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11 octobre 2009

Le Dilemme de Sea Shepherd aux antipodes.

Par le Capitaine Paul Watson.





En octobre 2007, j'avais demandé à des milliers d'Australiens de voter pour Kevin Rudd et Peter Garrett du Parti Travailliste. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient promis de régler le problème de la chasse à la baleine dans l'Océan Austral. Ils ont dit qu'ils enverraient un bateau pour contrôler les activités illégales et qu'ils feraient un procès au Japon. À l'époque, ils n'avaient pas hésité à critiquer sévèrement l'ancien gouvernement d'Howard pour ne pas avoir suffisamment agi à ce sujet.

Depuis, Rudd et Garrett ont finalement beaucoup moins agi pour les baleines que l'ancien Ministre de l'Environnement, Ian Campbell.

Sous Campbell, l'Australie demeurait la voix la plus forte de la Commission baleinière internationale. Sous Garrett, les baleines sont devenus un problème mineur. Sous Campbell, Sea Shepherd Conservation Society était encouragée et soutenue par le gouvernement australien. Sous Garrett, nous avons été dépréciés et aujourd'hui, nous sommes même harcelés par le gouvernement de Rudd qui désire saboter les efforts de Sea Shepherd dans la défense des baleines.

Peter Garrett ne veut pas que notre navire, le Steve Irwin, retourne dans l'Océan Austral en décembre prochain. Pourquoi ? Parce que le gouvernement japonais le lui a demandé.

Légalement, ils ne peuvent pas empêcher le Steve Irwin  de partir pour l'Antarctique; cependant ils pensent avoir trouvé un moyen de saboter notre mission.

Mon 1er Officier, Peter Hammarstedt de Suède, et moi-même avons eu nos visas australiens refusés et sommes en train d'effectuer de nouvelles demandes. À l'aéroport d'Heathrow, on a fait sortir de son avion mon Maître d'équipage, Dan Bebawi (de Grande-bretagne), car son visa n'était soi-disant plus valide. Après une semaine d'attente et l'envoi coûteux d'un autre dossier, il obtint enfin un visa limité.

L'histoire n'est malheureusement pas si simple pour Peter Hammarstedt et moi-même.

Le département d'immigration nous demande de leur procurer nos casiers judiciaires en Norvège, au Canada et aux Etats-Unis afin qu'ils puissent procéder à nos demandes de visas. Une fois qu'ils auront reçu ces rapports, nous serons informés des conditions supplémentaires d'obtention.

Autrement dit, ils vont nous faire tourner en rond pour des histoires bureaucratiques pendant probablement encore plusieurs mois afin de nous empêcher de rejoindre notre navire situé en Australie.

Je n'ai jamais été accusé de félonie par aucune nation dans le monde. Il n'existe aucun mandat d'arrêt du Japon contre moi. La nation qui nous a donné notre pavillon, les Pays Bas, ne nous a jamais accusé de quoi que ce soit. J'ai pénétré en Australie des dizaines de fois sans incident; mais maintenant, seulement quelques semaines après que le Japon ait lancé un ultimatum au Ministre des Affaires étrangères, Stephen Smith, afin d'arrêter Sea Shepherd, Peter Hammarstedt et moi-même ne pouvons regagner notre navire sans aucune explication valable.

Cette année, notre campagne a été nommée l'Opération Waltzing Matilda, en l'honneur du soutien immense apporté par le peuple australien envers Sea Shepherd.

L'Australie a été notre base pour lutter contre les opérations illégales de chasse à la baleine depuis 2005 et les Australiens ont prouvé qu'ils formaient la nation la plus passionnée de la Planète en ce qui concerne la défense des baleines contre les activités cruelles de la flotte japonaise.
Malheureusement, ce soutien n'est pas représentatif des actions menées par le gouvernement australien.
Le gouvernement de Kevin Rudd a changé de camp depuis ses promesses d'avant les élections, et est maintenant bien plus loyal envers les attentes du gouvernement japonais qu'envers celles du peuple qui l'a élu.

Le Steve Irwin a quitté Brisbane ce mois-ci pour entamer un tour d'Australie afin de collecter des fonds pour l'opération Waltzing Matilda. Sous la houlette d'un capitaine néerlandais, Alex Cornelissen, le navire est présentement amarré à Circular Quay à Sydney, en face de l'Opéra.

Le Steve Irwin doit passer par Melbourne et Hobart, avant d'atteindre Fremantle, port d'où le navire partira en décembre prochain pour l'Antarctique.

Malheureusement, je ne peux pas être à bord de mon propre bateau durant ce tour tant que le visa n'est pas délivré (ce qui prenait seulement quelques semaines jusqu’à il y a peu). Je viens d'être informé par l'office des visas australiens que ce harcèlement est de routine. Ils ont juste besoin de savoir si je suis une "personne respectable" avant de me donner un visa.

Bien sûr que la police fédérale australienne possède déjà tous les papiers dont elle a besoin. Malgré ça, je dois dépenser des centaines de dollars et attendre des semaines pour obtenir ces casiers judiciaires.

Curieusement, j'ai découvert qu'il était plus facile d'obtenir un casier judiciaire si vous avez déjà un passé de criminel. Comme je n'ai jamais été condamné aux Etats-Unis, on m'a dit qu'il me fallait un rapport du FBI qui en témoigne. Ça veut dire que je dois donner mes empreintes digitales et remplir de longs dossiers afin de prouver qu'aucun passé criminel n'existe. Si cette procédure était considérée comme une routine, alors plus personne ne visiterait l'Australie.

Le Japon est en train de mobiliser toutes les mesures bureaucratiques possibles pour nous empêcher d'intervenir contre leurs activités illégales cette année. Ils font pression sur le gouvernement néerlandais pour révoquer notre pavillon. Ils font pression sur le gouvernement australien pour nous arrêter. Ils ont demandé aux Etats-Unis et au Canada d'empêcher les actions de Sea Shepherd dans la défense des baleines.
En dépit de cette situation, nous avons prévu de partir début décembre prochain et je serai présent, avec ou sans visa, Peter Hammarstedt également. Aucune puissance ne pourra nous empêcher de retourner dans l'océan Austral pour une fois de plus diviser le quota des Japonais par deux et réduire à néant leurs profits illicites.

L'opération Waltzing Matilda est dans les temps et, avec le Steve Irwin accompagné d’ Earthrace, nous effectuerons la plus ambitieuse et agressive campagne jamais faite pour empêcher le massacre des baleines dans l'océan Austral.

Sea Shepherd Conservation Society va lancer une pétition à faire circuler entre Australiens pour soutenir les demandes de visa de Peter Hammarstedt et de moi-même.

Il nous reste moins de deux mois pour récupérer nos visas et nous permettre de prendre les commandes du seul bateau au monde qui peut sauver la vie de centaines de baleines sans défense et en danger d'extinction dans l'océan Austral.



Je suis certain que les Australiens feront entendre leur voix jusqu'à Canberra pour nous soutenir nous et les baleines.



Rudd et Garrett ont besoin qu'on leur rappelle que ce ne sont pas des chasseurs Japonais qui les ont élus mais bel et bien les citoyens Australiens. Et ce sont ces même Australiens qui veulent que le massacre des baleines dans l'Océan Austral s'arrête.

Steve Irwin
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Nouvel article provenant de Melbourne Age 

L'Activiste des Baleines se Heurte à l'Obstacle du Visa
ANDREW DARBY, HOBART
5 Octobre 2009




Le Département Fédéral d'Immigration a surpris Paul Watson, en lui demandant tous les casiers judiciaires existant pour être en mesure de considérer sa demande de visa.

Jusqu'à présent, les autorités Australiennes ont laissé le Capitaine Paul Watson, détenteur d’un passeport américain, venir et quitter librement son navire basé en Australie avec un visa touristique.
Le département lui a dit qu'il devait satisfaire les nouvelles conditions de "personne resêctable" pour obtenir un visa de travail.

Un échange de mails montre que l'ambassade d'Australie, basée à Washington, veut le casier judiciaire du Capitaine Paul Watson en Norvège, où Sea Shepherd dit avoir coulé des baleiniers.

Le Capitaine Paul Watson a dit à un fonctionnaire de l'ambassade la semaine dernière qu'il suspectait de sérieuses motivations politiques derrière cette demande de casiers judiciaires.

"Je n'ai jamais eu un mandat d'arrêt, ni été jugé coupable de quoique ce soit" a t-il dit.

Étrange coïncidence, les entretiens de paix entre nations assistant à la commission baleinière internationale reprennent aujourd'hui, et l'Australie essaie de convaincre le Japon d'arrêter la chasse à la baleine dans l'océan Austral.

Le Japon a, à plusieurs reprises, demandé au gouvernement de Rudd de s'opposer aux actions de Sea Shepherd en Antarctique.

