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15 mai 2009

Le partage d'information au cœur de la performance d'équipe.


La plupart des décisions sont désormais prises par des groupes ou des comités et non par des individus. En effet, un groupe est supposé décider de manière plus efficace qu'un individu isolé.

Est-ce toujours le cas ou bien l'efficacité de la prise de décision dépend-elle de facteurs précis ?
Dans quelle mesure le partage d'information impacte-t-il la performance d'équipe?

Ces questions clefs sont à l'origine du travail de recherche mené par deux chercheurs américains, Jessica Mesmer-Magnus et Leslie DeChurch, qui ont réalisé une méta-analyse de 72 études indépendantes conduites au cours des 22 dernières années. L'étude vient d'être publiée dans le Journal of Applied Psychology.

Leurs conclusions montrent que l'intelligence collective est un art exigeant.
Le partage d'information est bel et bien un levier de performance collective. L'ouverture des débats favorise la cohésion d'une équipe tandis que le partage d'informations que tous les membres de l'équipe ne connaissaient pas a un impact positif sur la qualité de la décision.
Malheureusement, ce partage d'information est mal pratiqué.

"Les équipes possèdent un avantage informationnel sur les individus, en permettant l'expression de diverses expériences personnelles, points de vue culturels, domaines de spécialisation et formations initiales, ce qui constitue une base d'information riche sur laquelle appuyer des décisions. Pourtant, nos résultats confirment que, bien que le partage d'information soit important pour l'efficacité des équipes, les équipes ne réussissent pas ce partage d'information quand elles en ont le plus besoin."

Retenons quelques règles utiles à l'efficacité d'une réunion d'équipe:

- les groupes passent trop de temps à partager des informations déjà connues de tous au lieu d'explorer des sujets que peu connaissent, parfois un seul membre du groupe

- les groupes qui parlent le plus partagent moins d'informations. Les "bavardages" auraient-ils survécus à l'époque scolaire...;-)

- l'efficacité d'un groupe est meilleure s'il faut résoudre un problème de type déductif, que s'il faut chercher un consensus pour une décision

- la structuration de la réunion est importante pour que s'expriment toutes les voix

- installer un climat coopératif est de la pus haute importance pour que l'échange d'information puisse avoir lieu

La métanalyse est disponible sur le site de l'American Psychological Association

Source : Selfway

14 janvier 2009

Positive Inaptitude

LES ENTREPRISES ONT LA POSITIVE INAPTITUDE

Par Lucie DELAPORTE

Pour se délester de leurs salariés encombrants, de plus en plus d’employeurs les déclarent « inaptes » à occuper leur poste. Avec la complicité, plus ou moins assumée, de la médecine du travail.
Comment se débarrasser à peu de frais de ses salariés devenus indésirables ? Par temps de crise, la recette vaut de l’or. Dans la boîte à outils du DRH, une formule a particulièrement le vent en poupe ces derniers temps : l’inaptitude. Ce statut reconnaît l’incompatibilité entre l’état de santé du salarié et la charge, physique ou mentale, de son poste. Il suffit en effet de déclarer les indésirables « inaptes » à occuper leur poste de travail pour pouvoir les éjecter. Si un reclassement n’est pas possible, le licenciement est prononcé.

Depuis quelques années, le nombre de salariés devenus ainsi incapables de satisfaire aux exigences de leur employeur a singulièrement augmenté. Selon l’Agefiph, leur nombre a doublé en dix ans. Certes, l’augmentation des cadences, de la pénibilité et du stress y sont pour beaucoup. Les salariés s’usent plus vite au travail et pour certains deviennent incapables au bout de quelques années de tenir leur poste. C’est l’inaptitude « classique » qui touche encore majoritairement les ouvriers. Mais de plus en plus, le statut d’inaptitude est utilisé comme un moyen pratique d’éjecter des cadres dont le licenciement peut coûter cher aux entreprises.

