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22 août 2012

In touch with...

"There are four ways, and only four ways, in which we have contact with the world. We are evaluated and classified by these four contacts: what we do, how we look, what we say, and how we say it". 

Dale Carnegie -

15 août 2011

Cadeaux d'insultes.

Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.


Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.
Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.
Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.

Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues – y compris à ses ancêtres. Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.

Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :
"Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ?
- Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau? demanda la samouraï.
- A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.
- Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui le porte dans son coeur."

Merci à Noé

07 août 2011

Action / Réaction



"Tu me dis que tu n'as pas toujours obtenu ce que tu voulais. Mais je peux te dire que tu as toujours obtenu ce que tu as provoqué."


- Conversation avec Dieu - Neale Donald WALSCH


17 juin 2011

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, par Kim & Alison McMillen.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Kim & Alison McMillen

02 juin 2011

Aphorismes noétiques

L'argent que vous donnez, vous ne l'avez plus. La connaissance que vous donnez, vous l'aurez toujours.

Quand vous partagez votre argent, il diminue.
Quand vous partagez votre connaissance, elle augmente.

L'argent que vous gagnez, vous épuise.
La connaissance que vous gagnez, vous fertilise.

L'argent asservit.
La connaissance ennoblit.

L’argent économisé rapporte.
La connaissance économisée se perd.

L’argent perçoit de l’intérêt.
La connaissance donne de l’intérêt.

L’argent doit être un esclave.
La connaissance doit être un maître.

L’argent facile corrompt.
La connaissance facile aussi.

L’argent achète à l’extérieur.
La connaissance élève à l’intérieur.

L’argent mène à l’avilissement.
La connaissance mène à l’accomplissement.

L’argent rétrécit le regard.
La connaissance l’élargit.

Source : Marc Halévy , 1/6/2011

18 décembre 2010

Les symptômes de la dépression


Prendre conscience est un début... ;)

==

Les symptômes de la dépression sont les suivants : fatigue permanente et manque d’énergie, ralentissement des gestes, ralentissement intellectuel, diminution de l’attention, de la concentration et de la mémoire, dévalorisation de soi et culpabilité, pensées négatives, pensées autour de la mort (les idées de suicide méritent dans tous les cas d’être signalées à un professionnel de santé.), intense tristesse, incapacité à éprouver du plaisir, hypersensibilité émotionnelle, impressions d'abandons, d'inutilité et de solitude, dégradation du sommeil, altération de l'appétit, symptômes physiques...

Conseils ?


Il existe aussi une étroite relation entre la dépression, la motivation et la confiance en soi... Voici donc quelques conseils pour vous mettre en confiance et placer toutes les chances de votre côté pour dire stop à la dépression : en sortir est un challenge à votre portée, c’est se libérer…
1. Décidez-vous à changer
Le manque de confiance en soi permet de ne rien entreprendre. Quelque part, c'est plutôt sécurisant mais malheureusement, c'est aussi dévalorisant. Pour changer vraiment, il faut vous persuader que ça en vaut la peine car vous êtes quelqu'un de bien et qu'il faut le savoir.

2. Accordez-vous tout de même le droit à l'imperfection
Vous devez changer l'image que vous avez de vous sans essayer de devenir quelqu'un que vous ne pourrez jamais être. Et puis accordez-vous le droit à l'erreur, c'est un des secrets de la réussite. En effet, dès qu'il perçoit ses échecs, le battu d'avance s'effondre alors que les personnes qui ont confiance en elles savent que leur chemin est jalonné d'embûches, qu'elles apprendront à surmonter. 

3. Fixez-vous des objectifs précis dans votre combat
Fixez-vous des objectifs que vous pouvez réaliser. C'est indispensable pour cesser de dériver au hasard. Sachez ce que vous voulez et mettez tout en oeuvre pour l'obtenir. Mais n'essayez pas de décrocher la lune sinon vous allez vous décourager. Et plutôt que de courir deux lièvres à la fois, canalisez votre énergie. 

4. Sachez surmonter vos points faibles
Apprenez à mieux vous connaître pour surmonter vos points faibles et les utiliser à bon escient. Vous êtes timide ? Forcez-vous de temps en temps à prendre la parole en public même si cela vous coûte. Vous rougissez facilement ? C'est un défaut susceptible de vous attirer des faveurs si vous savez le mettre en avant. 