Quand il rencontra Stephen Smith dernièrement, le ministre Japonais des affaires étrangères, Katsuya Okada, demanda de nouveau à l'Australie d'agir contre nous.

Cette année, la police fédérale Australienne perquisitionna le Steve Irwin à Hobart, en saisissant les journaux de bord et vidéos à la demande du Japon.

Une enquête de la Police Fédérale Australienne (AFP) s'ensuivit, et l'Australie s'exprima à ce sujet à la Commission Baleinière Internationale en juillet dernier en disant que cela pouvait conduire à une action en justice.



Alors que Sea Shepherd lance sa sixième campagne en Antarctique, le Steve Irwin est supposé arriver à Circular Quay, à Sydney, aujourd'hui en provenance de Brisbane, où le bateau fut remis en état.


Le Capitaine Watson pensait prendre part au tour des capitales d'Australie avec le bateau avant de partir de Fremantle pour l'Antarctique, mais il ne pourra pas obtenir son visa à temps, s'il en obtient un.
Le premier officier du bateau, Peter Hammarsted de Suède, lui aussi doit subir les mêmes procédures que Paul Watson, et son officier d'équipage, Briton Dan Bebawi, a carrément été refusé d'entrée sur le territoire Australien.

"Même le Japon ne m'a jamais accusé de crime, donc je ne vois d'autres raisons que politiques pour ce tapage bureaucratique" a dit le Capitaine Watson.

03 juillet 2009

Jean Montaldo dézingue les bandits de la finance

Habitué des dénonciations polémiques et des ventes records, l'écrivain-enquêteur Jean Montaldo revient en force avec un livre, sorti le 25 juin, qui claque comme une nouvelle attaque en règle: une "Lettre ouverte aux bandits de la finance" (Albin Michel) qui a des allures de fessée magistrale et de plongée dans les antres malodorantes du capitalisme financier.  



La suite en détail sur Agoravox 

25 juin 2009

Food, inc.: l'envers de l'assiette


Si vous allez voir Food, inc. au cinéma, pensez-y deux fois avant de vous laisser tenter par un maïs soufflé. Quelques grains pourraient vous rester coincés dans la gorge. Le dernier film de Robert Kenner, un documentaire-choc sur les dessous de l’industrie de l’alimentation, a le don de couper l’appétit.

Le cinéaste s’applique à nous montrer comment des milliers de produits retrouvés sur les tablettes de nos épiceries sont contrôlés par une poignée de méga-entreprises qui font souvent passer leurs propres intérêts avant notre santé. Leurs produits architransformés, dénudés de leur valeur nutritive, bourrés de gras et de sucres alourdissent leurs comptes bancaires et notre tour de taille.

Un long segment du documentaire est consacré à la culture du maïs. Vaste sujet. Car aux États-Unis, 30 % du territoire est occupé par les champs de « blé d’Inde ». Normal! La culture de cette céréale est généreusement subventionnée par l’État.

C’est ainsi qu’on retrouve du maïs dans une foule d’aliments transformés : du ketchup au coca-cola, en passant par les vinaigrettes, le beurre d’arachide et certains fromages. Aucun fruit ou légume ne saurait concurrencer ces calories bon marché. Mais les Américains — les Canadiens aussi! — paient ces aubaines du prix de leur santé. L’épidémie d’obésité et de diabète explose chez nos voisins du Sud. C’est un Américain sur trois né après l’an 2000 qui sera atteint de diabète au cours de sa vie. Chez les plus démunis, le rapport grimpe à un sur deux!

Il n’y a pas que les humains qu’on bourre de maïs. Les animaux d’élevage aussi. De 80 % à 90 % de la diète des vaches en serait composée. Or, ces bêtes ont plutôt évolué pour manger de l’herbe. Selon Michael Pollan, auteur du livre The Omnivore's Dilemma, interviewé dans Food, inc., tout ce maïs rend les vaches vulnérables aux infections, d’où l’émergence de nouvelles souches de bactéries E. coli, qui causeraient des problèmes de santé à 73 000 Américains, chaque année.

Food, inc. n’est pas le premier documentaire sur les rouages de l’industrie de l’alimentation. En 2005, l’excellent film allemand Our Daily Bread nous avait déjà ouvert les yeux sur ses travers. En 2008, le documentaire Le Monde selon Monsanto a jeté un nouveau pavé dans la mare. Le documentaire de Robert Kenner ajoute quelques épices à la sauce. Une mixture de moins en moins appétissante!

La bande annonce du film : FOOD, Inc.

Source : PasseportSanté

09 mars 2009

Pink ne veut pas être amie avec des couturiers utilisateurs de fourrure

PARIS, 9 mars 2009 (AFP) - La chanteuse américaine Pink, connue aussi comme militante des droits des animaux, a déclaré, lundi à Paris, qu'elle "n'a pas envie de devenir amie" avec des couturiers et des stylistes qui utilisent des fourrures dans leurs collections.

"Tuer des animaux pour leur peau est tellement dégoûtant que ça ne me donne pas envie d'être amie avec les couturiers qui le font", a dit la chanteuse, membre de la PeTA, fondation américaine pour la protection des animaux, qui venait d'assister au défilé à Paris de Stella McCartney, elle-même très engagée contre l'utilisation de fourrure dans la mode. "Stella prouve que l'on peut faire des vêtements magnifiques sans tuer des animaux", a ajouté Pink qui devait donner un concert dans la soirée à Bercy.

Pink prête sa voix à la nouvelle campagne internationale de la PeTA sous forme d'un spot mettant en scène un alligator et un lapin dépecés et sanguinolents qui demandent qu'on leur restitue leurs "peaux volées".

Le film de 20 secondes s'achève sur le nouveau slogan de la PeTA: "Toutes les peaux exotiques et les fourrures sont un vol".

Samedi soir, à l'issue du défilé Jean-Paul Gaultier, une cinquantaine de militants de la PeTA ont dénoncé l'utilisation de la fourrure par le couturier français aux cris de "fourrure, torture, Gaultier assassin".

"Franchement, je m'en contrefous. Je continue à faire de la fourrure. J'adore faire la fourrure. Que les militants essaient de voir plutôt les fabricants pour essayer de trouver des solutions!", a déclaré à l'AFP le couturier qui a été plusieurs fois la cible des militants de la PeTA.

20 janvier 2009

Pourquoi combattre le Sionnisme* ?

Pour ça :



Plus d'info sur ce drame sur Rue89


Où est l'Homme dans tout ça ? A qui profite le crime ? Pourquoi cette guerre qui nous emmerde depuis 2000 ans ?? Pourquoi tout ça ? Ce n'est évidemment pas ici que nous allons résoudre ce problème...

Pourquoi invoquer Dieu sans cesse ? Entre les américains qui remercient Dieu à chaque fois qu'ils achètent un paquet de Pépito, et ceux qui tuent pour avoir 10km de terre en plus, j'en viens à ne plus supporter le Religieux quel qu'il soit et son Dogme.

La religion, ce n'est pas annoner des niaisieries en pensant que Dieu va te donner 7 vierges au Paradis, ou que ta supposée terre, c'est Dieu qui te l'a donnée... Sortons du moyen âge. Les religions sont plus subtiles que ça, quand on prend la peine de lire des livres pour le remarquer... Allons vraiment vers La Lumière... Lumière qui est cencée venir de l'Orient...

Lire, c'est peut-être ce qui pourrait sauver le monde...

Quant à ceux qui se demandent où est Dieu en ce moment, je peux conseiller un livre tout simple: Conversation avec Dieu, de Neale Donald Walsch. Ce livre est très connu, et simple à lire.

Et au moment où j'écris ces lignes, sous le coup de l'émotion de cette vidéo, le nouveau Président des USA conclue par "...help me God !"


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(*A ne pas confondre avec le Judaïsme qui, comme toutes les religions, prône l'amour de son prochain. Ici, nous en sommes très loin...)

18 novembre 2008

Obama : le renouveau avec des anciens ?

De puissants lobbyistes, une banquière ayant mis la clé sous la porte, des spéculateurs, des membres du complexe militaro-industriel… Elle est belle l’équipe de transition de Barack Obama !

« Aucun lobbyiste ne travaillera (à la) Maison-Blanche. » Il remporte l’investiture du Parti démocrate et déclare, modifiant sa première version : « Les lobbyistes ne dirigeront pas la Maison-Blanche. » Force est de constater qu’aujourd’hui élu, il laisse les lobbyistes jouer un rôle inquiétant dans son équipe de transition, à tel point que le Washington Post et le New York Times futur gouvernement d’Obama.

