- Dale Carnegie -
22 août 2012
In touch with...
"There are four ways, and only four ways, in which we have contact with the world. We are evaluated and classified by these four contacts: what we do, how we look, what we say, and how we say it".
15 août 2011
Cadeaux d'insultes.
Près de Tokyo vivait un grand samouraï,
déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux
jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable
d’affronter n’importe quel adversaire.
Un jour arriva un guerrier réputé pour son
manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de
provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement
et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il
contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.
Ce jeune et impatient guerrier n’avait
jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï,
il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.
Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.
Il se réunirent tous sur une place de la
ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui
lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses
connues – y compris à ses ancêtres. Pendant des heures, il fit tout pour
le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit,
se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.
Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :
"Comment avez-vous pu supporter une
telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée,
même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre
lâcheté devant nous tous ?
- Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau? demanda la samouraï.
- A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.
- Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et
les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles
appartiennent toujours à celui qui le porte dans son coeur."
Merci à Noé
07 août 2011
Action / Réaction
"Tu me dis que tu n'as pas toujours obtenu ce que tu voulais. Mais je peux te dire que tu as toujours obtenu ce que tu as provoqué."
- Conversation avec Dieu - Neale Donald WALSCH
17 juin 2011
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, par Kim & Alison McMillen.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.
Kim & Alison McMillen
02 juin 2011
Aphorismes noétiques
L'argent que vous donnez, vous ne l'avez plus. La connaissance que vous donnez, vous l'aurez toujours. Quand vous partagez votre connaissance, elle augmente. L'argent que vous gagnez, vous épuise. La connaissance que vous gagnez, vous fertilise. L'argent asservit. La connaissance ennoblit. L’argent économisé rapporte. La connaissance économisée se perd. L’argent perçoit de l’intérêt. La connaissance donne de l’intérêt. L’argent doit être un esclave. La connaissance doit être un maître. L’argent facile corrompt. La connaissance facile aussi. L’argent achète à l’extérieur. La connaissance élève à l’intérieur. L’argent mène à l’avilissement. La connaissance mène à l’accomplissement. L’argent rétrécit le regard. La connaissance l’élargit. Source : Marc Halévy , 1/6/2011 |
07 février 2011
La lettre de la désobéissance civile
Par Sylvie SIMON
Il y a quelques années, André Glücksmann prônait la désobéissance civile au sujet du scandale du sang contaminé, qui «n’aurait peut-être jamais existé si, quand il était encore temps, quelqu’un avait civilement désobéi.»
Il est certain que le sang contaminé n’est qu’un exemple parmi bien d’autres : le nuage de Tchernobyl, le distilbène, l’amiante, l’encéphalopathie spongiforme bovine, l’hormone de croissance, les hormones dans la nourriture des animaux, les produits chimiques dans l’agriculture, les centaines de médicaments retirés parce qu’ils avaient tué, alors qu’ils avaient été mis sur le marché après de « longues études sur leur innocuité absolue ». Aucun des véritables responsables de ces délits n’a été sanctionné, excepté, parfois, quelques rares boucs émissaires.
La liste les tueurs potentiels toujours en liberté s’allonge tous les jours mais la plupart des consommateurs de médicaments chimiques l’ignorent la plupart du temps, comme le dernier « petit » scandale de l’Avandia®, qui a été occulté ou presque par les médias alors qu’il pourrait être responsable de plus de 4 000 attaques cardiovasculaires et de 9 000 défaillances cardiaques annuellement aux États-Unis. Selon l'EMA, l'Avandia® ne devrait plus être vendu en Europe d'ici « quelques mois ». Pourquoi ces délais ?
En janvier 2010, l'Afssaps a enfin supprimé le Sibutral®, utilisé pour le traitement de l'obésité car il réduit l'appétit, mais génère de nombreux effets secondaires graves comme l’hypertension artérielle et même des décès en raison de l'absence d'un suivi cardiovasculaire. Ces effets indésirables étaient connus depuis longtemps, parfois dès la mise sur le marché, ou prévisibles à cause de sa parenté chimique avec d’autres médicaments aux effets indésirables graves avérés. L'Italie a retiré le Sibutral® de ses pharmacies il y a 8 ans.