5. Donnez-vous les moyens de réussir
Vous êtes le véritable moteur du changement. 

6. Agissez en accord avec vos idées
Apprenez à refuser des propositions mal venues sans pour autant vous imaginer que vos proches vont vous en vouloir. Osez également demander ce dont vous avez envie ou besoin, quitte à établir des compromis satisfaisants pour tout le monde. Par exemple, si un ami vous prie de garder son chien le dimanche, vous pouvez répondre oui, mais à partir de 14 heures, parce qu'avant vous avez des choses à faire. 

7. Délivrez votre esprit des pensées parasites
Lorsqu'on manque de confiance en soi, on a tendance à penser que l'on intéresse personne et qu'on est un poids pour son entourage. Apprenez à positiver votre image personnelle. Sachez que vous n'êtes pas obligée de vous soumettre au bon vouloir des autres et qu'il n'y a aucune raison de vous dévaloriser en permanence. 

8. Libérez votre corps
Dès que vous êtes confrontée à une situation délicate, vous rougissez, tremblez, vous ne pouvez ni parler ni bouger. Pour retrouver confiance en vous, ne niez pas les manifestations corporelles de vos émotions, apprenez à les maîtriser. La solution passe par la relaxation et des exercices de respiration indispensables. 

9. Mettez-vous en valeur
Faites-vous belle/beau, vous vous sentirez mieux, c'est prouvé. Les sports d'endurances (cyclisme, marche ou course à pied, natation, etc.) excellents pour la forme mais aussi le mental. Prenez des cours de maquillage, suivez les conseils d'un bon coiffeur pour faire ressortir les points forts de votre visage et réactualiser votre garde-robe. Bien dans votre peau, vous serez bien dans votre tête. 

10. N'ayez plus peur des autres
Cessez de croire que les autres sont des adversaires redoutables. Apprenez plutôt à les connaître, à décrypter leurs sentiments en aiguisant votre sens de l'observation. Etudiez leurs gestes, leurs sourires, la tonalité de leur voix et découvrez quelles émotions ils expriment. Vous vous apercevrez rapidement qu'ils sont aussi vulnérables que vous. 

11 novembre 2010

Les symptômes de la paix intérieure !

Y'a du boulot !

===

Tendance à penser et à agir spontanément, guidé par son intuition personnelle plutôt que conditionné par les expériences et les peurs du passé.

Une grande capacité à apprécier chaque moment.

Un manque total d’intérêt pour juger les autres.

Un manque total d’intérêt pour se juger soi-même.

Un manque total d’intérêt pour interpréter les actions des autres.

Un manque total d’intérêt pour tout ce qui est conflictuel.

Une perte totale de la capacité de se faire du souci.

Des épisodes fréquents et intenses d’appréciation de la vie en général et de soi-même en particulier.

Des sentiments très agréables d’unité avec les autres et avec la nature.

Des attaques répétées de sourire, de cette sorte de sourire qui vient du coeur et passe à travers les yeux.

Une tendance croissante à laisser les choses se produire plutôt qu’à essayer de les forcer à se produire.

Une capacité de plus en plus grande à aimer les autres aussi bien que soi-même et une envie d’aimer de plus en plus forte.

Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes mentionnés ci-dessus, sachez que votre état est probablement irréversible :-)

Dr Christian Tal Schaller.

 

Source : G

12 avril 2010

Je me choisis

Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.
Je veux être respectée, écoutée, entendue.
J’ai le droit de respirer, de me dire.
J’ai le droit de dénoncer, de penser, de crier.
J’ai le droit d’exister.

Je veux vivre debout, être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m’aimer.
Je veux rêver, rire, m’épanouir.
J’ai besoin d’air, j’ai besoin de m’écouter.
J’ai besoin de décider pour moi, avec moi,
en fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie.

J’en ai marre de vivre en fonction des autres pour être aimée.
J’en ai marre de faire des courbettes pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie.
Je choisis de vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs.

Je veux me vivre jusqu’au bout, telle que je suis.
Je me réserve le droit d’essayer, de me tromper,
de recommencer, d’essayer encore et de réussir.

Pendant la transition, j’accepte ma souffrance, ma déception.
J’accepte mon insécurité, mon désespoir.
J’accepte ma colère contre les autres.
On ne m’avait rien promis.

J’accepte ma colère contre moi, de m’être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu’avec le temps,
ces sentiments vont s’atténuer et disparaître, remplacés par le pardon.

