvenir de quelque joie passée. La nature de l'homme est d'être libre et de vouloir l'être, mais il prend facilement un autre pli lorsque l'éducation le lui donne [...] Ainsi, la première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude. Ils disent qu'ils ont toujours été sujets, que leurs pères ont vécu ainsi. Ils pensent qu'ils sont tenus d'endurer le mal, s'en persuadent par des exemples et consolident eux-mêmes, par la durée, la possession de ceux qui les tyrannisent.

Heureusement, il y a aussi des révoltés. Mais en vérité les années ne donnent jamais le droit de mal faire. Elles accroissent l'injure. Il s'en trouve toujours certains, mieux nés que les autres, qui sentent le poids du joug et ne peuvent se retenir de le secouer, qui ne s'apprivoisent jamais à la sujétion et qui [...] n'ont garde d'oublier leurs droits naturels, leurs origines, leur état premier, et s'empressent de le revendiquer en toute occasion [...] Ils se remémorent les choses passées pour juger le présent et prévoir l'avenir [...]. Ceux-là, quand la liberté serait entièrement perdue et bannie de ce monde, l'imaginent et la sentent en leur esprit, et la savourent. Et la servitude les dégoûte, pour si bien qu'on l'accoutre.

Ensuite, il y a l'appât du gain. Ils veulent servir pour amasser des biens : comme s'ils pouvaient rien gagner qui fût à eux, puisqu'ils ne peuvent même pas dire qu'ils sont à eux-mêmes. Et comme si quelqu'un pouvait avoir quelque chose à soi sous un tyran, ils veulent se rendre possesseur de biens, oubliant que ce sont eux qui lui donnent la force de ravir tout à tous, et de ne rien laisser qu'on puisse dire être à personne. Ils voient pourtant que ce sont les biens qui rendent les hommes dépendants de sa cruauté.

Mais que gagne-t-on vraiment à s'assujettir ? Vous semez vos champs pour qu'il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu'il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu'il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu'il les mène à la guerre, à la boucherie, qu'il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances.

Des solutions ?

Ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. Pas besoin que le pays se mette en peine de faire rien pour soi, pourvu qu'il ne fasse rien contre soi. Ce sont donc les peuples eux-mêmes qui se laissent, ou plutôt qui se font malmener, puisqu'ils en seraient quittes en cessant de servir.

Les "trésors du tyran" ou les fastueux et spectaculaires étalages de la société de consommation.

Ces misérables voient reluire les trésors du tyran ; ils admirent, tout ébahis, les éclats de sa magnificence ; alléchés par cette lueur, ils s'approchent sans s'apercevoir qu'ils se jettent dans une flamme qui ne peut manquer de les dévorer.

Le rôle de la religion.

Il identifie également l'une des causes majeures de l'acceptation résignée de l'asservissement partout dans le monde, la religion : Les tyrans eux-mêmes trouvaient étrange que les hommes souffrissent qu'un autre les maltraitât, c'est pourquoi ils se couvraient volontiers du manteau de la religion et s'affublaient autant que faire se peut des oripeaux de la divinité pour cautionner leur méchante vie. Le peuple a toujours ainsi fabriqué lui-même les mensonges pour y ajouter ensuite une foi stupide. Telle est la faiblesse des hommes : contraints à l'obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts.

En guise de conclusion, une grosse déception.

Ne voyons cependant pas en lui un précurseur de l'anarchisme ! Car ce magistrat (voilà le hic !) dévot (qui prit parti pour un catholicisme d'État) finit son pamphlet sur une note pour le moins plutôt pieuse : Levons les yeux vers le ciel pour notre honneur ou pour l'amour de la vertu, mieux encore pour ceux du Dieu tout-puissant, fidèle témoin de nos actes et de nos fautes [...] je pense, puisque rien n'est plus contraire à un Dieu bon et libéral que la tyrannie, qu'il réserve là-bas tout exprès, pour les tyrans et leurs complices, quelque peine particulière.
 
Source : Fabrice

CHOMSKY & Cie by Daniel MERMET et Olivier AZAM


Chomsky
envoyé par oliaza

Daniel Mermet, animateur sur France Inter de l'émission « Las-bas si j'y suis », sort aujourd’hui en salles la version cinéma de son film Chomsky & Cie, coréalisé avec Olivier Azam


  Professeur au MIT et immense figure de la linguistique contemporaine, Noam Chomsky est ainsi un citoyen infatigable, attaché à démasquer les mensonges et les secrets de la politique étrangère Américaine, ainsi que  le rôle des médias dans ce qu’il dénonce comme une immense manipulation de l'opinion. Un spectateur engagé, donc, un analyste pointilleux des maux de la société, aussi, qu’il passe depuis plus d’un demi-siècle au microscope.