Les médecins du travail commencent d’ailleurs à se plaindre des pressions qui pèsent sur eux pour qu’ils utilisent ce procédé parfois hors de toute considération médicale. « L’inaptitude sert à évacuer un certain nombre de salariés qui ont des problèmes spécifiques », admet Tanguy Bothuan, juriste spécialiste du droit social. En clair, des « cas » dont on ne sait pas comment se défaire légalement. Dépression, conflit avec leur hiérarchie, harcèlement moral, autant de situations délicates pour l’entreprise qui risque un recours aux Prud’hommes en cas de séparation sans motif réel et sérieux. Autant de situations où le médecin du travail est donc aimablement invité à déclarer le salarié « inapte ». Plus simple et plus rapide qu’un licenciement économique, ce mode de séparation coûte aussi moins cher qu’un licenciement « à l’amiable » avec transaction à la clé. Ce statut bien utile sert aussi à pousser vers la sortie des séniors qui traînent la patte, rapporte Tanguy Bothuan. « Les entreprises l’utilisent car on peut gagner deux ou trois ans sur l’âge du départ à la retraite, ce qui commence d’ailleurs à préoccuper les pouvoirs publics ».

Cautionner des pratiques managériales violentes


« L’inaptitude est surtout un moyen pratique de sortir un salarié d’une situation difficile », explique Mireille Chevalier, secrétaire général du syndicat national des professionnels de la santé au travail. On le fait d’un commun accord avec lui lorsque toutes les solutions ont été envisagées. L’intérêt c’est aussi qu’il n’a pas d’obligation de revenir dans l’entreprise en attendant son licenciement effectif. » Lors d’un conflit, cela arrange tout le monde de ne plus avoir à supporter la trombine de l’autre pendant des mois. Et l’obligation de reclassement ? Pas de souci, si le patron ne veut vraiment plus voir ce salarié, le médecin du travail n’hésite pas à le déclarer « inapte à tout poste dans l’entreprise ».

Charmant. Et très valorisant. « La procédure a été dévoyée, s’insurge un médecin du travail qui reconnaît user de plus en plus de cette solution. Nous nous retrouvons à servir de caution à des pratiques managériales violentes » explique- t-il. Si certains rechignent à jouer les alibis, ils expliquent toutefois que c’est aussi à la demande du salarié lui-même qu’ils sont amenés à prononcer une inaptitude. « C’est une façon de le protéger lorsqu’il sent qu’on veut le pousser à la démission » affirme Bernard Salengro, président du syndicat général des médecins du travail CFE CGC, puisque dans ce cas il pourra bien-sûr s’asseoir sur ses droits au chômage. Alors, statut aux petits oignons où tout le monde s’en sort bien ? Pas sûr. Le salarié qui se retrouve ainsi évincé peut faire une croix sur des indemnités négociées. Pour certains cadres, les sommes auxquelles ils pourraient prétendre sont loin d’être négligeables. De plus, s’entendre dire qu’on est inapte lorsqu’on sort d’une dépression suite à un harcèlement moral, est un peu dur à avaler. Pour un peu, il y en a que ça ferait replonger. Trop sensible, on vous dit.

09 juin 2008

Le complexe du larbin

Par Agnès Maillard le vendredi 6 juin 2008, 11:15

La cupidité de quelques uns se nourrit forcément des renoncements de tous les autres.

On ne devrait jamais accepter de bosser pour des clous. Jamais.

Parce que, déjà, ça ne permet pas de vivre.
Et aussi parce que cela te coince pour longtemps dans la case des larves sans amour propre que l'on peut molester à loisir pour trois baffes, une poignée de cacahouètes et un grand coup de pied dans les couilles.

Grouillot un jour, grouillot toujours.

J'ai quitté la fac à l'automne 1996, avec un DEA en Sciences Sociales que j'avais arraché de haute lutte à une trajectoire de gosse d'employés. J'aurais dû me précipiter pour valoriser mon bout de papier, toute gonflée d'orgueil, mais voilà, en fac, on n'apprend pas la vie et quand on vient d'un milieu modeste, on a un regard extrêmement naïf sur la réalité du marigot qui nous tient lieu de société.