Le pantouflage fait aussi des ravages outre-Atlantique

Le turn-over des collaborateurs qui travaillent au gouvernement puis pantouflent dans le privé comme lobbyistes en tentant d’influer les institutions gouvernementales pour lesquelles ils ont travaillé, avant de revenir au gouvernement est une des sources importantes de corruption du service public américain. Et celle-ci est parfaitement légale ! Aux Etats-Unis, il existe un dicton en politique : « Le vrai scandale à Washington n’est pas ce qui est illégal mais ce qui est légal. » Et, comme l’a écrit le Times, l’équipe de transition d’Obama représente « un écheveau complexe de membres du secteur privé qui cherchent à avoir de l’influence sur le gouvernement. Sur la liste complète des 150 collaborateurs à qui le futur président a confié la tâche de constituer son équipe gouvernementale figurent des douzaines d’anciens lobbyistes… Pire, plus nombreux sont encore les dirigeants et les partenaires des entreprises qui paient des lobbyistes et des anciens officiels qui travaillent comme conseillers dans le secteur privé ».
Parmi eux, on retrouve des lobbyistes de Fannie Mae, le géant de l’hypothèque aujourd’hui en faillite, des éléphants du complexe militaro-industriel issus de Boeing et General Dynamics, des gens de KPMG, le géant de l’audit et du conseil financier dont une douzaine des dirigeants ont été inculpés l’année dernière pour « complots de fraudes fiscales », ainsi que des représentants des plus grandes sociétés pharmaceutiques comme Amgen. Sans oublier des représentants de riches tribus indiennes qui s’engraissent avec des casinos construits dans les réserves. Une influence démesurée sur les présidents élus
Même Christopher Lu, chargé dans l’équipe de transition d’Obama de surveiller les conflits d’intérêts des officiels de l’administration du futur président, a ses propres conflits d’intérêts : son épouse est une avocate qui a conseillé des entreprises polluantes cherchant à contourner les lois de protection de l’environnent, tandis que son frère est un ancien lobbyiste de Fannie Mae ! Vous avez dit changement ?
L’argent est le roi de la politique américaine et les collecteurs de fonds pour les candidats à la présidence ont toujours eu une influence démesurée sur les présidents élus. Or, comme l’a rapporté un article du Washington Post parmi les douze membres du comité qui dirigent la transition pour Obama, on trouve « neuf collecteurs de fonds dont les réseaux de collègues, d’amis et de parents ont donné plus de 1,85 million de dollars à Obama pour sa campagne et sont maintenant en position d’influer sur l’agenda du nouveau président et sur la sélection de ministres potentiels ». Ces gens sont connus en politique sous le sobriquet de « bundlers » car ils remettent des liasses de billets de donations à leur candidat. Plus de cinquante de ces « bundlers » ont collecté plus de 500 000 dollars chacun pour la campagne d’Obama !

Les vieilles copines d’Obama

Un de ces « bundlers » est la codirigeante de l’équipe de transition, Valerie Jarrett, une vieille copine d’Obama qui préside une importante société de HLM à Chicago et dont la gestion est vivement critiquée pour la piètre qualité de l’entretien des logements. Elle a ramassé plus de 100 000 dollars pour la campagne du candidat démocrate et vient d’être nommée conseiller senior du président.
Un autre membre du comité des douze en charge de la transition est une autre vieille copine d’Obama, la milliardaire Penny Pritzker de Chicago. Elle a présidé la collecte de fonds pour la campagne de son candidat et a elle-même réuni plus de 200 000 dollars. Penny Pritzker possédait une banque, la Superior Bank de Hillsdale (Illinois), qui a joué un rôle important dans la diffusion de prêts pourris qui ont provoqué la fameuse crise des subprimes.
Cette banque a collaboré avec le géant de Wall Street Merrill Lynch et avec la société d’audit Ernst and Young (dont quatre associés ont été inculpés l’année dernière pour fraude) pour créer des paquets d’hypothèques à risques qui ont été revendues. Conséquence : la banque a été fermée et les autorités fédérales ont été saisies pour fraude comptable. C’est la propriétaire de cette banque qui pèsera dans la conception du plan de sauvetage d’Obama pour la crise financière et dans le choix des officiels chargé de surveiller le secteur bancaire et financier. Vous avez dit changement ?
On dénombre 21 personnes chargées des questions économiques dans l’équipe de transition du prochain président. Qui, parmi elles, représente les besoins et les soucis des salariés, des pauvres, des vieux ou des sans-abri ? Personne ! On ne trouve que des milliardaires, des PDG de grandes entreprises, des anciens officiels gouvernementaux de l’administration Clinton qui ont œuvré à la dérégulation des secteurs bancaire et financier à l’origine de la crise actuelle. Et, parmi eux, personne n’a eu autant d’influence sur Obama que Larry Summers qui a conseillé le futur président sur les questions économiques tout au long de sa campagne et qui est aujourd’hui pressenti par la presse pour le poste clé de secrétaire du Trésor.

Un fan de Ronald Reagan chez Obama

Qui est Larry Summers ? Il a commencé sa carrière gouvernementale dans l’équipe de Martin Feldstein, le chef du Conseil des conseillers économiques de… Ronald Reagan ! Sous sa présidence, Feldstein a été l’auteur du saccage des programmes mis au point pendant le New Deal du président Franklin D. Roosevelt. Les collègues de Larry Summers « ne se rappellent pas qu’il ait jamais été perçu comme un hérétique anti-Reagan », rapporte Peter Kilborn, dans un portrait publié dans le New York Times en 1988. Le journal citait en outre un membre du Conseil de Feldstein, William A. Niskanen, qui avait déclaré, à l’époque où Summers travaillait pour Bill Clinton : « C’est ironique que le point de vue économique de Summers soit très proche de celui de Feldstein. »
Après avoir servi dans l’état-major économique de Reagan, Summers a été embauché en 1990 par le gouvernement lituanien pour guider la transition démocratique de cette ancienne république soviétique. Pour la première fois, il avait un pays entier sous la main pour mettre en pratique ses théories économiques libérales. L’hebdomadaire The Nation publie un article édifiant daté du 10 novembre 2008 : « Les résultats étaient suicidaires au sens propre du terme. Quand Summers est arrivé, le taux de suicide était de 26,1 pour 100 000 Lituaniens et baissait. Cinq années après la mainmise de Summers sur l’économie lithuanienne, la vie est devenue tellement insupportable que le taux de suicide a presque doublé, passant à 45,6 pour 100 000 habitants, soit le plus taux le plus élevé au monde. Les choses ont tant empiré qu’après seulement deux ans de transition économique sous la direction de Summers, les Lituaniens, traumatisés, ont voté pour ramener les communistes au pouvoir. C’était le premier pays d’Europe de l’Est à le faire, même si deux ans auparavant les Lithuaniens étaient morts dans la rue pour combattre le communisme ! »

Déménager les industries polluantes en Afrique

Quand il a ensuite officié comme économiste en chef pour la Banque mondiale, Summers a été l’auteur d’un mémorandum argumentant que les industries polluantes devaient déménager en Afrique car ce continent était « sous-pollué » ! Et quand il a travaillé pour le président Bill Clinton à différents postes au département du Trésor, il figurait parmi ceux qui ont œuvré avec succès pour l’abrogation de la loi dite Glass-Steagal. Une abrogation qui est la cause directe de la crise économique actuelle.
Enfin, les deux loustics spécifiquement chargés par Barack Obama de passer en revue le département du Trésor sont aussi des serviteurs du grand capital : Michael Warren travaille pour Stonebridge Internationale, une société de lobbying et de conseil aux multinationales et Josh Gotbaum, un ancien partenaire et gérant de la banque d’investissement Lazard Frères, est aujourd’hui le dirigeant d’un hedge fund spéculateur, Blue Wolf Capital. Vous avez dit changement ? Il semble que plus ça change avec Obama, plus c’est la même chose…

13 novembre 2008

Contre la torture animale > ACTION !

Bonjour,

Fourrure Torture tiendra un stand d'information avec diffusion vidéo, signatures de pétitions... à Paris (Place de la Sorbonne), ce samedi 15 novembre.

Lieu : Paris – Place de la Sorbonne, le long du Bd Saint-Michel
Date : samedi 15 novembre 2008
Heure : de 14h à 18h

Vous êtes les bienvenus pour aider à tenir cette table d'information et faire signer les pétitions.

N'hésitez pas à diffuser ce mesage aux personnes susceptibles d'être intéressées.

L'équipe Fourrure Torture
http://www.fourrure-torture.com

06 septembre 2008

Quand des Artistes commencent à remettre en cause le 11 septembre

Jean-Marie BIGARD remet en cause la théorie du 11 septembre


Les artistes commencent à dire tout haut ce que certains dénoncent depuis de mois...

Où ça c'est passé ?
Dans l'émission "On va s'gêner !" de Laurent Ruquier sur Europe 1.

Quand ça c'est passé ?
Le 5 septembre 2008.