Lors d’un voyage aux Etats-Unis, en 2006, Daniel Mermet était accompagné d’Olivier Azam. Ensemble ils ont filmé ce long entretien, dont voici un court extrait, en forme de bande-annonce. C’est grâce à une souscription lancée auprès des auditeurs de Là Bas si j'y suis que ce film a pu voire le jour. D'abord simple témoignage, ces entretiens ont vite pris la forme d’une œuvre et ce  grâce au succès de cette souscription inespérée.

Chomsky & CIE est ainsi le résultat d’une très belle et originale aventure collective

Source : Renaud REVEL

12 octobre 2008

Le travail, c'est la santé !

67% des Français actifs accepteraient de travailler le dimanche, si le travail du dimanche était payé davantage qu'en semaine, d'après un sondage du Journal du Dimanche .

La question que je me pose c'est si - un jour -  le citoyen de la planète va être ausculté autrement qu'au travers du prisme de la consommation. Ne sommes-nous que des consommateurs ? N'avons nous rien d'autre à faire le dimanche que "d'acheter" ?

Les gens qui lisent ce blogs sont suffisamment intelligents pour savoir quoi faire le dimanche, sans que j'en fasse une liste, tellement cela me paraît évident... plusieurs millénaires de civilisation pour juste "relancer la consommation" ?

Posons-nous la question suivante :

"Combien de "donuts " j'ai acheté ce mois-ci, par rapport au nombre de livres que j'ai lu ce même mois " ?

Alors ?...

En cas d'urgence, cliquez ICI  ! La relance d'une consommation intelligente commencera donc sans se déplacer le dimanche ;-)


02 octobre 2008

L'élégance du Hérisson

"Ceux qui savent faire font, ceux qui ne savent pas faire enseignent, ceux qui ne savent pas enseigner enseignent aux enseignants et ceux qui ne savent pas enseigner aux enseignants font de la politique" (...)

Muriel BARBERY - L'élégance du Hérisson -

26 septembre 2008

"Soyons désinvolte, n'ayons l'air de rien"

Forever conformiste !

Cela a commencé par mon jeune voisin qui l’arborait décontracté Dimanche matin sur son balcon en lapant son café la main dans le calbut. Ça sentait le pyjama, le cadeau à la con d’un vieux cousin qui revenait de là-bas. Puis, dans l’après-midi, Boulevard St-Germain, j’en ai croisé un autre, cette fois porté par une belle plante brune de vingt ans à peine. Son allure assez sophistiquée me permettait d'affirmer que, sur elle, ce tee-shirt n’était pas un accident mais une revendication. Etrange coïncidence tout de même...

C’est à partir de là que j’ai commencé à y faire attention. En 4 jours, dans les rues de Paris, j’en ai compté 16 plus 2 à la télé ! On croyait le rêve détrôné, on pensait le royaume mal barré mais non, il vit toujours.


Je parle de l’objet tendance qui a bercé mon enfance, du truc super ringue que je croyais réservé aux beaufs des eighties qui l'achetaient en catastrophe à la boutique de souvenir de La Guardia au retour de leur voyage groupé à Orlando avec le comité d’entreprise, je parle de ce nec plus ultime de la mode Gucci-Monoprix qui va désormais si bien avec les Converses* de leurs mômes qui, les bienheureux, n’ont pas connu les années quatre vingt. Je parle bien sur du tee-shirt à gros cœur sur fond blanc : "I love New York" !
Moi aussi j’aime New-York. J’aime également La Rochelle, Les basses Vosges, la campagne et le cassoulet mais de la à le revendiquer bien en évidence sur une pièce de tissu fabriquée par un enfant du 6 ans exploité dans une usine au fond du Jiangsu, revendue 19 euros (la pièce de tissu pas l'enfant) au supermarché pseudo-branchouille du coin pour un jeune con qui se la joue "grand voyageur", il y a un monde. Un tee-shirt "Fuck Rolex" ou "Death to Capitalism" pourquoi pas, si les logos sont rigolos. Mais, pensez-vous, avec un tel article porté sur mes super pecs' tendus, j'aurais vite fait de finir au poste ! Tandis qu'un jeune qui porte un tee-shirt "I Love New-York", lui, ne risque rien. Il est tout sauf une menace pour la société !


Sur le fond, quelle conformiste déclaration d’amour envers la ville noyau qui a tourneboulé l’occident, la Babylone du pognon fou, la ville où tout est possible mais où ça prendra 50 ans de moins pour celui qui a les dollars, la mégalopole qui fait mouiller notre président!


