19 décembre 2009
Egoïsme, mon amour.
15 avril 2009
PIB vs Empreinte Ecologique
SCIENTIFIQUE MILITANT
Hervé Kempf, Le Monde
11 mars 2009
Ecologie: Jane Goodall dénonce la Chine
"Ces régions contenant des zones forestières non exploitées sont très tentantes, en particulier aujourd'hui pour la Chine, en raison de ses efforts désespérés pour assurer sa croissance économique", a-t-elle expliqué.
La Chine "a beaucoup d'entreprises au Congo-Brazzaville et est certainement présente en RDCongo", deux pays où la déforestation et l'activité humaine ont décimé les populations de primates.
28 décembre 2008
Round Up, une nouvelle étude sur la toxicité de quatre différentes formulations.
L'’association MDRGF demande aux autorités en charge de l’'évaluation des pesticides de réévaluer les diverses formulations de Round Up® en prenant en compte ces effets multiplicatifs de la toxicité du glyphosate par ses adjuvants.
Pierre PICARD
En ligne le 23/12/2008 sur : http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/tx800218n
Source : Vôtre Santé
27 août 2008
Un film révèle la menace des biocarburants sur les Indiens du Brésil
| Un homme guarani ©João Ripper/Sur |
Birdwatchers relate une histoire d'amour dans le Brésil rural entre la fille d'un riche propriétaire terrien et un jeune Guarani, futur chaman, tandis que leurs deux mondes s'affrontent sur fond d'invasions de territoires, suicides et rébellion.
Le film marque les débuts au grand écran de plusieurs Guarani dans des rôles principaux, notamment Abrisio da Silva Pedro (dont le nom guarani, Chirivy Poty'i, signifie "beau petit garçon") dans le rôle du futur chaman. 230 Guarani, qui n'avaient jamais joué auparavant, ont été engagés dans ce film, écrit et dirigé par le réalisateur italo-chilien Marco Bechis. L'acteur italien Claudio Santamaria ("Casino Royale") et le célèbre acteur brésilien Matheus Nachtergaele sont également au générique.
L'acteur guarani Ambrósio Vilhava (dont le nom guarani, Kunumi Taperendi, signifie ‘le garçon qui brille comme le soleil levant’) a déclaré qu'il espérait que ce film contribuerait à la reconnaissance officielle de leur territoire. "C'est ce que j'espère le plus : la terre et la justice".
Les Guarani-Kaiowá vivent dans l'Etat brésilien du Mato Grosso do Sul. "Mato Grosso" signifie "forêt dense", mais la forêt a quasiment disparu. Depuis 70 ans, les Guarani ont été dépossédés de la majorité de leurs terres par des éleveurs de bétail et des producteurs de canne à sucre et de soja qui les ont souvent expulsés de manière très violente. Ils occupent aujourd'hui une infime portion de leur territoire ancestral et travaillent dans des conditions de quasi-esclavage dans les ranchs et les plantations. De nombreux enfants souffrent de grave malnutrition et plusieurs en sont morts.
Le Brésil est depuis des années l’un des leaders mondiaux de la production de biocarburants et la plupart des voitures brésiliennes roulent à l’éthanol. Le pays aspire à devenir le premier exportateur d’éthanol au monde et vise à exporter 26 milliards de litres d’ici 2010. La majeure partie de la canne à sucre utilisée pour la production d’éthanol est récoltée sur des terres autrefois occupées par les forêts guarani. Dans le seul Etat du Mato Grosso do Sul, on trouve onze moulins à sucre et distilleries d’éthanol ; trente sont en construction sur un projet total de 84.
Durant ces vingt dernières années, plus de 517 Guarani-Kaiowà se sont suicidés; beaucoup étaient des enfants. La plus jeune, Luciane Ortiz, avait tout juste neuf ans. Lasses d'attendre l'intervention des autorités, les communautés ont depuis plusieurs années commencé à réoccuper leurs terres, provoquant une violente réaction des fermiers et de leurs hommes de main engagés pour intimider, agresser et parfois même tuer les Indiens.