Ces « petits » scandales n’ont pas autant mobilisé les médias que celui du Vioxx®, qui était utilisé par environ deux millions de patients dans le monde, il était retiré du marché, car on estimait alors qu’il était responsable d’environ 28 000 attaques cardiaques et décès depuis sa mise en vente en 1999. A présent, nous savons que le nombre d’accidents cardiaques, attaques ou décès, pourrait s’élever à près de 140 000, rien qu’aux États-Unis. Les décès concerneraient 30 à 40 % d’entre eux. Or, nous ne devons pas oublier que ce poison a été choisi en 2003 comme « médicament de l’année » par plus de 6 000 généralistes dans le cadre du Medec qui récompense le médicament le plus « performant » de l’année sur le plan de la santé.
Tout cela pourrait être imputé à des erreurs involontaires, donc pardonnables, si on n’avait pas appris que le laboratoire avait donné à ses visiteurs médicaux des renseignements mensongers. Les résultats d’un procès qui a eu lieu en 2000 ont bien prouvé la collusion de Merck et de la FDA qui connaissaient l’existence des attaques cardiaques, alors que le laboratoire poursuivait la publicité pour son produit le soir à la télévision. Mais en France, où les laboratoires ont continué à le vendre et les médecins à le prescrire, l'Afssaps a déclaré: « Le risque de complication cardiovasculaire reste cependant faible et n'apparaît qu'à long terme. » Jusqu’à combien de morts le risque reste-t-il « faible » ? Nous sommes habitués à ce genre de protection depuis le désastre de Tchernobyl.
En outre, les effets secondaires des médicaments sont souvent décelés avec de gros retards, et la liste initiale de ces effets étant rarement exhaustive, elle peut être remise en cause à tout moment, même des dizaines d’années plus tard. Ainsi, en mai 2006, un rapport édifiant signalait que le Distilbène dont le scandale est oublié depuis longtemps serait aussi à l’origine d’une véritable série de suicides. La justice a alors demandé une expertise scientifique, car « aucune recherche approfondie n’avait été lancée sur ce sujet ». Que faisait l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) à l’époque ?
Actuellement, c’est le Médiator® qui est sur la sellette, mais il n’est que la partie visible de l’iceberg car l’omerta, cette loi du silence imposée par une mafia, concerne également la vaccination contre l’hépatite B dont on refuse d’admettre les milliers de victimes, celle contre le papillomavirus, qui a pris comme cobayes des milliers de jeunes filles, ou l’autisme généré par certains vaccins mais qui n’intéresse guère nos députés. Sans compter la « grippette » porcine qui représente un scandale international mais n’a pas fini de faire parler d’elle car les accidents vaccinaux (et non grippaux) se manifesteront peu à peu et pendant longtemps.
Qui est ou sera responsable des accidents ? Personne évidemment. Parfois, certains fabricants sont mis en examen, mais ils s’en tirent toujours à leur grand avantage et, surtout, aucun des responsables de la santé publique qui laissent faire sans jamais intervenir n’a été inquiété, ni les ministres de la Santé, ni les organismes chargés d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments, alors qu’ils sont tous grandement complices de la désinformation et des mensonges propagés par les fabricants et les medias. Il ne nous reste plus qu’à espérer que le grand public va enfin cesser d’écouter les nombreux experts, juge et partie, qui sont à la solde d’une industrie aussi aveugle que criminelle et sortira de son autisme avant que de nouvelles catastrophes ne se manifestent, comme c’est devenu une habitude dans notre pays et même dans le monde. Tous ces scandales ont de nombreux points communs et une même origine : l’appât du gain au détriment de la santé.