A moins que je sois un vieux con (ce qui est bien possible, si j'en crois mes livres) et que je n'ai rien compris, que tout cela ne soit que du second degré, le clin d'œil fashion et plein d'ironie d'une jeunesse particulièrement cynique face au déclin de l'empire.

Oui, cela doit être ça.


Quand même, faut se méfier. Ce matin Rue des Quatre-Vents j'ai vu un môme avec un tee-shirt "I love SF" (San Francisco). J'ai appelé les flics, préventivement. La racaille déviante, vaut mieux la ficher au plus tôt !



P.S : A noter que cela marche aussi avec le sticker de soutien à Barack Obama "Change We need" que l'on retrouve souvent collé aux pare-chocs des 4X4 immatriculés dans le 75. C'est donc tendance à Paris d'afficher son soutien à un candidat pour lequel on ne nous demande pas de choisir alors que pour d'autres échéances électorales plus nationales, bien rares sont ceux qui, tous partis confondus, osent revendiquer sur leurs voitures le camp politique pour lequel ils vont voter.
(ci-dessus, un illustration du matériel publicitaire de l'homme politique français le plus populaire.)

* pour les Converses, je vous renvoie à ma vidéo sur le sujet.


Source: Les jours et l'ennui de Seb MUSSET 

14 septembre 2008

Un Fast-Thinker contre JM BIGARD

Voici un exemple de journalisme de salon, que je trouve profondément détestable. Voir ICI avant, pour saisir la continuité d'un JM BIGARD qui s'est "excusé" mais qui ne renie pas un mot de ce qu'il a dit avant.


Inspiré par Onegus

13 août 2008

Une visite en catimini qui me rappelle celle de MASSOUD ! J'ai parfois honte d'être Français...

La répression continue au Tibet malgré les JO, dit le dalaï-lama

Reuters - Le dalaï-lama, qui insiste officiellement sur le caractère spirituel de sa visite en France, a décoché mercredi quelques piques politiques en affirmant à des parlementaires que la répression chinoise au Tibet se poursuivait pendant les Jeux olympiques.

Le chef spirituel tibétain a par ailleurs déclaré que Pékin projetait de renforcer sa politique de peuplement au Tibet en y installant un million de colons supplémentaires après les JO.

Les propos du chef spirituel tibétain, reçu à huis clos dans un bureau du Sénat dans le cadre d'une visite marquée par la discrétion des autorités françaises à son égard, ont été rapportés par des élus. Le dalaï-lama s'est pour l'heure abstenu d'intervenir publiquement sur ces questions.

"Il a précisé qu'il n'y a pas de trêve de la répression au Tibet pendant les Jeux olympiques", a dit le député UMP Lionnel Luca, président du groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée.

Selon le sénateur socialiste Robert Badinter, le dalaï-lama a répondu "certainement pas, au contraire" à une question sur l'arrêt de la répression.

"Il nous a donné des informations extrêmement préoccupantes sur la situation au Tibet, en faisant état d'arrestations, de torture, d'exécutions sommaires, d'un renforcement de la présence militaire chinoise à travers de nouvelles casernes", a rapporté le député socialiste Jean-Louis Bianco, vice-président du groupe d'études sur le Tibet de l'Assemblée.

Selon les parlementaires, le dalaï-lama a fait état d'un plan de la Chine pour accélérer le peuplement du Tibet.

"Il a dit qu'il y a probablement en cours un risque de voir un million de colons chinois supplémentaires dans les mois qui viennent s'installer au Tibet", a dit à Reuters Axel Poniatowski, président UMP de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée.

Il y a "un risque, selon une source qu'il qualifie de fiable, qu'immédiatement après les JO soient envoyés un million de Chinois pour diluer encore plus la présence tibétaine", a renchéri Jean-Louis Bianco.

AVEC SARKOZY LE 10 DÉCEMBRE ?

Le dalaï-lama, arrivé en France lundi, s'était jusqu'à présenté montré soucieux d'éviter toute polémique avec la Chine et les autorités françaises.

Lors d'une conférence de presse mercredi matin à Paris, il a réaffirmé son "soutien entier" aux JO et dit son espoir de voir les négociations avec la Chine progresser.

Il a précisé qu'il attendait "avec intérêt" le résultat de la réunion en septembre du parlement tibétain en exil qui doit arrêter une série de positions dans le cadre du dialogue avec la Chine. La dernière réunion des émissaires tibétains avec les autorités chinoises s'est soldée par "une déception", a-t-il souligné. "Cependant, nous souhaitons poursuivre les pourparlers avec le gouvernement chinois".

