03 septembre 2008

C'est beau, un congrès Républicain aux USA...

Democracy Now! Producers Violently Arrested at RNC

September 2nd, 2008 — Dean Jansen

Friend of Miro, Amy Goodman, host of the progressive news program Democracy Now!, was arrested yesterday at the Republican National Convention in St. Paul, Minnesota. Two of her producers were violently arrested before Amy rushed to the scene and was also taken in and charged. They have since been released, but none of the charges have been dropped.

The Democracy Now! producers, Sharif Abdel Kouddous and Nicole Salazar, were violently arrested before Amy arrived. The first video is from Nicole Salazar’s camera; she screams “I’m press. Press. Press!” as she and her camera are thrown to the ground. Her nose was bloodied when she was simultaneously stepped on and dragged in a parking lot. The second video clearly shows Goodman’s arrest as she rushes to the scene and peacefully asks to speak with a commanding officer.





All three journalists have been released, but the felony and misdemeanor charges have yet to be be dropped.

You can see the above footage with detailed commentary from Amy, Nicole, and Sharif on today’s edition of Democracy Now! (Tuesday, September 2nd). I recommend subscribing to the broadcast quality version of Democracy Now!

Traditional media has largely failed to give proper attention to much of what’s happening outside the convention centers earlier in Denver and this week in St. Paul. There have been other journalists and members of the press arrested, many reports of unnecessarily abusive riot police, officers who aren’t wearing visible identification and refuse to identify themselves, mass arrests of protesters, and so on.
This disturbing lack of coverage reinforces the importance of an open online video/TV system. When the more popular (i.e. mainstream/traditional) shows are more accessible and open, it becomes far easier to integrate independent media into everyday users’ media diets. When things are more closed and less standard, viewers are far more likely to watch the majority of their online video through a single gateway — we know how bad that is for diversity and independence in media.
In the coming weeks, we’ll be talking more and more about openness in online video, what it means, and how to foster it.

PS. Good work and good luck to Amy, the DN! gang, and all the others in St. Paul who are acting as watchdogs and documenting the action. Stay safe!

Source: Get MIRO

30 août 2008

Richard Labévière contre "un journalisme aux ordres du lobby sioniste"





Richard Labévière a été licencié de Radio France Internationale le 12 août dernier. L’affaire a déjà été évoquée sur AgoraVox et AgoraVox TV, inutile d’y revenir ici.



Le journaliste avait fait une première interview vidéo qui avait beaucoup circulé sur le web (bien que les grands médias n’en aient pas du tout parlé), et dans laquelle il dénonçait une "orwellisation" de la presse française.



Mardi 26 août, Labévière a donné sa première conférence de presse au sujet de son éviction. Pas à Paris, mais à Beyrouth, au Liban. En voici la transcription (partielle) :

“Pourquoi alors une conférence de presse à Beyrouth avant Paris ?

Tout d’abord parce que, paradoxalement, le pluralisme de la presse et la liberté d’expression sont certainement plus grands ici a Beyrouth qu’à Paris. Juste un exemple et je m’en excuse pour les consœurs et confrères de l’Agence France Presse ici présents aujourd’hui, mais la direction de l’AFP à Paris et la direction régionale de l’Agence à Nicosie bloquent, depuis dix jours, quatre dépêches dont un communiqué commun des grands syndicats de journalistes qui dénoncent mon licenciement. Je ne demande pas a l’AFP de me soutenir, mais simplement de faire son travail d’agence de presse et de débloquer l’information qui concerne le licenciement d’un rédacteur en chef de l’Audiovisuel extérieur de la France.

Par ailleurs, à Paris et en France tout le monde est en vacances du 15 juillet au 1er septembre et rien ne se passe sauf les licenciements d’été qu’on veut cacher à l’opinion. (...)

Je veux ici souligner un fait important : il ne s’agit pas dans cette affaire de l’interview de Bachar al Assad en particulier, et c’est bien là que le mal est pernicieux. Il en aurait été de même pour l’interview de Saad Hariri ou d’Hassan Nasrallah, de Samir Geagea ou de Michel Aoun, d’Hosni Moubarak, de Mahmoud Abbas ou de Khaled Mechal. Ce mal n’est pas en soi la réalisation d’une quelconque interview, mais le choix des patrons de presse qui veulent imposer un journalisme aux ordres, des intervieweurs formatés répondant aux seuls ordres du lobby sioniste. Un journaliste qui reconnait aux Arabes, quels qu’ils soient et quelles que soient leur sensibilité politique, les mêmes droits qu’aux Israéliens et qu’aux Occidentaux n’a plus droit de cité en France et certainement pas celui d’interviewer un responsable politique arabe quel qu’il soit. (...) Derrière la vitrine d’une presse libre, on assiste en fait à la mise en œuvre d’une entreprise flagrante de désinformation et de manipulation des opinions publiques.