Je sais qu’avec le temps, mon cœur va guérir d’avoir mal aimé.
Et peut-être qu’avec le temps, j’oserai à nouveau tenter l’expérience d’aimer et d’être aimée.

Source: André Gromolard via gadlu

22 novembre 2009

LA MORT EN FACE

- Ah non ! Me parlez pas d' la mort ! C'est morbide !
- Et si je vous dis que le soleil va se coucher ce soir, est-ce morbide ?
- J'veux pas le savoir. Me parlez plus de mort !

Les réactions face à la mort sont souvent violentes, incontrôlées. Nos sociétés postmodernes ont tout fait pour la transformer en processus aseptisé, en sorte que rien (ni avant, ni surtout après) ne vienne questionner brutalement la façon dont nous vivons.

Mon vieil ami Peter est mort hier. Plusieurs fois, j'ai eu déjà l'occasion d'accompagner des mourants jusqu'à ce seuil, qu'ils franchissent seuls. Jamais je n'ai vécu une mort aussi extraordinaire.

Au début de l'été, Peter - rencontré au marché - m'annonça que la médecine ne pouvait plus rien pour lui, et lui donnait quelques mois: puis il continua de faire ses emplettes, le plus tranquillement du monde, son panier au coude.
Deux mois plus tard il était alité, sous assistance respiratoire, et s'affaiblissait à vue d'œil. J'ai eu le privilège de pouvoir l'accompagner de près, jusqu'au bout. A sa famille qui me remerciait, j'ai répondu : "Vous voulez rire ! C'est nous qui devons remercier Peter pour le chemin qu'il nous a fait faire, à vous et à moi !

L'approche de la mort révèle ce que nous sommes en vérité. Plus de masques, plus de théories, de faux-semblants, de conventions, de leçons apprises. Tout s'efface devant la réalité qui est là, dans sa nudité mais aussi dans son épaisseur et sa densité. On ne triche plus: on est, enfin, ce que l'on est - rien de plus, mais aussi rien de moins.

C'est vrai pour l'entourage du mourant, ces plus proches qui l'ont connu depuis leur naissance. Ils découvrent soudain un autre, comme si le jet d'un karcher dégageait d'un coup ce qui n'apparaissait pas jusque là, qui était recouvert par les apparences trompeuses. Que parfois ils refusaient (inconsciemment) de voir : la trajectoire profonde d'une vie, demeurée en quelque sorte souterraine et qui, soudain, crève l'écran des conformismes immanquablement liés au quotidien.

C'est vrai aussi pour le mourant, mais alors les réactions sont inégales :

Crises d'angoisse devant l'inconnu du saut qui s'annonce : j'ai entendu autrefois un moine-prêtre confirmé (60 ans de vie monastique !) me dire d'une voix tremblante, les yeux terrorisés :
- L'éternité… ! Ah, l'éternité… ! Qu'est-ce que c'est ?
Et l'on se souvient de l'agonie de la Mère Prieure du Dialogue des Carmélites : avec la force qui est la sienne, Bernanos décrit, dans une scène saisissante, le gouffre d'angoisse dans lequel chute, à l'instant décisif, cette religieuse jusque là exemplaire, maîtresse d'elle-même, menant sa vie et celle de ses "filles" d'une poigne de fer.

Parfois (mais plutôt chez l'entourage), crises de révolte contre un "Dieu" dont on ne sait rien - ou plutôt, dont on sait hélas trop de choses, véhiculées par l'imagerie et entretenues par des religions qui prospèrent sur ce fond d'angoisse.

Souvent, abandon : le mourant lâche prise, se laisse aller à la dérive, renonçant à vivre sa mort comme il a vécu sa vie.

Défaite consentie, capitulation.

Peter a été vivant jusqu'au dernier instant. L'esprit totalement lucide, sans même perdre cette touche d'humour distancié que j'appréciais tant chez lui. Il a regardé sa mort en face, dans les yeux : sans angoisse, sans révolte, sans défaitisme.

En quelles profondeurs de lui-même a-t-il puisé cette attitude, si rare ?

Il était croyant catholique, et même pratiquant régulier. Il avait lu tous mes livres, l'un après l'autre. Sans s'étonner, et avec une lueur d'amusement dans le regard : mes analyses, mes dénonciations parfois, ne le troublaient nullement. Comme s'il parvenait à s'accommoder de ma conviction que Dieu est une chose, et que l'Église en est une autre.