Le chef du bouddhisme tibétain n'a par ailleurs pas confirmé qu'il rencontrerait Nicolas Sarkozy avant la fin de l'année, expliquant que "s'il le souhaite, j'en serai très heureux, s'il ne le souhaite pas, ce n'est pas grave."

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a annoncé que le chef de l'Etat le rencontrerait le 10 décembre à Paris, lors d'une réunion avec des prix Nobel de la paix en marge du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

La décision de ne pas accueillir officiellement le dalaï-lama et d'empêcher les journalistes d'assister à la rencontre avec les parlementaires a été interprétée comme une volonté de ménager les autorités chinoises, irritées par les ambiguïtés de la diplomatie française.

Interrogé à ce sujet, le dalaï-lama a répondu : "Ce n'est pas mon 'rayon' car ma visite est d'ordre spirituel et pas d'ordre politique".

"Ce genre de médiocrité n'est pas digne de la France", a estimé Jean-Louis Bianco.

L'UMP a dénoncé dans un communiqué les "propos aussi insultants qu'infondés" du député socialiste, l'accusant de "manier l'invective dans un souci de polémique".

Edité par Sophie Louet

30 mai 2008

29 avril 2008

Pourquoi utilisons-nous Google si facilement sans nous poser de questions ?

Traducteur de livres sur l'informatique et enseignant, Dominique Maniez prend à rebrousse-poil les tendances du Web dans son livre « Les dix plaies d'Internet ».

Quel est le point commun entre Google, la blogosphère, Wikipédia, le « journalisme citoyen » à la Agoravox, Facebook ou encore le peer to peer ? Celui d'être de véritables « plaies » de l'Internet. C'est l'avis de Dominique Maniez, ancien journaliste informatique, traducteur et enseignant à l'Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques de Villeurbanne, dans son récent livre Les dix plaies d'Internet : les dangers d'un outil fabuleux, sorti le mois dernier chez Dunod. Un ouvrage (Voir encadré à la fin de l'entretien) qui nous a donné envie d'interroger son auteur. Qui réfute avoir écrit un réquisitoire contre la Toile et parle plutôt de réveiller l'esprit critique de chacun.

01net. : Dans votre livre, vous épinglez Wikipédia, le Web 2.0, les blogs, la mode du tout-communautaire... Mais vous commencez en vous en prenant à Google et à ses usages. C'est ce qui a déclenché l'écriture du livre ?

Dominique Maniez : J'ai traduit en français le livre Google Story, de David A. Vise, un journaliste du Washington Post, et qui retrace la saga technologico-financière de la société. J'ai trouvé que le côté sombre de Google n'était pas du tout exploré. J'ai fait des recherches et me suis demandé : pourquoi utilisons-nous Google si facilement sans nous poser de questions ? Il y a des bibliothèques dont les ordinateurs ont comme écran d'accueil la page de Google, des gens qui tapent les adresses des sites dans le champ de saisie de Google, et pas dans la barre d'adresses...

Pourquoi, selon vous ?

Il faut être honnête : Google paraît pratique, c'est rapide, c'est gratuit... Je ne dis pas que c'est un mauvais moteur de recherche, mais que l'on en a une confiance déraisonnable et, surtout, irréfléchie.

C'est un peu ce que vous reprochez à Wikipédia, non ?

Le fil conducteur de toutes ces « plaies », c'est un rapport avec le savoir, la connaissance et avec le rôle d'Internet dans la transmission de ce savoir. Tout le monde ne peut qu'être d'accord avec le fait de partager la connaissance. Je doute simplement de l'efficacité du phénomène dont le problème principal est l'anonymat. Il faut des filtres. Le fait que tout le monde puisse s'exprimer, c'est bien, mais c'est une arme à double tranchant.

Que les procès se multiplient contre les sites d'hébergement de contenus était alors inévitable ?

L'une des dernières affaires, celle initiée par l'acteur Olivier Martinez [contre Fuzz, NDLR], s'est soldée par la condamnation du responsable du site. C'est un renversement radical de la Loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), qui dit que l'hébergeur n'est pas responsable de ce qui est posté en ligne. Si ce jugement était confirmé, il y aurait une judiciarisation de l'Internet, ce serait grave. En même temps, la nature propre de ce que l'on appelle le Web 2.0 encourage cette tendance.

Etes-vous favorable à une LCEN 2 que les pouvoirs publics sont en train de préparer ?

Je suis pour responsabiliser les gens, pas pour plaider pour une nouvelle loi liberticide. Personnellement, par exemple, je suis pour bannir l'anonymat sur Internet.