Cependant, après chaque scandale, d’éminents « spécialistes » nantis de l’absolution générale nous expliquent avec des trémolos dans la voix que les décisions incriminées étaient justifiées par les « données actuelles de la science », d’autant qu’à présent, à la notion de « responsable mais pas coupable » s’est ajoutée celle de « coupable mais pas condamnable ». Au fil des ans, dans tous les pays, les catastrophes sanitaires connaissent les mêmes phases de déroulement. L’industrie nous abreuve d’informations venant de scientifiques corrompus qui produisent des contre-expertises truquées et, alors que les rapports de maladies et de décès se multiplient, nos gouvernants persistent à se référer aux expertises sécurisantes, à nier toute relation entre le produit et ses effets délétères, et interdisent aux scientifiques contestataires de s’exprimer en public, n’hésitant pas à discréditer leurs travaux.
De toute manière, tant que les rares responsables condamnés ne le seront qu’à des amendes, si importantes soient-elles, ils récidiveront car le risque est loin d’égaler le bénéfice. Le seul moyen de les empêcher de nuire est de les emprisonner avec des condamnés de droit commun, comme toute personne ayant commis un crime.
Dans son Carnet d’un biologiste, Jean Rostand constatait : «Je croyais qu’un savant était un homme qui cherche la vérité, alors que c’est souvent un homme qui vise une place». Il est certain que tout scientifique consciencieux se pose des questions d’éthique à chaque moment, mais le consensus scientifique privilégie plutôt les recherches qui ne le perturbent pas trop, alors que le propre de la science devrait être de pouvoir sans cesse remettre en question des idées reçues. De la sorte, si notre société est loin d’être informée, les scientifiques eux-mêmes ne le sont pas de manière systématique. D’abord parce qu’ils ignorent souvent ce qui ne relève pas de leur strict domaine d’investigation, ensuite parce qu’ils n’ont pas toujours, dans ce même domaine, une vision univoque de la réalité.
Si une grande partie des scientifiques et des professionnels de santé a perdu toute conscience c’est parce que notre époque est celle de la compétition et de la surconsommation dans laquelle le profit règne à tous les niveaux, et qu’ils se sentent à l’abri de toute critique grâce au lavage de cerveau infligé à la population générale.
Il ne faut donc pas compter sur eux pour faire changer les choses, seuls les consommateurs peuvent agir. Or, dans son ouvrage Le Meilleur des mondes, écrit en 1932, Aldous Huxley prédisait l'avènement d'une dictature scientifique dont les sujets en viendraient à abandonner l'idée même de révolution. Visionnaire de génie, il décrivait une dictature parfaite qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader et un système de dépendance où les esclaves, anesthésiés par la consommation et les divertissements, ne se poseraient aucune question et « aimeraient leur servitude ».
En 1961, lors d’une conférence donnée à Santa Barbara, en Californie, au sujet du contrôle du comportement humain, Aldous Huxley confirmait ses propos et anticipait : «Il existera, dans la prochaine génération, une méthode pharmacologique pour que les gens chérissent leur servitude et génèrent, pour ainsi dire sans plaintes, une sorte de camp de concentration pour des sociétés entières, alors que les peuples verront leur liberté confisquée, mais s’en réjouiront plutôt, car ils seront dépouillés de tout désir de révolte par la propagande et le lavage de cerveau prodigué par des méthodes pharmaceutiques. Et cela sera la révolution finale.»
Ne sommes-nous pas, aujourd’hui, dans ce « meilleur des mondes », où les informations frisent la propagande et le lavage de cerveau, où nos « gouvernants » s’érigent en maîtres à penser et ne supportent guère la contestation, et où le « bon peuple » est ravi de ne plus avoir à réfléchir puisque d’autres, évidemment « plus savants », le font pour lui.
Les citoyens ignorent encore que les grandes écoles et les Académies nous enseignent le savoir, mais pas la connaissance qui est un don rare et inné et encore moins le simple bon sens, qui semble disparaître peu à peu au cours du parcours universitaire pour laisser la place au même enseignement stéréotypé dans toutes les disciplines.