Sa pratique religieuse, enracinée dans son enfance, lui convenait : nous n'en parlions pas, mais il s'est mis à lire les ouvrages indigestes des exégètes auxquels je me réfère. Sans une seule vague à l'âme. Bref, il avait réussi ce en quoi j'ai échoué : ne pas rompre avec son passé, intégrer le fait que "Dieu" est une construction humaine mais que Celui qui se cache derrière ce mot reste le moteur et le but de nos vies.

Pour cette harmonie préservée dans la trajectoire de sa vie je l'admirais, et secrètement je l'enviais.

Il m'a offert la joie de le veiller l'une de ses dernières nuits. J'avais apporté mon psautier, il le savait. Vers deux heures du matin, il ne dormait toujours pas. Sa respiration était difficile. Il m'a fait signe, et dans un murmure : "Etes-vous sûr que vous avez envie de me lire un psaume ?" J'ai compris, et dans le silence de la nuit nous avons laissé couler entre nous l'eau pure et brûlante des psaumes. Il a murmuré : "Comme c'est beau ! Maintenant, laissez-moi, je veux méditer".

Dix minutes plus tard, il dormait enfin, d'un sommeil apaisé.

La veille de sa mort, penché sur lui, je guettais chaque respiration - qui pouvait être la dernière. Il a réussi à me dire, avec difficulté, reprenant souffle après chaque mot : "Dieu vibre… dans cette maison… le matin… et le jour… et la nuit".

J'ai compris qu'il était déjà face-à-face avec la Réalité. Sa lumière éclairait son visage émacié.

Peu après, je devais partir pour Paris. Je lui ai dit que je reviendrais le voir dès mon retour, et lui ai demandé : "Etes-vous inquiet ?" De la tête, il a fait "Non, non !". Puis, en tâtonnant il a saisi ma main, m'a offert son regard profond, limpide, et a réussi à articuler : "Michel… merci !".

C'était son adieu. Il savait que nous ne nous reverrions plus.

Cadeau inestimable, fabuleux. Et maintenant, il va falloir continuer à vivre à la hauteur à laquelle Peter nous a portés. La mort en face, comme un moment de la vie. D'une vie qui change de forme mais ne cesse pas, jamais.

04 avril 2009

Les 4 accords Toltèques > Petit à petit, je deviens moins petit...

Pourquoi la facilité de lecture de ces préceptes est-elle inversement proportionnelle à leur application ?...

Le combat d'une vie vers l'amélioration de soi-même... Y'a du boulot !



Source: le mensuel gratuit Biocontact

22 février 2009

Il n'y a pas de leadership sans écoute.

Par Olivier PIAZZA

Dans mon précédent article "Le leadership perçu n'est pas toujours réel", je rapportais les résultats d'études qui soulignent l'impact fort de l'assertivité dans la construction du leadership. Mon ami Lionel, le vénérable blogueur, soulignait en réponse l'importance de l'écoute.

Combien il a raison !

Une belle illustration nous vient directement d'un article de Bob Sutton, vous savez le pourfendeur de trous du cul, assholes dans la langue de Shakespeare, et néanmoins Professeur à Stanford.
Bob revient sur la catastrophe aérienne de Buffalo, le sauvetage miracle de l'Hudson et plus généralement sur des études qui se sont intéressées à la dynamique humaine du cockpit. Lorsque le commandant n'a pas su créer un climat de dialogue avec son équipe et a fortiori lorsqu'il n'est pas ouvert aux feedbacks désagréables de son second, une erreur de sa part a moins de chance d'être signalée à temps par le copilote. Les risques d'accident sont supérieurs. Le même constat dans le monde médical où les médecins n'écoutent pas suffisamment leurs patients ou les infirmières.

Un leader qui ne bénéficie pas de feedbacks authentiques de ses subordonnés se prive des informations les plus capitales puisque ce sont celles qui viennent du terrain, les messages les plus en prises avec la réalité de l'entreprise. C'est la fameuse boucle de rétroaction du modèle systémique.

Comment voulez-vous qu'un système biologique s'ajuste s'il est privé des informations relatives à son écosystème ?