L'Internet actuel semble faire aussi des ravages dans les pratiques étudiantes, avec la généralisation de copier-coller tirés de Wikipédia-Google...

Quand j'étais étudiant, et qu'Internet n'existait pas, le copier-coller existait déjà. On recopiait des livres. Mais maintenant, on industrialise le processus. Il suffit de taper un mot-clé sur Google qui vous renvoie sur Wikipédia.

C'est un constat que vous faites personnellement, en tant qu'enseignant ?

Oui, bien sûr, mes collègues aussi.

On entend souvent dire qu'à cause d'Internet les jeunes ne lisent plus et n'écrivent plus. Vous-même épinglez les blogs, les sites contributifs, etc. Or que fait-on avec tout cela si ce n'est écrire et lire ?

Au début de l'informatique, c'est vrai, il n'y avait que du texte. Mais vingt-cinq ans après, on en est à la vidéo sur YouTube. Et avec quelle qualité ! Quant aux blogs, quand on voit ce qui s'y écrit, ce n'est pas terrible. Récemment, j'ai constitué un corpus de commentaires d'internautes sur un article du Monde.fr à propos du mariage du président de la République. Au total, 300 commentaires. La plupart n'apportaient rien, n'avaient pas d'argumentation, sur une nouvelle qui n'a aucune importance. Alors oui, les gens écrivent, mais pour dire quoi ?

Vous attendez la fin de votre livre pour évoquer les dangers pour la vie privée et le rôle de la Cnil. N'est-ce pas plutôt ça, la plus grande plaie de l'Internet ?

J'ai en quelque sorte voulu garder le meilleur pour la fin. J'ai été journaliste à la fin des années 1980 et je peux vous dire que la Cnil, dans les revues informatiques, on n'en parlait pas. Tout le monde s'en fichait. Or, l'existence de la Cnil atteste du fait que la technologie n'est pas neutre. Mais aujourd'hui, il ne s'agit plus de savoir si on est dans une société à la Big Brother : on y est. Le problème est de savoir comment vivre avec.

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Le « culte de l'amateur » sur la sellette

Forcément un peu provocateur, Les dix plaies de l'Internet s'attaque aux diverses facettes de l'Internet tel qu'il est aujourd'hui, notamment à son versant communautaire, à sa religion de l'internaute producteur de contenus et à son « culte de l'amateur ». Dominique Maniez ne rejette aucune de ces fonctions, seulement les usages qui conduisent à nombre de dérives : violation de droits d'auteurs, rumeurs et hoax (canulars), informations non vérifiées, plagiats, etc. Et ce, sans que les internautes ne s'interrogent le moins du monde.
L'ouvrage n'est pas juste une posture théorique. Il se nourrit d'exemples concrets, de cas pratiques, de tests parfois. Comme cette démonstration avec le verbe « conclure », où il apparaît que Google permet de propager de grossières fautes de conjugaison. L'auteur fait part aussi de son expérience, lui qui, en tant qu'enseignant, constate tout les jours comment ses étudiants s'approprient le Web d'aujourd'hui.

Arnaud DEVILLARD

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06 avril 2008

Face à la passivité des professionnels de la tolérance et des spécialistes de la bonne conscience...

... une seule solution :

le livre, dans le sens de "la lecture", source de connaissances permettant de faire le tri entre l'essentiel et l'accessoire, le spirituel et le matériel, le bio et le Mc Do. Combien de livres avez-vous acheté ces 6 derniers mois, et combien de "donuts" ?

Alors ?... + de livres ou + de "donuts" ? 
Quel est votre ratio ? 
Pensez-vous qu'il y ait un déséquilibre dans vos propres achats ?

La connaissance permet de comprendre, de mettre en parallèle, d'avoir une vue en 3D sur les choses. Cela permet d'éviter de faire partie du plan de quelqu'un d'autre, où de croire qu'un Dieu qui est censé "être amour" veuille qu'on lapide une femme ou qu'on pose des bombes pour lui...
Sans parler des "incivilités" quotidiennes dont la république tait le nombre pour mieux se faire élire encore et toujours. Il est plus facile de prendre l'argent des pères de familles qui roulent à 120 au lieu de 110 que de stopper le vrai cancer de notre société.

Ici, la question à se poser est la suivante : "celui qui me parle dans cette conférence, dans ce meeting, dans cette assemblée est au service du bien ou du mal ???"

Voici en vidéo la raison de ce post.
Une vidéos dont les images peuvent choquer.

Réveillons-nous, où le moyen-âge sera de retour.