Que s'est il passé ?
Jean-Marie Bigard dit sans détour ce que beaucoup de gens dans le monde savent déjà à propos des attentats du 11 septembre.

Bigard a sa manière de dire les choses, mais dans les grandes lignes il ne fait qu'énumérer les éléments qui démentent la version gouvernementale des attentats du 11 septembre.

Quelques liens dans la retranscription des paroles de Bigard, pour que chacun se fasse un avis...

(…)ben Laden, il est mort de puis longtemps... je ne sais pas si vous avez déjà regardé... Loose Change, c'est le truc auquel on a accès sur Internet, il est sûr et certain maintenant que les deux avions qui sont écrasés soit disant dans la forêt et au Pentagon n'existent pas, il n'y a jamais eu d'avions, ces deux avions volent encore, c'est un mensonge absolument énorme, et qu'il est vraisemblables que de plus en plus on enquête là dessus. D'ailleurs, un français qui a mis la puce à l'oreille à tout le monde, qui avait fait un livre, "l'effroyable imposture" et que l'on commence à penser très sérieusement que ni al Qaida et ni aucun ben Laden n'a été responsable des attentats su 11 Septembre(…)

(…)y a un peu près douze à treize sujets à regarder absolument(...)

(...)Y a un mec, David Ray Griffin, qui fait des conférences en ce moment aux Etats-Unis, c'est hallucinant. Vous regardez ça, vous ne croyez plus jamais à rien.
(...)

(…)il est juste très très vraisemblable que la version officielle américaine ne correspond tellement pas à la réalité, ils refusent tellement de montrer pourquoi ils ne montrent pas les caméras de surveillance, ils ont intérêt à nous montrer un avion qui frappent le Pentagon ! Non, c'est un missile américain qui frappe le Pentagon, tout simplement donc ils ont provoqué eux même, ils ont tué des américains. On apprend la vérité toujours une trentaine d'années après mais là on la sait maintenant.


(…)[les tours jumelles] c'est une démolition contrôlée !(...)


(…)vous êtes d'accord que c'est une démolition programmée les tours du World Trade Center ? Mais tous les spécialistes de la terre sont d'accord là-dessus. (…)

(…)[Ben laden] il a été soigné à Dubaï par un médecin américain alors qu'il était déjà le mec le plus recherché de la planète. (…)


Voir aussi :
http://www.lepost.fr/article/2008/08/29/1253309_11-septembre-2001-les-familles-attendent-toujours-la-verite_1_0_1.html
http://www.lepost.fr/sondage/2008/08/30/1254198_testez-votre-memoire_1_0_1.html
http://www.lepost.fr/article/2008/08/24/1250139_richard-gage-l-architecture-du-11-septembre_1_0_1.html

 Source: Onegus

17 août 2008

Interview Exclusive De Thierry Meyssan Par ReOpen911

Après l'interview publiée fin juillet par NetEco, Thierry Meyssan répond aux questions du collectif reopen911.

Victime d'un lynchage médiatique sans précédent à la suite de la publication d'ouvrages remettant en question la version officielle des attentats du 11 septembre, Thierry Meyssan fait aujourd'hui l'objet d'une omerta absolue de la part des médias français.
Saluons la démarche courageuse et citoyenne de reopen911 qui lui offre la possibilité d'un droit de réponse à la quantité astronomique d'accusations diffamatoires dont il a été l'objet.

Il est à craindre que le sort réservé à Thierry Meyssan par ses "confrères" —qui ont attaqué l'homme sans jamais se risquer à mener de contre-enquête sur l'objet de ses travaux— ne soit amené à rester une des pages les plus sombres de l'histoire du journalisme français...



Interview exclusive de Thierry Meyssan par ReOpen911

La parole de M. Thierry Meyssan est rare, non qu’il refuse systématiquement les interviews… Mais simplement les médias français ne donnent jamais la parole à cet analyste politique aux propos pourtant toujours mesurés, malgré ses convictions personnelles très marquées en faveur des droits humains et contre les menées géopolitiques de l’Empire états-unien. La réflexion affûtée et pertinente de cet intellectuel français semble extraordinairement atypique dans le brouhaha de la propagande ambiante.

ReOpen911 est fière de mettre en ligne une longue interview de « celui par qui le scandale du 11-Septembre est arrivé » (à son insu). Mais les questions des membres de l’association pour la réouverture de l’enquête sur les attentats terroristes aux Etats-Unis n’abordent pas ce seul sujet : nos membres, citoyens curieux et ouverts, s’intéressent à tous les sujets d’actualité et M. Meyssan répond en toute franchise et indépendance d’esprit à leurs questions. Une interview passionnante, très loin des fantasmes de certains pour qui les relations entre ReOpen911 et Meyssan seraient celles des adeptes d’une secte face à leur gourou !

Retour en arrière sur la « polémique », les accusations d’antisémitisme à son égard (dont on a vu que la récente « affaire Siné » avait peut-être marqué l’essoufflement de cette scandaleuse stratégie de bâillonnement de toute critique de la politique d’Israël), le travail mené avec le Réseau Voltaire qu’il continue à présider depuis sa fondation, les menaces pesant sur sa vie, les dérives liberticides et les atteintes aux droits de l’homme, la politique des États-Unis envers l’Union européenne, et leurs relations avec le nouveau pouvoir en France, les intérêts d’al-Qaïda et même les récents événements en Géorgie : discussion à bâtons rompus au cours de laquelle M. Meyssan n’a jamais recours à la langue de bois.


ReOpen911 : Suite à la parution de L’Effroyable Imposture, « on » (Gérard Miller, Pascal Bruckner, Pierre Marcelle, Alain Finkelkraut, Caroline Fourest, liste non exhaustive…) vous a souvent présenté comme un « révisionniste », vous comparant même à M. Faurisson ; outre que cela permet à moindres frais d’éviter de répondre aux questions et aux points pertinents que soulèvent vos analyses, cela a ancré, par amalgame, dans les esprits d’un grand nombre de nos concitoyens l’idée fausse que vous seriez antisémite. 1

Vous avez pendant longtemps préféré ne pas vous expliquer sur des injures aussi odieuses qu’infondées et autres calomnies (quiconque peut le constater par soi-même en lisant vos livres ou en consultant le site du Réseau Voltaire de fond en comble : il n’y a pas le moindre propos antisémite1, évidemment). Cependant, ne pas y répondre, c’est aussi laisser le champ libre à vos détracteurs ; baisser la garde, n’est-ce pas faire le jeu de ces « salauds », pour reprendre l’élégante formule que M. Fabrice Nicolino (Politis du 11 avril 2002) avait eu à votre égard ?

Thierry Meyssan : Mes détracteurs jouent sur les mots. Comme l’a noté Pierre Vidal-Naquet, le terme "révisionniste" s’applique à tout historien qui fait son travail, celui de réviser les préjugés. Aussi refusa-t-il d’utiliser ce mot pour qualifier ceux qui nient le massacre des juifs d’Europe et lui préféra-t-il celui de "négationnistes". Cependant mes détracteurs créent une confusion dans l’esprit du public en me traitant de "révisionniste" et en faisant allusion simultanément au professeur Faurisson, condamné maintes fois pour antisémitisme. Ainsi, sans l’avoir dit, ils suggèrent que je suis antisémite.

Je suis humaniste et j’ai lutté —bien plus que ceux qui m’insultent— contre toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme. En qualité de président du Projet Ornicar, j’ai même reçu les félicitations du Mémorial Yad Vashem, la plus haute autorité morale en la matière. En qualité de président du Réseau Voltaire, j’ai animé le Comité national de vigilance contre l’extrême droite, qui a réuni chaque semaine pendant plusieurs années les 45 plus importantes organisations de gauche (partis politiques, syndicats, associations, loges maçonniques).

Lors de la campagne médiatique organisée contre moi, en 2002, j’ai porté plainte pour diffamation contre une douzaine de journaux qui avaient suggéré que j’étais antisémite. J’étais défendu par Me Bernard Jouanneau, qui est précisément l’avocat à l’origine de la jurisprudence contre les "négationnistes". Globalement, pour des propos quasi-identiques, j’ai gagné les procès à Versailles et perdu ceux à Paris. La Cour d’appel de Paris a reconnu que j’avais été diffamé, mais a considéré que je l’avais bien cherché et qu’il n’y avait pas matière à appliquer la loi et à condamner mes adversaires.

Un pas a été franchi par Pierre Rigoulot. Le co-auteur du Livre noir du communisme a écrit dans son livre sur l’Antiaméricanisme que je niais qu’il y ait eu un attentat contre le Pentagone. Et il m’a attribué entre guillemets une citation antisémite avec référence en bas de page. Il a été condamné pour cela. Depuis, personne ne s’est avisé d’inventer d’autres citations de ce type.