La mise au pas de l’audiovisuel Extérieur de la France, RFI et TV5Monde, France24, c’est déjà fait, par le publicitaire Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent-Kouchner, femme du ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner, qui s’inscrivent dans cette volonté d’imposer une lecture et une pensée unique résolument néoconservatrice et pro-israélienne.

C’est ainsi qu’on voudrait nous obliger à dire dans nos commentaires que la capitale d’Israël est Jérusalem, que les colonies sont des implantations, que le mur est une barrière de sécurité et que l’armée israélienne est tellement morale qu’elle ne peut, en aucun cas, tuer des femmes, des enfants, des civils et détruire des infrastructures publiques.

C’est ainsi que ces quatre dernières années, on a vu a RFI, la mise au pas du journal quotidien du Proche Orient jugé trop pro-arabe, en y injectant des revues de presse israéliennes et des intervenants eux-aussi uni dimensionnellement pro-israéliens. Ont ainsi disparu l’ensemble des chroniqueurs et consultants arabes, de même que l’émission le « kiosque arabe », supprimée après la guerre de 2006. Présentée de Beyrouth, cette émission était pourtant la seule du paysage audiovisuel français qui donnait la parole aux Arabes dans toutes leurs composantes et diversités pour un débat contradictoire et une expertise croisée. Elle a été remplacée par une rencontre convenue de correspondants de la presse arabe et israélienne à Paris. Car on veut aussi nous obliger à dire que le monde arabe n’existe pas en dehors de la seule lecture israélienne. (...)

Je ne suis pas dans la résignation. Je suis un homme et un journaliste en colère, parce qu’aujourd’hui en France, dans ce pays que j’aime tellement, être qualifié de journaliste pro-arabe ou pro-palestinien est devenu un délit d’opinion, un crime pouvant justifier toutes les mises a mort professionnelles. (...)

J’ai une autre idée et une autre mémoire de l’histoire de mon pays, qui s’inscrit dans l’héritage de Robespierre, de la révolution française, de Jean Moulin et du Conseil national de la résistance CNR, de l’indépendance nationale et de la liberté.”


Source: AgoraVox

29 août 2008

La présence de polonium 210 dans les cigarettes fait un tabac

"Les paquets de cigarettes devraient afficher le label de mise en garde réservé aux produits radioactifs", réclame une équipe de chercheurs conduite par Monique Muggli (Mayo Clinic, Minnesota) dans la dernière livraison de l’American Journal of Public Health. Au terme d’une compilation des archives de grands cigarettiers américains, les scientifiques écrivent que les principaux fabricants «ont découvert il y a plus de quarante ans» la présence dans leurs produits de polonium 210, (la substance radioactive qui a tué l’ex-agent du KGB Alexandre Litvinenko en 2006), et «ont censuré la publication de leurs recherches internes afin de ne pas attirer l’attention».

La nouvelle aggraverait le dossier des fabricants de cigarettes, déjà plombé, si elle n’était gonflée et ne pesait qu’à la marge. Les cigarettiers n’ont en effet pas «découvert» la présence de polonium dans le tabac : celle-ci, accrue depuis les années 50 par l’apport de phosphates dans les cultures, a fait l’objet d’articles et débats scientifiques dès 1966 (1). Aussi le Po 210 est-il répertorié classiquement dans les inventaires des 4 000 composés du tabac. Enfin, sa toxicité, dans la cigarette, est relative : le polonium 210, toutes sources confondues (et pas seulement dans le tabac), serait la cause de 1 % des cancers du poumon. La nicotine reste donc le grand tueur des fumeurs… Mais, après tout, à la mention «fumer tue», on peut ajouter «radioactif» : le nucléaire est dissuasif.
 (1) Rajewsky B. et W. Stahlhofen, «Polonium 210 activity in the lungs of cigarette smokers», Nature, 1966.