En liaison avec le film, Survival a créé un fond spécial destiné à aider les Guarani à défendre leurs droits, leurs terres et leur avenir : http://www.guarani-survival.org/en
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "J'espère que ce film attirera l'attention sur le sort tragique des Guarani, la privation de leurs terres et la menace que représente pour eux l'industrie des biocarburants qui risque d'aggraver encore plus leurs problèmes".
La Première du film aura lieu à Venise le 1er septembre prochain.
Conférence de presse en présence de Marco Bechis, Claudio Santamaria et cinq acteurs guarani :
1er septembre 11h30
Casinò (3ème étage)
Festival du film de Venise
Les acteurs guarani sont disponibles pour des interviews en Italie du 1er au 5 septembre.
Pour en savoir plus sur "Birdwatchers" : www.birdwatchersfilm.com
Magali Rubino 00 33 (0)1 42 41 44 10
magali@survivalfrance.org
01 mars 2008
Le monde selon Monsanto > le film !

Le film retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, roundup...).
Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.
En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète.
21 septembre 2007
La faim, la bagnole, le blé et nous
Je suis journaliste (à Terre Sauvage et à La Croix), après avoir travaillé pour Politis, Géo, Le Canard Enchaîné, Télérama. Je suis le co-auteur, avec François Veillerette, du livre “ Pesticides, révélations sur un scandale français ” (Fayard, 2007). Si je me permets aujourd’hui de vous adresser ce message, c’est qu’il y a urgence, une urgence absolue.
Je publie le 3 octobre un livre intitulé “ La faim, la bagnole, le blé et nous. ” (Fayard). Son sous-titre est clair : une dénonciation des biocarburants. Je veux vous en parler directement. Vous pouvez certes y voir une banale opération commerciale, mais tel n’est pas le cas.
L’expansion fulgurante des biocarburants est une tragédie planétaire. Elle conduit en premier lieu à la stérilisation de millions d’hectares de terres agricoles et à l’aggravation tragique de la faim. Pour faire rouler des bagnoles. Savez-vous que le quart du maïs américain sert déjà à fabriquer du carburant automobile ? Une telle révolution a des effets en chaîne sur toutes les céréales et plantes alimentaires, dont le cours explose.
Elle conduit également à la destruction de ce qui reste de forêts tropicales. En Indonésie, le palmier à huile menace tout à la fois l’homme, l’orang-outan et l’éléphant d’Asie, ridiculisant tous les grands discours sur la biodiversité. En Afrique, le bassin du Congo est attaqué.
Au Brésil et en Amérique latine, on plante de la canne à sucre ou du soja partout. Pour remplir les réservoirs au détriment de la forêt et du cerrado, pourtant des écosystèmes uniques. Les biocarburants sont des armes de guerre et de mort.
Qui les soutient ? L’agriculture industrielle, les transnationales et tous ceux qui leur sont soumis, dont nombre de journaliste hélas. En France, je décris un système complexe dont l’un des centres n’est autre que le ministère de l’Écologie de M. Borloo, à travers l’Ademe et un organisme méconnu, Agrice. À quelques semaines du “ Grenelle de l’Environnement ”, cela mérite d’être discuté. Mais je n’oublie pas tous les autres, y compris certains écologistes fort mal inspirés.
Car les biocarburants, comme je le montre, et malgré de rares études manipulées par lobby, ont un bilan écologique désastreux, qui aggravera l'effet de serre, quoi qu’en dise la propagande. Et en France, leur développement signe la fin de la jachère, refuge de la faune banale, des oiseaux et petits mammifères.
Au fait, savez-vous qu’une usine du Havre transformera dès 2008 des animaux en biocarburants ? Et qu’on tente de faire pousser, par génie génétique, des arbres mous, permettant d’extraire leur cellulose, matière première des biocarburants ?