ReOpen911 : Pourquoi ne vous défendez-vous pas contre ces suspicions d’antisémitisme ? Comment convaincre les ReOpenistes et au-delà les sympathisants de l’objectif que s’est fixé cette association, que le Réseau Voltaire n’est pas antisémite. M. Meyssan, que faites-vous concrètement, personnellement et/ou au travers de www.voltairenet.org, pour combattre cette image d’antisémitisme, qui vous est attribuée par vos détracteurs. Par exemple, avez-vous des contacts avec les communautés juives de France ?

Thierry Meyssan : Comme je vous l’ai dit à l’instant, mon action passée est la preuve de mon humanisme. Il n’y a de place à une suspicion d’antisémitisme que pour des gens de mauvaise foi. Au demeurant, je ne m’intéresse pas à démentir que je sois antisémite, mais à agir contre l’antisémitisme. Je n’ai pas de contact avec les communautés juives de France en tant que telles, ni avec aucune communauté religieuse quelle qu’elle soit, car je suis laïc et ne pense pas que les problèmes politiques doivent se régler ainsi.

Une explication est ici nécessaire. Mes convictions humanistes me conduisent à condamner identiquement toute forme de discrimination fondée sur l’appartenance réelle ou supposée à un groupe de population. Je condamne donc à la fois non seulement l’antisémitisme et le sionisme, mais aussi l’amalgame entre les juifs et les crimes perpétrés par l’État d’Israël. Or, profitant du fait que toute personne reconnue comme juive par l’État d’Israël est éligible à la nationalité israélienne, le mouvement sioniste tente d’assimiler anti-sionisme et antisémitisme.

Dès sa création, en 1994, le Réseau Voltaire a combattu toutes les formes d’intolérance. Il y avait unanimité entre nous lorsque nous avons mené campagne contre les idées racistes de l’extrême droite. Dans l’affaire du DPS (Département protection sécurité), nous avons pris de grands risques, travaillé avec l’ambassade d’Israël et suscité une commission d’enquête parlementaire. Jean-Marie Le Pen et le Front national m’ont poursuivi en justice avec le Réseau Voltaire parce que j’avais évoqué la préparation d’une "nuit de cristal". Aucun avocat n’ayant accepté de nous défendre, j’ai plaidé moi-même ma défense. J’ai gagné. Cependant, tout a changé lorsque, à partir de 1999, nous avons étendu notre action à l’étranger. J’ai eu la surprise de constater que certains de nos administrateurs, sincèrement engagés dans la lutte contre le racisme, défendaient des principes opposés lorsqu’il s’agissait du Proche-Orient. Là-bas, ils se satisfaisaient très bien de l’apartheid israélien. Notre conseil d’administration est devenu un champ de bataille. En définitive, les administrateurs sionistes ont été mis en minorité. Ils ont démissionné, les uns après les autres, non sans insulter avec un acharnement particulier un de nos administrateurs qui est juif antisioniste. Ils ont répandu, via Internet, des calomnies contre lui dans l’espoir de ruiner son entreprise, ce qu’ils ne sont pas parvenus à faire.

Dans la situation politique internationale actuelle, je pense que le meilleur moyen d’agir contre l’antisémitisme, c’est de dénoncer la prétention illégitime de l’État d’Israël à représenter les juifs dans leur ensemble et à les rendre responsables des crimes du sionisme. Je l’écris de manière récurrente dans mes articles.

ReOpen911 : Vos 2 livres L’Effroyable Imposture puis Le Pentagate ont permis d’amorcer le débat et suscité une énorme controverse sur le sujet. Ils ont aussi eu pour conséquence de vous disqualifier dans tous les médias dominants : votre nom ne peut plus être prononcé sans que se déchaînent des passions le plus souvent irrationnelles ; vous êtes devenu une sorte de « pestiféré » du journalisme à tel point que nous ne pouvons plus vous citer sans prendre le risque de devenir inaudibles. Avec le recul de ces 6 années, changeriez-vous de stratégie si vous aviez à réécrire ces livres et modifieriez-vous votre argumentaire ?

Thierry Meyssan : Non, je ne changerais rien du tout.

Beaucoup de gens me disent que mes livres sont mal écrits, que mon travail n’était ni fait, ni à faire, et que si j’avais suivi leurs conseils il en serait autrement. Toutefois aucun d’entre eux n’a fait quoi que ce soit pour faire éclater la vérité. La stratégie que j’ai choisie était la seule que j’étais capable de mettre en œuvre. Je l’ai fait et je l’assume. Je suis fier d’avoir ouvert cette polémique et d’avoir ouvert les yeux de centaines de millions de gens. J’en paye le prix, c’est normal. On ne peut pas défier le plus grand empire de l’Histoire sans conséquences.

Au demeurant, si je suis un « pestiféré du journalisme », comme vous dites, dans les pays de l’OTAN, il n’en est pas de même ailleurs où l’on m’attribue au contraire des distinctions.

ReOpen911 : L’attaque sur le Pentagone reste l’un des sujets les plus mystérieux du dossier du 11/9 ; la théorie du missile que vous avez soutenue avec Pierre Henri Bunel, reste d’ailleurs très débattue à l’intérieur même du Truth Movement et jusqu’au sein de ReOpen911 également. De nombreux membres (du Forum ou de l’association) continuent de réfléchir à ce sujet, quelle est votre opinion sur ce sujet précis aujourd’hui ? A-t-elle évoluée ces dernières années ? Dans les deux cas, pourquoi ?

Thierry Meyssan : Dans L’Effroyable Imposture 1, je me suis contenté de noter que l’explication gouvernementale de ce qui s’est passé au Pentagone est idiote. À l’évidence aucun avion de ligne ne s’est écrasé à cet endroit. C’est ce point qui était important pour moi, car la théorie du Boeing a été utilisée par les États-Unis pour justifier devant le Conseil de sécurité de l’ONU l’attaque de l’Afghanistan.

J’ai été très étonné des réactions. Particulièrement lorsque j’ai lu le dossier du Monde assurant avec force vocabulaire scientifique qu’il est parfaitement normal qu’un avion se dématérialise. Je ne pensais pas que des gens éduqués nous feraient le coup du « Pentagone des Bermudes ». Je trouve plus subtil le travail de Pilar Urbano en Espagne. Cette célèbre journaliste a préféré reconnaître l’évidence et broder sur de possibles motifs de Sécurité nationale qui auraient obligé l’administration Bush à mentir sur ce point. De cette manière, elle a élaboré un argumentaire pour concilier la réalité avec le mythe du complot islamique mondial.

En définitive, j’ai proposé la théorie du missile lors de la conférence que j’ai présentée aux ambassadeurs de la Ligue arabe à Abou Dhabi. Je l’ai développée dans Le Pentagate, dont Pierre-Henri Bunel a bien voulu rédiger un chapitre. Je suis ouvert à toute autre hypothèse, mais pour le moment, celle-ci est la seule crédible.

ReOpen911 : Que pensez vous du mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre aujourd’hui et quel avenir lui voyez-vous ? Comment évaluez-vous ses chances d’aboutir dans son combat ? Quel conseil de stratégie donneriez-vous au Truth Movement ?

Thierry Meyssan : Je suis enthousiasmé en voyant des citoyens de divers pays occidentaux, de plus en plus nombreux, refuser de gober la propagande impériale et chercher à se faire par eux-mêmes leur opinion sur les choses. C’est le signe d’une renaissance démocratique. Je ne m’étonne donc pas que le système ne cesse de minimiser leur action ou de les faire passer pour des cinglés. C’est le lot normal des dissidents dans les systèmes totalitaires.

Ce mouvement ne pourra aboutir que lorsqu’il aura terminé sa révolution copernicienne. Il y a beaucoup de gens qui continuent à croire que les institutions des États-Unis sont démocratiques et que le problème actuel est un incident de parcours imputable à la seule administration Bush. Je pense que c’est malheureusement faux et que nous devons affronter un impérialisme prédateur pour lequel tous les coups sont permis. Le 11-Septembre n’est pas un incident de parcours, c’est la nature même du système poussée à son paroxysme.

Cela dit, je m’interdis de donner des conseils à quiconque, car je ne sais pas ce qu’il en coûterait à chacun de les appliquer. Je m’efforce quant à moi de persévérer et de pousser toujours plus loin l’analyse politique.

ReOpen911 : À la page 51 de L’Effroyable Mensonge de MM. Dasquié et Guisnel, on apprend que ce H.M.-V. que vous remerciez à la fin de votre livre n’est autre qu’Hubert Marty-Vrayance, commissaire à la direction centrale des Renseignements généraux ! D’après les 2 auteurs, il serait le « promoteur déterminé du complot, n’hésitant pas à avancer les éléments les plus irrationnels pour convaincre ses collègues ainsi que l’auteur ». Ce dernier s’en défend. À la page 65, on apprend dans un entretien (4 avril 2002) qu’il dit ne tirer ses informations qu’au travers de la presse… Pouvez-vous nous en dire plus sur M. Hubert Marty-Vrayance, ses idées, son rôle exact dans l’aide qu’il vous a apportée ?