L'écoute est capitale et rare, d'autant plus qu'elle est sévèrement entravée par l'inflation de l'ego dont sont victimes la plupart des dirigeants. Ce qui explique que ce n'est pas toujours en travaillant une lacune qu'on l'améliore le plus efficacement. Dans ce cas, la meilleure solution est un travail de déflation du moi, comme par exemple la pratique d'activités sociales en plein anonymat, sans aucun artifice identitaire.

25 juillet 2008

Des prostituées britanniques saisissent l'appareil-photo pour revaloriser leur image

LONDRES (AFP) - Pour montrer la véritable image des prostituées les plus marginalisées de Londres, ou tout simplement les aider à survivre, une association londonienne a mis dans leurs mains un appareil-photo.



"Noël approche, déjà...": la photo de Holy n'a pas de titre mais le portrait de ce petit gateau posé sur une assiette en carton à côté de couverts pour une seule personne pourrait bien porter la mention "solitude". "Je ne peux pas m'empêcher de pleurer", écrit-elle dans un commentaire accompagnant le cliché.

Joy, 49 ans, a choisi elle de raconter sa vie sur une photo d'un feu rouge barré d'une gigantesque "stop": "Je me prostitue depuis que j'ai 13 ans ... Ma mère et mon père ont vendu mon corps à cinq ans pour dix livres à mon gardien. J'avais 16 ans quand j'ai eu mon premier bébé. Il avait 14 semaines quand il est mort..."

Ce sont les prostituées les plus marginalisées de Londres: sans domicile fixe, battues, violées, elles sont très souvent sous crack. Elles meurent jeunes, parfois très jeunes, et dans l'indifférence générale.

L'association U-Turn ("demi-tour") en accueille 250 par an dans un centre situé à Bethnal Green (est) et est prête à tout "pour les aider, ou tout simplement pour les garder en vie", explique avec réalisme son président, Jan Woroniecki.

Il y a deux ans, Jan se rendait à une exposition de PhotoVoice, une autre organisation à but non lucratif qui aide les marginalisés en leur mettant dans les mains un appareil-photo: enfants des rues en Afghanistan malades mentaux aux Etats-Unis, réfugiés à Londres...

"J'ai vu comment ces victimes se servaient de la photographie comme d'un moyen de faire face à leur vie. Ca s'est avéré très efficace": convaincu, le président décide de lancer en commun avec PhotoVoice le projet "Change the Picture" ("Changer l'image").

On installe du matériel dans le centre d'accueil de U-Turn et, pendant huit mois, des femmes y apprennent les rudiments de la photo avant de s'emparer de l'appareil pour dresser le portrait de leur vie.

"L'objectif est d'utiliser la photographie comme un podium où elles peuvent parler des questions qui leur tiennent à coeur", souligne Tiffany Fairey, co-fondatrice de PhotoVoice. "Mais également de faire prendre conscience de la situation de ces femmes, largement inconnues".

La réponse a été "extrêmement positive", se souvient-elle: les jeunes femmes ont saisi cette "occasion d'apprendre quelque chose dont elles puissent être fières".

Trente deux d'entre elles vont suivre les "ateliers". Parmi les centaines de photos prises, quelques dizaines sont exposées dans un restaurant de la rive sud de la Tamise. On y voit des clichés qui en disent long sur leur désespoir, comme celui d'une pierre tombale, mais aussi des photos de fleurs, d'une tablette de chocolat, de papillons: de ces petits riens qui font parfois aimer la vie.

"Ca m'a fait voir les choses différemment. Personne ne peut m'empêcher de voir de belles choses maintenant": Sue, 26 ans, s'était jointe au programme parce qu'elle "voulait chourer l'appareil et le revendre pour du crack".

"Mais après quelques semaines, j'ai commencé à aimer les ateliers et je ne l'ai finalement pas volé", raconte-t-elle à l'AFP. "Je voulais que les gens me voient comme un être humain, pas seulement comme une droguée, une prostituée".

"Ca m'a donné la possibilité de me concentrer sur autre chose que sur nos vies déprimantes", témoigne Amy, 38 ans, traitée pour troubles mentaux à la suite d'abus sexuels dans sa jeunesse. "Au début, je l'ai fait parce que je n'avais rien d'autre à faire... Mais je me suis mise à aimer ça, ça me changeait les idées. J'ai aimé faire quelque chose de positif avec ma vie".

21 novembre 2007

Une belle leçon de management.