À l'époque je pensais qu'il fallait faire ses preuves et que le mieux, c'est encore de ne pas se la péter et de savoir partir du bas, avec humilité et courage, pour se tracer à la force du poignet une belle trajectoire hyperbolique dans le monde du travail. J'ai donc pris un job d'enquêtrice à la SOFRES, d'abord pour bouffer, ensuite pour apprendre et progresser en interne, grâce à mes multiples talents qui exploseraient à la vue de tous comme un brillant feu d'artifice et m'auréoleraient de gloire lors de mon ascension sociale.
En tout cas, c'est ce que je croyais avec cette touchante niaiserie dont on fait les victimes de notre époque.

En fait d'apprentissage de la vie, je me suis retrouvée dans un immense open space bruyant, enchaînée à un ordinateur tournant sous DOS où s'affichaient sans fin des séries de questions plus ou moins stupides que je devais infliger sans une once d'esprit critique à des personnes que je harcelais littéralement au téléphone. À chaque bout de travée trônait un superviseur, incarnation éructante de l'ascension salariale dans cette boîte, coincé sous son plafond de verre et dont le job consistait essentiellement à traquer le moindre relâchement de cadence de son troupeau de bigophoneurs, à motiver à la schlague et à distribuer des quotas journaliers inatteignables pour encore mieux presser le citron.
Comme les rémunérations étaient au plancher (voire même à la cave, grâce à la règle des temps de passations taillés aussi larges qu'un t-shirt taille 12 ans sur Pamela Anderson), chacun d'entre nous était un crevard savamment entretenu, toujours prêt à dire oui pour du taff en soirée, le week-end ou les jours fériés, avec une nette préférence pour le premier mai, le jour qui compte double, comme au Scrabble. Cravacher plus pour surnager quelques jours de plus, ce n'est donc pas un concept très très nouveau...

Après huit mois à ce régime roboratif, j'appris deux choses qui achevèrent de me couper les jarrets.
La première, c'est que la direction de la SOFRES avait demandé au chef de la cantoche d'entreprise, où nous étions royalement nourris à 50% du prix par notre société bien-aimée, de bien vouloir nous servir des rations plus petites qu'aux autres convives, afin de garder intacte notre gniak toute la journée, tant il est vrai qu'un estomac bien rempli invite à la somnolence tandis qu'une faim légère et persistante est un excellent aiguillon à crevards.
La seconde, c'est que le recrutement interne des chargés d'études avait été abandonné, parce que les chargés d'études qui venaient du Front Office avaient trop tendance à sympatiser avec les vacataires dont ils étaient les collègues quelques temps plus tôt et avaient donc des remords à leur appliquer des temps de passation irréalistes qui les maintiendraient durablement à une rémunération sous le SMIC.

Ainsi donc, il ne saurait y avoir de grouillots qui se hissent jusqu'à l'Olympe des CDI de la boite, de la même manière qu'il convient de ne pas mélanger les torchons et les serviettes.

La première impression est toujours la meilleure.

Quand on arrive dans une boite, tout se joue les premiers jours, voire même lors de l'entretien d'embauche et la signature du contrat. Selon que l'on rentre comme emploi jeune subventionné au taquet ou amené sur un plateau par un chasseur de têtes, tout le destin dans l'entreprise est déjà grandement joué, indépendamment du niveau de formation, des compétences, de la capacité de travail et des résultats antérieurs et à venir. Celui qui accepte un salaire au plancher au démarrage avec la vague perspective d'une augmentation au résultat montre dès le départ qu'il est prêt à cravacher comme un malade pour le salaire de la femme de ménage. Est-ce bien nécessaire alors de le payer plus? Tant qu'il dure et qu'il tire la langue en espérant des jours meilleurs, pourquoi diable le récompenser d'autres choses que de bonnes paroles et de vagues promesses? D'ailleurs, quelqu'un qui a si peu conscience de sa propre valeur, si peu d'amour propre vaut-il réellement quelque chose? Ne lui manque-t-il pas le petit plus qui atteste qu'il appartient à la race des seigneurs?

C'est ainsi que l'on finit par comprendre que plus on démarre bas dans une boîte et plus espacés sont les barreaux de l'échelle qui permet d'accéder aux terrasses ensoleillées. Pour atteindre le sommet, rien ne vaut un bel atterrissage en parachute.
Et puis, ça évite de frayer avec le commun des mortels, celui-là même qu'on se propose de mettre en coupe réglée pour la plus grande gloire des étages supérieurs.