Thierry Meyssan : Hubert Marty-Vrayance était le patron des Renseignements généraux dans la Nièvre. François Mitterrand avait souvent recours à lui pour mener hors hiérarchie des enquêtes sensibles. Il a pris contact avec moi, en 1990, dans le cadre d’une de ces enquêtes. Comme il avait fini par le connaître bien, il a été par la suite chargé par le directeur central Yves Bertrand, de me surveiller. Nous nous rencontrions de temps à autre et discutions afin que ses rapports sur mon activité prennent en compte mon point de vue.

Il se trouve qu’en 2001, il était comme moi et les deux auteurs que vous citez, membre d’une liste de discussion sur Internet consacrée à l’actualité du renseignement. Des centaines de professionnels y participaient, des magistrats, policiers, militaires et journalistes. Nous avons eu sur cette liste des échanges à propos des attentats du 11-Septembre. Il était sur la même ligne que moi. Il se peut que sa conviction se soit appuyée sur des éléments couverts par le secret Défense, d’autant qu’il travaillait alors au Secrétariat général de la Défense nationale, l’organisme rattaché au Premier ministre qui coordonne les services français de renseignement. En tout cas, il n’en a pas fait mention dans ces échanges et s’est borné, dans le respect de son statut, à ne citer que des sources ouvertes (presse et rapports publics).

J’ai utilisé certaines des références qu’il avait mentionnées et j’ai trouvé amusant de remercier en fin d’ouvrage le fonctionnaire chargé de me surveiller. J’ai eu tort, car au même moment les services français ont été traversés par un regain de tension entre atlantistes et gaullistes. Le commissaire Marty-Vrayance, qui jouait un rôle particulier dans plusieurs services à la fois, a été éjecté et érigé en bouc émissaire. Par la suite Nicolas Sarkozy s’est acharné sur lui et, en tant que ministre de l’Intérieur, l’a révoqué par décret de la fonction publique. Il a été accusé à tort de toutes sortes de crimes et incarcéré avant d’être blanchi de ce dont on l’accusait et d’être relaxé. Sur procès-verbal, il a été établi que la personne qui avait témoigné contre lui, avait menti à la demande d’un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. Cet individu n’a pas été sanctionné.

ReOpen911 : Puisque apparemment vous avez vos entrées dans le monde du renseignement, pourriez-vous dire quelle est la tendance générale qui s’y dessine au sujet de la thèse officielle ? Avez-vous connaissance de politiques ou de journalistes qui, « en off », remettent en cause la version officielle du complot islamiste ?

Thierry Meyssan : On se méprend à propos de mes contacts dans les milieux du renseignement. Il se trouve que j’ai été élevé, adolescent, dans ce milieu. J’ai toujours connu des espions et je me suis toujours senti à l’aise parmi eux. Je connais leurs codes et leur dureté.

Quoi qu’il en soit, vivant désormais hors de la zone OTAN, je n’ai pas pu poursuivre les contacts dont je disposais dans le renseignement français. En revanche, au cours de mes voyages, j’ai eu l’occasion de rencontrer de très nombreux responsables du renseignement dans d’autres pays. Vu le niveau de mes relations politiques, il est normal que les responsables du renseignement en charge du 11-Septembre et de la politique US établissent des contacts avec moi lorsque je me rends dans leur pays.

J’ai observé, au cours des dernières années, que les nouveaux directeurs des principaux services de renseignement des États non alliés à Washington étaient souvent ceux qui avaient été en charge des enquêtes sur le 11-Septembre et qui, par conséquent, étaient les mieux informés sur le fonctionnement de l’empire US. En suivant les nominations dans les bulletins spécialisés, j’ai ainsi reconnu le nom de fonctionnaires qui étaient venu me voir lors de mes voyages et avec qui je suis parfois resté en relation.

ReOpen911 : Depuis des années, des dizaines de satellites scrutent le sol depuis l’espace, 24 heures sur 24. Le temps était dégagé aux USA ce 11 septembre 2001. Logiquement, on devrait avoir des images satellites des détournements… Que savez-vous à ce sujet ?

Disposez-vous d’informations précises que vous puissiez divulguer ?

Thierry Meyssan : Comme vous le savez, plusieurs exercices militaires avaient lieu ce 11-Septembre aux États-Unis, notamment une simulation d’attaque par des bombardiers nucléaires russes via le Canada. Toutes les puissances qui ont des moyens d’observation satellitaires avaient donc positionné leurs matériels pour suivre l’exercice et l’analyser.

Cependant, il ne suffit pas d’avoir des images. Il faut aussi avoir les bonnes questions pour les interpréter. Je pense que la Russie a été l’un des premiers États à reprendre ces images pour vérifier la version bushienne des événements. La plupart n’ont examiné ces images dans ce but qu’après la publication de mon livre.

Les armées s’interdisent de diffuser des images prises par leurs satellites espions de manière à maintenir un flou intimidant sur leurs capacités de surveillance. Avec le temps, cet impératif disparaît. Il y a un moment où il sera possible de les rendre publiques et où ce sera jugé opportun de le faire.

ReOpen911 : L’ancien chef d’état-major russe Leonid Ivashov, participait à la conférence Axis for Peace. D’après vous, comment se porte le mouvement du 11/9 en Russie ? Est-il toléré voire soutenu par les autorités ? Est-il restreint à un groupe de spécialistes (journalistes, experts) ou est-il popularisé dans la société civile par des livres, des magazines ou des reportages télévisés comme c’est le cas au Japon par exemple ? Y a-t-il sur ce sujet plus de liberté en Russie qu’en France ?

Thierry Meyssan : Le général Ivashov était en poste le 11 septembre 2001. Avec son état-major, il observait l’exercice militaire US quand les attentats sont survenus. Sa première préoccupation était d’éviter une méprise, de faire passer le message à son homologue US que la Russie n’était impliquée dans les attentats et que la troisième guerre mondiale n’était pas déclenchée. On sait que le Président Vladimir Poutine n’a cessé de tenter de joindre son homologue ce jour-là, mais que le Président George W. Bush n’a pas répondu à ses appels, comme s’il savait à quoi s’en tenir.

Dans les jours suivants, le général Ivashov a demandé diverses vérifications. Ses services lui ont rapidement indiqué qu’il s’agissait d’un complot intérieur et non extérieur. Le premier point qui les a alertés est l’effondrement des trois tours du World Trade Center. Les experts militaires ont rapidement conclu qu’elles étaient piégées avec des explosifs. Je vous rapporte ici les propos du général.

En Russie, la question du 11-Septembre continue à faire débat. En décembre dernier, alors que je faisais une présentation audiovisuelle devant différents responsables russes, le général Anatoly Koulikov (ancien ministre de l’Intérieur) m’a pris à partie. Il refusait en bloc mon travail, sans argument précis, uniquement parce que la remise en cause du mythe du complot islamique mondial remettait aussi en cause son traitement de la question tchétchène.

Quoi qu’il en soit, notre point de vue est aujourd’hui celui du Président Dmitry Medvedev, du Premier ministre Vladimir Poutine et du directeur du FSB, Alexander Bortnikov.

Ce sujet a été largement abordé dans les médias. J’ai participé à des émissions de radio et de télévision à Moscou dès 2002. Cependant, le souci de maintenir de bonnes relations avec les États-Unis poussait les hommes politiques et journalistes russes à la prudence. Cette retenue n’a plus lieu d’être depuis l’agression états-uno-israélienne contre l’Ossétie du Sud, par Géorgie interposée. On pourra le constater dans les prochaines semaines.

ReOpen911 : L’identification de Mohammed Atta en tant qu’agent de la CIA par la cellule Able Danger est-elle un signe de « complot interne » (inside job) impliquant la cellule des P2OG de Rumsfeld et de William Schneider ?

Thierry Meyssan : Les États-Unis essayent à la fois de nous convaincre qu’ils ont été surpris par les attentats (ce qui explique qu’ils n’ont pas su les empêcher) et qu’ils savaient tout d’al-Qaïda (ce qui confirme rétrospectivement le complot islamique mondial). Ils ne cessent donc de multiplier les informations contradictoires sur ces sujets.