La religion et la politique sont considérées comme les deux principaux foyers d’endoctrinement, mais on peut leur ajouter la médecine moderne, qui n’est plus ni un art ni une science, comme elle le fut longtemps, mais une véritable religion car la confiance accordée de nos jours au corps médical relève plus du domaine de la foi et parfois même du fanatisme. On ne réfléchit plus, on « croit ». On écoute les diktats des « experts », la plupart du temps autoproclames, sans faire la moindre réserve quant à leur validité, oubliant souvent combien ceux-ci ont pu être démentis et ont même été au centre de certains scandales au cours des dernières années.
De surcroît, tous les pouvoirs utilisent la peur pour mieux dominer, et ceux qui font profession de « savoir » pratiquent savamment cette stratégie parfaitement efficace qui permet d’obtenir la dépendance des citoyens. Comme le disait Machiavel : « Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes ».
Cet instrument de manipulation, qui permet d’abolir tout sens critique et d’exploiter la crédulité des populations en les maintenant dans l’ignorance des faits essentiels de l’existence, a toujours été utilisé, mais à présent il opère sur une plus grande échelle grâce aux multiples moyens de diffusion. Les religions nous ont appris à croire aux dogmes sans chercher à les comprendre. Nous persistons à appliquer cette règle bien établie en écoutant les injonctions de despotes, non plus religieux certes, mais tout aussi tyranniques. Et le dogmatisme médical actuel pourrait être comparé aux pratiques de l’Inquisition qui brûlait tout ce qui dépassait son entendement ou pouvait mettre en péril l’hégémonie de l’Église catholique.
Le meilleur exemple et le plus récent est celui de la « pandémie » d’hystérie générée par la peur, savamment orchestrée, du modeste virus H1N1. Fort heureusement, nombreux sont ceux qui ont refusé d’être entraînés par cette folie collective, mais certains n’ont pas eu cette indépendance d’esprit que chacun d’entre nous devrait posséder et qui fait tellement défaut au commun des mortels.
Alors que la majorité des populations mondiales a résisté aux menaces gouvernementales et médiatiques, des centaines de milliers de gens se sont tout de même précipités sur les centres de vaccinations, tendant le bras vers l’aiguille vénérée comme s’il s’agissait du Saint-Sacrement, sans se poser aucune question sur la sainteté du rite, se fiant seulement aux grands prêtres de la religion des vaccins qui voulaient les protéger des atteintes du diable, en l’occurrence le virus de la grippe. Les rites et les dogmes perdurent, seuls les dieux que l’on adore et le diable que l’on redoute ont changé de visage.
Évidemment personne n’a dit que le diable était fabriqué de toute pièce par des pontifes à la solde de l’industrie qui nous menaçaient depuis plusieurs années d’une « pandémie » grippale, sans bien savoir laquelle.
Il est surprenant de voir que dans notre pays où Voltaire et Diderot ont théoriquement détrôné la superstition et le fanatisme, la sagesse n’est guère de mise et les lavages de cerveaux qui vont bon train chez nous causent des dégâts irréparables.
Comme l’avait remarqué le Dr Gustave Le Bon dans son ouvrage Les opinions et les croyances : «L’immense majorité des hommes ne possède guère que des opinions collectives. Les plus indépendants eux-mêmes professent généralement celles des groupes sociaux auxquels ils appartiennent.» À ses yeux, l'homme descend de plusieurs degrés sur l'échelle de la civilisation et devient un barbare dès qu'il fait partie d'une foule organisée. Il se laisse impressionner par des mots, des images qui n’auraient aucun impact sur chacun des individus isolés, mais en foule, il commet des actes contraires à ses intérêts les plus évidents et à ses habitudes les plus connues. Combien d’entre nous ont vraiment des opinions personnelles sur ces sujets et, dans ces cas, combien osent les exprimer ?
Et le Dr Le Bon ajoutait : «L'individu en foule est un grain de sable au milieu d'autres grains de sable que le vent soulève à son gré.» Nous sommes comme ces grains de sable soulevés au gré des courants d’« informations » qui tourbillonnent autour de nous et balaient nos idées personnelles.