Les chaînes que l'on se pose sur le cou sont celles qui pèsent le plus lourdement sur l'échine.

Parce que je végétais sans perspective dans un chômage poisseux et interminable, parce que malgré plusieurs expériences significatives dans le monde du travail, je ne pouvais pas m'empêcher de penser que plus on fait démonstration de sa bonne volonté et de ses capacités de travail, plus on a de chances de décrocher la timbale, j'avais donc fini par accepter de journaler assidûment dans le bled pour un demi RMI par mois de remboursements de frais de déplacement. Comme je l'ai déjà raconté ici, après 3 ans de bons et loyaux services, non seulement je n'ai pas décroché le moindre boulot que ce soit grâce cette activité de forçat, mais en plus le journal qui m'exploitait a fini par décider qu'une poignée d'euros balancée comme du maïs aux poules, c'était encore trop payé, et que du coup, on nous proposait de continuer, mais à l'œil. J'ai donc claqué la porte en beuglant qu'il ne faut pas se foutre de la gueule des gens et que les dirigeants n'avaient qu'à faire le boulot eux-mêmes à ce prix-là.

Et devinez quoi?

Rien.

Je suis la seule à être partie.

Les autres ont accepté de continuer à travailler pour rien.

N'est-ce pas extraordinaire? On peut arrêter de faire semblant de payer les gens, ils ont tellement une mentalités de robots qu'ils continuent quand même de trimer.

Franchement, à ce compte-là, les chefs d'entreprise auraient tord de se priver.
Serrez-leur le kiki, ils continueront à générer des profits, toujours plus de profits.

Démontez-leur la Sécu, ratiboisez-leur les retraites, flinguez-leur le système social, ils en redemanderont et applaudiront aux baisses d'impôts sur la fortune.

Nous vivons réellement une époque formidable. Dites-leur qu'ils vont perdre leur boulot de merde et ils accepteront sans moufter de travailler plus en gagnant moins, sans même deviner, tant ils sont abrutis de fatigue et de connerie, qu'ils financent par là même, fort généreusement, la énième augmentation de leur encadrement et la délocalisation de leur unité de production.

Qu'est-ce qui pousse donc des hommes et de femmes raisonnablement intelligents à accepter ainsi d'être diminués, exploités, dévalorisés? Parce qu'ils croient encore que la soumission ici et maintenant leur apportera des jours meilleurs dans un hypothétique avenir? Parce qu'ils pensent qu'on a touché le fond et qu'ils finiront par satisfaire la rapacité de leurs exploiteurs? Ou sont-ils justes naïfs comme je l'ai été et que je le suis probablement encore?

Les travailleurs de Chicago, malgré les efforts de leurs organisations, vivaient pour la plupart dans les pires conditions. Beaucoup travaillaient encore quatorze et seize heures par jour, partant au travail dès quatre heures du matin, ne revenant à la maison qu'à sept ou huit heures du soir, même plus tard, de telle sorte qu'ils ne voyaient jamais leurs femmes et leurs enfants à la lumière du jour. Les uns couchaient dans des corridors ou dans des greniers, les autres dans des taudis où trois ou quatre familles s'entassaient. Les sans-logis abondaient; on en voyait ramasser des débris de légumes dans les poubelles, comme les chiens, ou acheter chez le boucher quelques centimes de rognures. D'un autre côté les employeurs avaient, en général, une mentalité de cannibales. Les journaux à leur dévotion écrivaient noir sur blanc que le travailleur devait se guérir de son orgueil et être réduit au rôle de machine humaine." Ils trouvaient que le plomb était "la meilleure nourriture qu'on puisse donner aux grévistes". Le Chicago Times osa écrire : La prison et les travaux forcés est la seule solution possible de la question sociale. Il faut espérer que l'usage en deviendra général.
- 1 mai 1886 Chicago, Increvables anarachistes -

À moins qu'ils ne croient que la lutte des classes, c'est vraiment fini. Ou qu'ils aient oublié les luttes danstesques qu'ont dû mener leurs ancêtres pour construire une vie meilleure pour eux et pour leurs enfants. Ou qu'ils soient réellement devenus des larbins. Ou qu'ils s'épuisent dans les vaines indignations qu'on leur offre sur un plateau pendant que l'on continue à les dépouiller jusqu'à la moindre petite parcelle de dignité!