Après le 11-Septembre, Washington a essayé de donner de l’épaisseur à al-Qaïda. Jusque-là, il s’agissait uniquement d’une appellation générique pour désigner des mercenaires musulmans. Les hommes de ben Laden avaient servi sous les ordres de la CIA en Afghanistan contre les Soviétiques. On les avait vu par la suite créer la légion arabe en Bosnie-Herzégovine, puis l’émirat de Tchétchénie. Avec l’aide de l’Allemagne, ils avaient été intégrés à l’état-major de l’OTAN durant la guerre du Kosovo. On les a même vu appuyer les Géorgiens contre les Ossètes. Cependant, après le 11-Septembre, on les a désigné comme des ennemis tout en continuant à les utiliser, mais de manière beaucoup plus structurée. Par exemple, ici au Liban, ils ont vainement tenté de faire jouer la solidarité sunnite et de soulever les réfugiés palestiniens contre le Hezbollah, avant d’être écrasés au camp de Nahr-el-Bared par l’armée libanaise, équipée par la Syrie. Ou encore, ces jours-ci, ils essayent de mobiliser les Ouïghours en multipliant les attentats au Xinjiang chinois. Dans tous ces cas, les branches locales d’al-Qaïda se résument à des mercenaires recrutés dans les milieux intégristes sunnites, formés au Pakistan ou en Jordanie et rémunérés par le prince Bandar d’Arabie saoudite pour le compte de la CIA ou du Pentagone. Peu importe que ces mercenaires croient servir les États-Unis ou les combattre. Qu’ils en soient conscients ou que ce soit à leur insu, leur chaîne de commandement remonte à Washington.

Simultanément, le Comité des Six, présidé par Condoleezza Rice, a ordonné enlèvements et tortures. En 7 ans plus de 80 000 personnes ont été « traitées » dans les prisons secrètes de la CIA et dans les 17 prisons offshore de la Navy. 26 000 sont encore séquestrées.

Ces gens n’ont pas été arrêtés et jugés par des tribunaux judiciaires à l’issue de débats contradictoires. Ils ont été happés par une gigantesque machine à broyer les vies. Les techniques d’interrogatoire déterminées par le Comité des Six n’ont pas pour but d’obtenir des informations. Elles sont fondées sur les recherches du professeur Albert D. Biderman. Leur but est d’inculquer des réponses aux victimes, jusqu’à ce qu’ils s’accusent de crimes qu’ils n’ont pas commis et qu’ils en soient convaincus eux-mêmes. Beaucoup sont réfractaires à ce lavage de cerveau, mais vu le nombre de sujets, on dispose maintenant de quantité d’aveux imaginaires. Des gens qui ont perdu la raison s’accusent de tout et de n’importe quoi et sont prêts à en témoigner. Cependant, on doit recourir à des juridictions d’exception pour les tenir à distance de leurs avocats, car leur propos délirants ne résistent pas à un contre-interrogatoire.

Dans ces conditions, la théorie du complot interne et celle du complot externe se rejoignent. Pour Washington, oser produire des aveux de cette nature, c’est s’accuser soi-même. Paradoxalement, c’est la raison pour laquelle les « grandes âmes » occidentales ne s’indignent pas de ces horreurs. Bernard Henri-Lévy s’est même rendu à Guantanamo pour jouer le témoin de moralité des tortionnaires et en a fait un livre abject. S’ils dénonçaient cette machine, ils devraient reconnaître qu’elle a été créée pour poursuivre l’imposture du 11-Septembre.

ReOpen911 : Pensez-vous que le néo-conservatisme occidental a les moyens d’atteindre ses objectifs d’hégémonie globale sur le reste du monde ? Dans ce contexte, pensez-vous que dans la stratégie de remodelage du grand Moyen-Orient « l’étape iranienne » puisse être franchie avant les prochaines élections présidentielle US ?

Thierry Meyssan : L’empire a surdéployé ses troupes et négligé son économie intérieure. C’est un colosse aux pieds d’argile qui peut s’effondrer en quelques années et disparaître, comme l’Union soviétique l’a fait.

Les États-Unis sont un prédateur qui a besoin de guerre pour se nourrir. Mais, ils n’ont plus les moyens de confrontations d’envergure. Ils ne peuvent plus se permettre d’attaquer l’Iran et ils ont laissé tomber la Géorgie.

Comme je l’ai expliqué dès la fin 2007, le tandem Bush-Cheney a perdu la main. Les forces armées des États-Unis obéissent désormais à un groupe d’officiers supérieurs réunis autour du secrétaire à la Défense Robert Gates. Ces mutins ont parfaitement conscience que l’attaque de l’Iran serait l’aventure de trop. Ils s’y sont opposés et ils s’y opposeront.

Le projet de remodelage du Grand Moyen-Orient était de toute manière voué à l’échec depuis la défaite israélienne au Liban, comme je l’ai expliqué dans L’Effroyable Imposture 2.

ReOpen911 : Vous avez quitté la France en affirmant que votre sécurité n’était plus assurée ; peut-on en conclure que sous la présidence de M. Chirac vous aviez bénéficié d’une protection que le nouveau Président n’a pas souhaité maintenir ?

Thierry Meyssan : Correct.

ReOpen911 : Votre sécurité est-elle bien assurée aujourd’hui ? Quelle est aujourd’hui votre liberté de mouvement ?

Thierry Meyssan : Je fais attention à ne pas entrer dans la zone OTAN et à ne pas prendre de compagnies d’aviation de pays de l’OTAN. Washington surveille néanmoins mes allées et venues et me le rappelle quand cela est possible. Par exemple, il y a quelques mois, j’ai été brièvement interpellé par la police à Vienne, alors que l’Autriche est un État neutre, afin de relever sur mon passeport l’ensemble de mes visas et les dates de mes déplacements.

Le risque est permanent. En décembre, la police vénézuélienne m’a évacué en force lors d’une conférence dans un ministère pour éviter qu’il ne m’arrive malheur. Je ne vous en dirai pas plus : pour être efficaces, les mesures de sécurité ne doivent pas être discutées en public.

ReOpen911 : Comment expliquez-vous que les champions français de la défense des droits de l’homme, toujours prêts à voler au secours d’un Redeker ou d’un Sifaoui, ne se soient jamais prononcés sur votre départ forcé, et pourquoi avoir préféré partir plutôt que de médiatiser les menaces qui pèsent sur vous ?

Thierry Meyssan : Les gens auxquels vous faites allusion ne défendent pas les droits de l’homme. Ils instrumentalisent cet idéal pour défendre la puissance dominante. Je n’attends rien d’eux.

Normalement, j’aurais dû à la fois porter plainte pour menaces de mort proférées par des fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions et ameuter les médias. Mais ces fonctionnaires se considèrent en service commandé et les médias ne cessent de me traiter de paranoïaque. J’ai pris la décision de m’exiler en pensant avoir du temps devant moi. J’ai commencé à boucler mes affaires sans me presser. Puis j’ai compris que cela devenait dangereux. J’ai appelé mes amis à l’aide. Les premiers à m’avoir répondu sont des Syriens. J’ai fait mes bagages et je suis parti à Damas. En définitive, je viens de me fixer à Beyrouth.

ReOpen911 : Votre article explosif de juillet 2008 dans lequel vous revisitez la fabrication de M. Sarkozy par les services US est une attaque frontale violente. Une démonstration implacable de qui gouverne la France ! Faut-il comprendre que vous livrez à M. Sarkozy un combat à mort, et que votre retour d’exil est impossible tant qu’il sera au pouvoir ?

Thierry Meyssan : Mon retour ne sera pas possible tant que la France sera aux mains de traîtres.

ReOpen911 : Le CSIS (Center for Strategic and International Studies) de Ray Clyne (ancien patron de Christine Lagarde, actuelle ministre de l’Économie) est-il un outil d’entrisme et d’ingérence dans la souveraineté de la France ? Le traité européen dit simplifié (ou encore « mini traité ») a-t-il pour but de détruire les institutions françaises et de lui ôter sa capacité de vote au Conseil de sécurité de l’ONU ?

Thierry Meyssan : Le CSIS est un think-tank états-uno-saoudien, lié à la famille Bush. Nous lui devons Christine Lagarde qui fait aujourd’hui rédiger les notes de ses collaborateurs à Bercy en anglais et coupe les ailes de l’industrie française.

Le maxi traité européen présenté par Nicolas Sarkozy visait en premier lieu à poursuivre la transformation de l’Union européenne en une zone de libre échange toujours plus vaste, tout en la diluant politiquement. Puis, à rendre ses institutions compatibles avec celles de l’Accord de libre-échange nord-américain, [l’ALENA], en vue d’une fusion ultérieure au sein d’un vaste marché transatlantique, politiquement dominé par Washington.