Or dans De la désobéissance et autres essais, paru en 1982, le psychanalyste humaniste Erich Fromm nous prévenait : «L’homme qui ne peut qu’obéir est un esclave [...]. L’obéissance pourrait très bien être la cause de la fin de l’histoire humaine». Nombreux sont ceux qui pensent de cette manière et s’inquiètent de l’obéissance passive de nos contemporains bien-pensants. Mais pour être libre, il faut être informé, et la véritable information ne circule, à vrai dire, que dans certains magazines à tirage limité, et sur Internet où elle est noyée dans un fourre-tout parfois inextricable. Aussi, devons-nous apprendre à devenir responsable, à ne pas céder à la crainte du jugement des autres, à la peur habilement distillée par des pouvoirs qui refusent de prévoir comment et pourquoi leurs brillantes inventions actuelles deviendront les calamités de demain, car la simple logique leur échappe. Quant aux technocrates, à l’instar des cartels de l’industrie, ils ne raisonnent qu’à court terme et refusent de prendre en compte les effets pernicieux engendrés par leurs décisions actuelles, mais qui n’apparaîtront qu’à long terme. Tous ces profiteurs semblent oublier leurs descendants qui risquent de payer très cher cette inconséquence et ce manque de conscience.
Pourtant, comme le disait Sénèque au IVe siècle avant J.C. : «La sagesse ne demande pas beaucoup d’instruction», et il faut espérer que le bon sens n’a pas totalement déserté la planète, bien que, parfois, il soit légitime de se poser la question.
Heureusement une partie de la population commence à prendre conscience que tous ceux qui détiennent un pouvoir en profitent impunément et que la plupart des hommes politiques sont, de gré ou de force, les otages des compagnies industrielles qui pourraient influencer leurs carrières.
Toutefois, la majorité, non seulement des Français mais aussi des populations mondiales, est ravie de ne pas être informée et ne cherche surtout pas à l’être. Cela lui poserait de nombreux problèmes, l’obligerait à réfléchir alors qu’elle n’en a pas la moindre envie, et installerait chez elle des états d’âme, des peurs, des culpabilités et, surtout, risquerait de provoquer la remise en question de tout un système de vie et de pensée.
Comme l’explique Noam Chomsky, philosophe radical de réputation internationale et professeur pendant plus de cinquante ans au MIT (Massachussets Institute of Technology) : «Les médias ne représentent qu'une toute petite partie de la vaste machine de propagande. Il existe un système d'endoctrinement et de contrôle beaucoup plus vaste, dont les médias ne sont qu'un rouage : l'école, l'intelligentsia, toute une panoplie d'institutions qui cherchent à influencer et à contrôler les opinions et les comportements, et dans une large mesure à maintenir les gens dans l'ignorance.»
Pour sa part, Georges Bernanos avait, lui aussi, prévu ce qui nous attend si nous acceptons l’esclavage qu’on cherche à nous imposer. « Je pense depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l’indignation qu’éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu’elle s’attire, mais la docilité, l’absence de responsabilité de l’homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister, ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéissants et dociles ». Bernanos avait un don de prophéties car, à cette époque, la situation était loin d’être aussi préoccupante que de nos jours.
Devant la puissance financière des fabricants de médicaments, pesticides, herbicides, OGM et autres poisons, et la persistance méprisante de leur mainmise sur l’économie et la politique de santé, nous risquons d’être contraints à développer la désobéissance qui est une arme que n’apprécient ni les laboratoires ni les gouvernements qui les cautionnent. Dans notre lutte contre Goliath, le refus d’obéir aux ordres peut être la seule arme efficace.
Toutefois, comme l’avait aussi constaté Gandhi, il est plus facile de croire ce qu’on nous affirme officiellement, de source « sûre », que de s’aventurer dans l’indépendance intellectuelle. En fait, le conformisme et l’inertie ont de tout temps été les plus sérieux obstacles à l’évolution de l’humanité.