Lu dans Le Parisien, dans une itw de Jean TODT.

- Comment faites-vous pour gagner partout où vous vous engagez ?

"Je suis un manager, un chef d'orchestre. La clé de la réussite, c'est de prendre les meilleurs autour de soi. Le manque d'ambition, c'est d'avoir peur d'être entouré de collaborateurs trop bons. On choisit alors des médiocres pour être sûr qu'ils ne vont pas vous faire de l'ombre. J'ai toujours été capable de m'entourer de très bons éléments, que j'ai su garder, motiver et valoriser."

02 septembre 2007

Méchant animal !

- Dis Papa, qu'est-ce que tu connais comme animal méchant ?
- Oh bah, il y en a beaucoup tu sais, les loups, les serpents, les moustiques, les requins. Et il y en a bien d'autres encore.
- Ah bon, et pourquoi ils sont méchants les loups ?
- Parce qu'ils attaquent des animaux dans les fermes, les moutons par exemple, et qu'ils les mangent. Il arrive même qu'ils tuent des hommes et des femmes.
Tu vois, c'est très méchant un loup !
- Ah oui ! Et les moustiques ?
- Les moustiques, ils nous attaquent quand nous dormons, en lâche, et ils nous sucent le sang, comme des vampires. Ouh, j'en ai froid dans le dos. Dans certains pays, il y en a même qui transmettent des maladies très graves, mortelles.
- Mais alors pourquoi ils nous font ça ?
- C'est leur manière à eux de manger. C'est dégoûtant non !
- Oui, mais Papa, s'ils attaquent pour manger c'est qu'ils ont faim
- Bien sûr, c'est justement quand ils ont faim que certains animaux peuvent devenir très méchants, c'est exactement ça.
- Oui mais vouloir manger ce n'est pas être méchant, Papa
- Ah c'est ça que tu voulais dire. Euh, c'est certain mais il y a des animaux qui peuvent manger tout ce qu'ils veulent sans attaquer d'homme. Ceux-là ils sont gentils. Les vaches, les moutons, les girafes... Ceux qui sont prêts à nous tuer pour manger, eux ils sont méchants.
- Mais alors Papa, l'homme il est méchant aussi !
- Certains oui mas pas tous quand même !
- Pour manger, nous tuons bien des poulets, des cochons, des moutons, des poissons. Alors c'est nous les plus méchants.
- Bon, bon, je vais prendre un autre exemple alors. Tiens, les serpents. Eux ils peuvent nous mordre, nous injecter du venin et nous faire mourir en moins d'une heure. Pourtant, ils ne vont pas nous manger. Alors là c'est vraiment de la pure méchanceté !
- Mais pourquoi ils sont si méchants alors ?
- C'est comme ça. Dès qu'ils se sentent agressés, ils mordent.
- Ah mais, et toi tu ne te défends pas si on t'attaque ?
- Si, si, mais personne ne m'attaque
- Oui mais si quelqu'un t'attaquait, tu te défendrais ?
- Oui c'est possible. Je ne sais pas.
- Alors, tu serais méchant
- Et dis-donc tu exagères là. Je me fais attaquer, je me défends et c'est moi qui suis méchant. Il faudrait voir à pas te tromper quand même.
- Alors c'est pareil pour le serpent, il n'est pas méchant.
- Ah mais tu m'agaces à la fin. Et les requins c'est pas méchant non plus. Ils sont capables de te dévorer en une bouchée, de te découper une jambe ou même de t'arracher la tête en une seconde et c'est pas méchant ça peut-être.
- Mais Papa, pourquoi ils feraient tout ça ?
- Ah oui, tu vas encore me dire que si c'est parce qu'ils ont faim c'est pas de la méchanceté et que si c'est pour se défendre ce n'est pas non plus de la méchanceté. C'est ça ? Tu veux vraiment me contredire. Tu fais exprès de m'agacer avec tes idées farfelues. Tu veux me pousser à bout de nerf.
- Mais c'est seulement que tu t'énerves Papa.
- Bon, sur ce, je vais aller me coucher moi. Bonne nuit ma petite fée.
Au fait, alors si je te comprends bien. Il n'existe pas d'animal méchant ?
- Si Papa, un seul
- Ah bon, lequel ?
- L'homme.
C'est le seul capable d'agresser les autres sans aucune raison, ni pour manger, ni pour survivre.

Source : Selfway