04 juin 2008

La peur n'est pas un mode de management !

Patrick Légeron, psychiatre et directeur général de Stimulus, cabinet de conseil en changement comportemental .

La peur au travail:

Jacques est rongé par la peur. Sa hiérarchie vient de revoir ses objectifs commerciaux à la hausse. « Il en va de la survie de l’entreprise », lui a-t-on fait comprendre. Et s’il n’était pas à la hauteur ? Déjà, il y a quelques mois, sa performance avait légèrement fléchi. La direction l’avait cloué au pilori, devant tous ses collègues.

Sandrine aussi vit dans l’angoisse. Du chômage. La menace de restructurations pèse sur le groupe dans lequel elle travaille depuis une dizaine d’années. Son supérieur a beau lui assurer que son poste n’est pas menacé, cette cadre brillante élabore d’effrayants scénarios à longueur de journée.

Pierre est assailli par le trac avant chaque présentation à ses équipes. Il redoute de transpirer, de bafouiller et d’avoir ce léger tremblement des mains qui lui fait perdre tous ses moyens. Jacques, Sandrine, Pierre… la liste pourrait être encore longue de ces cadres qui travaillent l’angoisse chevillée au corps.

La peur est l’émotion du danger. Véritable processus de survie, elle est apparue chez l’homme pour le mobiliser face à des risques vitaux. C’est bien sûr encore le cas aujourd’hui pour certains salariés exposés à des agressions, dans des agences bancaires ou des transports en commun par exemple. Mais, dans nos environnements professionnels actuels, la peur survient surtout dans des situations où les « menaces » sont davantage psychologiques que physiques : l’échec, le jugement négatif de l’autre, le changement n’en sont que quelques exemples. Or, de toutes les émotions humaines présentes au travail, la peur est sans doute l’une des plus fréquente et certainement l’une des plus toxiques. Elle pousse naturellement à la fuite ou à l’inhibition et est donc rarement associée à la motivation.


Toutes les recherches en psychologie comportementale le confirment: nous progressons beaucoup plus efficacement quand nos comportements adaptés sont récompensés que lorsque nos comportements inadaptés sont punis. Autrement dit, la recherche du plaisir est un bien plus puissant moteur pour l’homme que l’évitement de la peur. « C’est quand on arrive le matin à son travail la peur au ventre que l’on donne le meilleur de soi-même » affirmait récemment un ancien dirigeant d’un grand groupe équipementier automobile. Eh bien non ! Autant sur le plan éthique que sur le plan économique, il n’est pas acceptable que la peur soit érigée en mode de management de l’entreprise.

L'Expansion

20 avril 2008

Autorité naturelle...

"Aux vrais écuyers les jambes et les mains, aux impuissants la cravache."

- Anna GAVALDA - "La Consolante"

12 janvier 2008

Les 3 phrases les plus drôles qu'un nouveau Boss des Médias dit toujours en arrivant...

- "Je suis très fier d'arriver dans cette entreprise qui m'a tant fait rêver !"

- "Il n'y aura pas de plan social !"

- "La porte de mon bureau sera toujours ouverte !"

Ensuite, il est possible de lire dans la presse économique des phrases définitives du genre : "ce qui me plaît le plus dans la vie, c'est la vie elle-même..."

C'est bô, les diplômes...

21 novembre 2007

Une belle leçon de management.

Lu dans Le Parisien, dans une itw de Jean TODT.

- Comment faites-vous pour gagner partout où vous vous engagez ?

"Je suis un manager, un chef d'orchestre. La clé de la réussite, c'est de prendre les meilleurs autour de soi. Le manque d'ambition, c'est d'avoir peur d'être entouré de collaborateurs trop bons. On choisit alors des médiocres pour être sûr qu'ils ne vont pas vous faire de l'ombre. J'ai toujours été capable de m'entourer de très bons éléments, que j'ai su garder, motiver et valoriser."