Ils sont nombreux à prôner une certaine désobéissance civique si elle peut contribuer à sauver la Terre et ses habitants. Déjà, au milieu du XIXe siècle, David Henry Thoreau, enseignant, philosophe, poète américain et écologiste avant l’heure prônait la résistance individuelle à un gouvernement qu’il jugeait injuste, qui tolérait l’esclavagisme et menait une guerre de conquête au Mexique, contre tous les droits individuels et contre toute morale. Il est considéré comme à l'origine du concept contemporain de non-violence. Dans son essai La Désobéissance civile Thoreau affirmait ses positions politiques et idéologiques et proposait une philosophie de résistance non violente qui influença des figures politiques, spirituelles ou littéraires telles que Léon Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King.
Olivier Clerc, écrivain et philosophe, s’est servi de la « métaphore de la grenouille » pour démontrer la situation actuelle. «Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite. Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte». Olivier Clerc compare l’humanité actuelle à cette grenouille. Il est exact que les prédateurs ne manquent pas, mais les victimes sont consentantes, soit par ignorance, soit par négligence. Et il pose la question : «Sommes-nous déjà à moitié cuits ?», puis il conseille : «Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.»
Seule une petite minorité de personnes dont la conscience est bien éveillée est capable de donner le coup de patte salutaire. D’autres, bien que partisans de ce changement d’un monde qui n’est plus supportable, pratiquent la politique de l’autruche car ils estiment qu’il est déjà trop tard, que de toute façon, ils sont trop peu nombreux pour avoir un impact quelconque, et qu’il faudrait une majorité de gens impliqués dans ce processus pour faire pencher la balance. Ils ignorent sans doute que toutes les révolutions sont nées de petits groupes de citoyens déterminés, ce qui est logique, puisque selon la physique quantique nous sommes tous reliés.
Nous n’avons ainsi plus beaucoup de choix : ou bien nous pratiquons la désobéissance civile ou bien nous rejoignons les esclaves qui chérissent leurs bourreaux, annoncés par Aldous Huxley.
18 décembre 2010
Les symptômes de la dépression
Prendre conscience est un début... ;)
==
Les symptômes de la dépression sont les suivants : fatigue permanente et manque d’énergie, ralentissement des gestes, ralentissement intellectuel, diminution de l’attention, de la concentration et de la mémoire, dévalorisation de soi et culpabilité, pensées négatives, pensées autour de la mort (les idées de suicide méritent dans tous les cas d’être signalées à un professionnel de santé.), intense tristesse, incapacité à éprouver du plaisir, hypersensibilité émotionnelle, impressions d'abandons, d'inutilité et de solitude, dégradation du sommeil, altération de l'appétit, symptômes physiques...
Conseils ?
Il existe aussi une étroite relation entre la dépression, la motivation et la confiance en soi... Voici donc quelques conseils pour vous mettre en confiance et placer toutes les chances de votre côté pour dire stop à la dépression : en sortir est un challenge à votre portée, c’est se libérer…
1. Décidez-vous à changer
Le manque de confiance en soi permet de ne rien entreprendre. Quelque part, c'est plutôt sécurisant mais malheureusement, c'est aussi dévalorisant. Pour changer vraiment, il faut vous persuader que ça en vaut la peine car vous êtes quelqu'un de bien et qu'il faut le savoir.
Le manque de confiance en soi permet de ne rien entreprendre. Quelque part, c'est plutôt sécurisant mais malheureusement, c'est aussi dévalorisant. Pour changer vraiment, il faut vous persuader que ça en vaut la peine car vous êtes quelqu'un de bien et qu'il faut le savoir.
2. Accordez-vous tout de même le droit à l'imperfection
Vous devez changer l'image que vous avez de vous sans essayer de devenir quelqu'un que vous ne pourrez jamais être. Et puis accordez-vous le droit à l'erreur, c'est un des secrets de la réussite. En effet, dès qu'il perçoit ses échecs, le battu d'avance s'effondre alors que les personnes qui ont confiance en elles savent que leur chemin est jalonné d'embûches, qu'elles apprendront à surmonter.