Ce monde est fou, et sans la moindre morale. J’ai fait ce que je pouvais, c’est-à-dire mon job. Pour tenter d’arrêter cette insupportable machine, j’en appelle solennellement à vous. Agissez ! Agissons ensemble.
Fabrice Nicolino, le 1 septembre 2007
http://www.liberterre.fr/actualiterres/nicolino.html
http://terresacree.org/bagnoles.htm
17 août 2007
Lait contaminé à la dioxine: une quarantaine d'exploitations identifiées
Une quarantaine d'exploitations de la région de Redon (Ille-et-Vilaine) dont le lait a été contaminé à la dioxine ont été identifiées par les services vétérinaires, qui tentent désormais de découvrir l'origine de la pollution, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture de Loire-Atlantique.
Deux laiteries qui s'approvisionnent auprès des producteurs de la région avaient signalé fin juillet puis cette semaine aux autorités des taux de dioxine anormalement élevés dans le lait collecté auprès d'une centaine d'exploitations situées dans une petite zone à cheval sur la Loire-Atlantique, l'Ille-et-Vilaine et le Morbihan, à proximité de Redon.
Les tests déjà effectués dans une partie de ces exploitations ont montré des taux de contamination très variables, atteignant parfois jusqu'à dix fois la norme européenne pour les produits alimentaires (3 picogrammes par gramme), selon la préfecture.
Deux autres laiteries collectant du lait dans cette zone ont entrepris des analyses dont les résultats devraient être connus prochainement.
Le nombre d'exploitations touchées par cette pollution d'origine inexpliquée devrait s'accroître dans les prochains jours, les autorités attendant encore les résultats de tests effectués chez plusieurs exploitants.
Les services vétérinaires qui tentent de découvrir l'origine de la pollution ont notamment orienté leurs investigations vers l'alimentation des vaches, ce qui a permis de découvrir des taux de dioxine importants sur certains ensilages de maïs. Toutefois, l'hypothèse d'une contamination par le maïs "doit être approfondie" et ne reste qu'une "piste parmi d'autres", a indiqué le secrétaire général de le préfecture, Fabien Sudry.
La zone touchée est en effet située au coeur d'une région rurale éloignée de toute usine, et notamment de tout incinérateur, susceptible d'être à l'origine d'une pollution atmosphérique du fourrage, relèvent les autorités.
Tous les laits contaminés ont été retirés du circuit de transformation.
Régulièrement analysés, les produits commercialisés par les laiteries avant la découverte de cette dioxine répondaient à toutes les normes sanitaires, et cette pollution n'a donc eu "aucune incidence sur la santé des consommateurs", selon les autorités.
22 mars 2007
Sharon STONE sous la douche...
Je me souviens d'une image émouvante. C'était aux Philippines. La pluie tombait en épais rideaux. Dans les rues, des gens s'empressaient de remplir des seaux, des bassines et des casseroles. Une fillette secouait un auvent et se lavait avec l'eau qui s'en déversait. L'eau était fraîche, mais comme elle se régalait ! Depuis ce jour, je ne m'éternise jamais sous la douche mais je me sens tout de même très privilégié. J'agirais autrement que je ne serais pas loin de croire que je commets un crime. Déjà que la banquise se disloque, que les ours blancs pataugent dans la boue, que le désert gagne partout. Déjà que certaines de nos rivières sont si polluées que les poissons changent de sexe, que les océans menacent d'engloutir des îles et des pays entiers. Déjà que, pour être né dans un pays riche, je participe à l'appauvrissement de la planète, du bien commun. On a tué et on tuera encore pour de l'eau. Les risques de conflits pour le contrôle de l'eau augmentent, du Golan au Gange, de l'Euphrate à l'Indus, de la mer Caspienne au Colorado. Si les perspectives n'étaient pas aussi sombres, je me repasserais bien Basic Instinct, sans colère, juste pour me rincer l'oeil...
Pascal DESSAINT