Même si ce projet est pour le moment interrompu, des institutions transatlantiques fonctionnent déjà, hors traité. Ainsi en est-il des centaines d’enlèvements perpétrés par la CIA dans l’Union européenne au cours des dernières années avec l’assentiment du Conseil européen et parfois la complicité active des gouvernements européens. Washington ordonne, les gouvernements européens obéissent au mépris de leurs lois nationales. La France de Chirac a résisté à cet asservissement, aucun cas d’enlèvement n’est connu durant ses mandats. Il n’en est pas de même avec la France de Sarkozy : voyez l’enlèvement en plein Paris de Mohammed As-Siddik2 en mars dernier, sans aucune réaction du gouvernement français. De même, l’Assemblée transatlantique, qui n’a aucune base juridique, a commencé ses travaux. À titre expérimental des députés délégués par le Parlement européen ont siégé l’an dernier avec des membres du Congrès états-unien dans une assemblée d’opérette.

Comprenez bien : depuis le rapport Wolfowitz de 1991, les États-Unis considèrent comme une priorité d’empêcher l’Union européenne d’entrer en compétition avec eux. Ils acceptent qu’elle soit un géant économique, mais veulent la tailler comme un bonzaï et en faire un nain politique.

ReOpen911 : Pensez-vous que la sortie des USA du traité ABM, juste après le 11-Septembre soit une coïncidence ou peut-il s’agir d’un des objectifs des attentats ? Cette obsession flagrante est visible dans le PNAC et perdure depuis la création de l’IDS de Reagan. Delmart Vreeland en parle lors d’un entretien avec Mike Ruppert, mais sans connaître la portée stratégique du bouclier anti-missiles. Cette initiative stratégique de défense est-elle constitutive d’un retour de la guerre froide et présage-t-elle d’un futur affrontement USA-Europe contre Russie-Chine ?

Thierry Meyssan : Bien sûr, la sortie du traité ABM se situe dans le projet du PNAC et dans la logique des attentats du 11-Septembre. Ceux-ci ont d’ailleurs été évoqués pour rompre unilatéralement le traité.

Bien que MM. McCain et Obama soient partisans d’un affrontement avec la Russie, je ne pense pas que les États-Unis en aient les moyens. Comme on vient de l’observer dans le Caucase, ils ont sous-estimé leur compétiteur.

Washington pensait que malgré le redressement économique russe, Moscou n’avait pas retrouvé les moyens de sa puissance. Certes ses troupes spatiales et aériennes sont remarquables, mais sa marine est faible et son armée de Terre ne s’est pas relevée de l’effondrement de l’URSS, assurait-on. La Géorgie n’étant pas membre de l’OTAN, Washington a sous-traité son encadrement militaire à Israël. Un Israélien a été nommé par le Président Saakashvili, ministre de la Défense. Il a équipé l’armée géorgienne d’armes israéliennes et des sociétés israéliennes sont venues dispenser une formation aux militaires géorgiens. Il y a deux semaines, les Israéliens se sont retirés de manière à pouvoir nier toute responsabilité dans l’attaque, à défaut de pouvoir la nier dans sa préparation. Moscou a informé Washington des préparatifs géorgiens et a demandé à l’administration Bush de retenir ses alliés. Mais la Maison-Blanche, sûre de son coup, a donné un feu vert à Saakashvili. Les troupes géorgiennes, appuyées par 2 500 mercenaires, ont attaqué l’Ossétie du Sud et massacré 1 600 personnes. Les Russes, qui se tenaient prêts, sont immédiatement venus rétablir l’ordre en vertu des accords internationaux. Ils ont pris le contrôle de la totalité du pays en quelques heures, s’abstenant de prendre Tbilissi pour ne pas donner l’impression d’annexer le pays. C’est une nouvelle défaite militaire pour les conseillers israéliens (il s’agit des généraux qui ont perdu la guerre de 2006 contre le Liban) et une première défaite politique pour les États-Unis. Le vent est en train de tourner.

L’extension de l’OTAN à l’Est est une menace pour la paix. Cette organisation aurait dû être dissoute en même temps que le Pacte de Varsovie. Bush père en avait pris l’engagement auprès de Mikhaïl Gorbatchev. C’est sa conseillère de l’époque, Condoleezza Rice qui a manigancé ce marché de dupes. Elle a organisé la réunification allemande de sorte que l’Allemagne de l’Est est entrée dans l’OTAN sans avoir à le dire. Puis, elle a orchestré le glissement à l’Est.

Les États-Unis n’ont pas cessé d’attaquer la Russie depuis la fin de l’Union soviétique. Ils ont cherché à la démanteler à son tour en créant l’émirat de Tchétchénie (qui a servi de modèle à celui des Talibans en Afghanistan), ils ont organisé son pillage économique par des oligarques, ils l’ont encerclée via l’OTAN, ils la menacent avec des missiles offensifs joliment nommés « bouclier » par leur propagande, ils détournent les voies d’acheminement des hydrocarbures pour qu’elles s’éloignent du territoire russe, etc. À n’en pas douter, l’amputation de la Serbie et la création artificielle d’un Kosovo sous tutelle de l’Union européenne auront été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Cela aura montré que la guerre de l’OTAN au Kosovo était bien une guerre de conquête, et que les Européens comme les États-uniens et Israël se moquent du droit international et de la souveraineté des peuples.

ReOpen911 : M. Meyssan, merci pour ces réponses. Désirez-vous apporter des précisions ou aborder un dernier point en conclusion ?

Thierry Meyssan : Je suis heureux de cet échange et vous invite à le renouveler si vous continuez à vous interroger sur les prises de position que m’attribuent les médias. Je serai heureux de les préciser, de les expliquer et de lever de possibles malentendus.

Nous sommes peu nombreux à nous battre pour la vérité. Nous devons veiller à ce que la propagande de l’empire du mensonge ne nous divise pas. Au-delà de cette impératif stratégique, j’attache d’autant plus d’importance à votre opinion que j’ai de l’admiration pour votre action.



Notes de ReOpen911 :

1 Nous ne rappellerons ici, faute de place, qu’un seul des cas les plus frappants de mauvais procès fait à l’auteur ; cela concerne le fait que deux employés de la société israélienne Odigo (basée à New York et ayant des bureaux à Herzliya, près de Tel Aviv) ont reçu, le 11 Septembre, un message électronique les informant d’attentats au WTC près de 2 heures à l’avance. M. Meyssan utilise des informations diffusées à la fois dans les quotidiens Ha’aretz, Newsbytes, Washington Post, Jerusalem Post et sur CNN. Or M. Meyssan n’a jamais repris à son compte la rumeur selon laquelle les juifs ont été prévenus à l’avance et ne se sont pas rendu à leur bureau ce jour-là. Bien au contraire, il s’en démarque et l’explique en écrivant (note 10 page 198 de la nouvelle édition, ou page 37 de l’édition originale) : Cette information a été diffusée de manière déformée par un commentateur d’al-Jazira qui a essayé de l’utiliser pour accréditer que les attentats auraient été perpétrés par le Mossad et que celui-ci aurait préalablement averti les employés juifs du WTC. La chaîne qatarie a immédiatement licencié le journaliste affabulateur.

2 Lire l’article « Kouchner a "perdu" le témoin-clé de l’enquête Hariri », sur le site du Réseau Voltaire ou ici dans l’attente du retour en ligne du Réseau Voltaire, qui connait actuellement, purement et simplement, des problèmes techniques.

06 avril 2008

Face à la passivité des professionnels de la tolérance et des spécialistes de la bonne conscience...

... une seule solution :

le livre, dans le sens de "la lecture", source de connaissances permettant de faire le tri entre l'essentiel et l'accessoire, le spirituel et le matériel, le bio et le Mc Do. Combien de livres avez-vous acheté ces 6 derniers mois, et combien de "donuts" ?

Alors ?... + de livres ou + de "donuts" ? 
Quel est votre ratio ? 
Pensez-vous qu'il y ait un déséquilibre dans vos propres achats ?

La connaissance permet de comprendre, de mettre en parallèle, d'avoir une vue en 3D sur les choses. Cela permet d'éviter de faire partie du plan de quelqu'un d'autre, où de croire qu'un Dieu qui est censé "être amour" veuille qu'on lapide une femme ou qu'on pose des bombes pour lui...
Sans parler des "incivilités" quotidiennes dont la république tait le nombre pour mieux se faire élire encore et toujours. Il est plus facile de prendre l'argent des pères de familles qui roulent à 120 au lieu de 110 que de stopper le vrai cancer de notre société.

Ici, la question à se poser est la suivante : "celui qui me parle dans cette conférence, dans ce meeting, dans cette assemblée est au service du bien ou du mal ???"

Voici en vidéo la raison de ce post.
Une vidéos dont les images peuvent choquer.

Réveillons-nous, où le moyen-âge sera de retour.


01 mars 2008

Le monde selon Monsanto > le film !


Arte : mardi 11 mars à 21h

Le film retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, roundup...).

Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète.

>>Tout sur le documentaire événement sur Arte

>>ITW de Marie-Monique ROBIN