3. Fixez-vous des objectifs précis dans votre combat
Fixez-vous des objectifs que vous pouvez réaliser. C'est indispensable pour cesser de dériver au hasard. Sachez ce que vous voulez et mettez tout en oeuvre pour l'obtenir. Mais n'essayez pas de décrocher la lune sinon vous allez vous décourager. Et plutôt que de courir deux lièvres à la fois, canalisez votre énergie.
4. Sachez surmonter vos points faibles
Apprenez à mieux vous connaître pour surmonter vos points faibles et les utiliser à bon escient. Vous êtes timide ? Forcez-vous de temps en temps à prendre la parole en public même si cela vous coûte. Vous rougissez facilement ? C'est un défaut susceptible de vous attirer des faveurs si vous savez le mettre en avant.
5. Donnez-vous les moyens de réussir
Vous êtes le véritable moteur du changement.
6. Agissez en accord avec vos idées
Apprenez à refuser des propositions mal venues sans pour autant vous imaginer que vos proches vont vous en vouloir. Osez également demander ce dont vous avez envie ou besoin, quitte à établir des compromis satisfaisants pour tout le monde. Par exemple, si un ami vous prie de garder son chien le dimanche, vous pouvez répondre oui, mais à partir de 14 heures, parce qu'avant vous avez des choses à faire.
7. Délivrez votre esprit des pensées parasites
Lorsqu'on manque de confiance en soi, on a tendance à penser que l'on intéresse personne et qu'on est un poids pour son entourage. Apprenez à positiver votre image personnelle. Sachez que vous n'êtes pas obligée de vous soumettre au bon vouloir des autres et qu'il n'y a aucune raison de vous dévaloriser en permanence.
8. Libérez votre corps
Dès que vous êtes confrontée à une situation délicate, vous rougissez, tremblez, vous ne pouvez ni parler ni bouger. Pour retrouver confiance en vous, ne niez pas les manifestations corporelles de vos émotions, apprenez à les maîtriser. La solution passe par la relaxation et des exercices de respiration indispensables.
9. Mettez-vous en valeur
Faites-vous belle/beau, vous vous sentirez mieux, c'est prouvé. Les sports d'endurances (cyclisme, marche ou course à pied, natation, etc.) excellents pour la forme mais aussi le mental. Prenez des cours de maquillage, suivez les conseils d'un bon coiffeur pour faire ressortir les points forts de votre visage et réactualiser votre garde-robe. Bien dans votre peau, vous serez bien dans votre tête.
10. N'ayez plus peur des autres
Cessez de croire que les autres sont des adversaires redoutables. Apprenez plutôt à les connaître, à décrypter leurs sentiments en aiguisant votre sens de l'observation. Etudiez leurs gestes, leurs sourires, la tonalité de leur voix et découvrez quelles émotions ils expriment. Vous vous apercevrez rapidement qu'ils sont aussi vulnérables que vous.
14 novembre 2010
11 novembre 2010
Les symptômes de la paix intérieure !
Y'a du boulot !
===
Tendance à penser et à agir spontanément, guidé par son intuition personnelle plutôt que conditionné par les expériences et les peurs du passé.
Une grande capacité à apprécier chaque moment.
Un manque total d’intérêt pour juger les autres.
Un manque total d’intérêt pour se juger soi-même.
Un manque total d’intérêt pour interpréter les actions des autres.
Un manque total d’intérêt pour tout ce qui est conflictuel.
Une perte totale de la capacité de se faire du souci.
Des épisodes fréquents et intenses d’appréciation de la vie en général et de soi-même en particulier.
Des sentiments très agréables d’unité avec les autres et avec la nature.
Des attaques répétées de sourire, de cette sorte de sourire qui vient du coeur et passe à travers les yeux.
Une tendance croissante à laisser les choses se produire plutôt qu’à essayer de les forcer à se produire.
Une capacité de plus en plus grande à aimer les autres aussi bien que soi-même et une envie d’aimer de plus en plus forte.
Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes mentionnés ci-dessus, sachez que votre état est probablement irréversible :-)
Dr Christian Tal Schaller.
Source : G
09 juin 2010
12 avril 2010
Je me choisis
Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.
Je veux être respectée, écoutée, entendue.
J’ai le droit de respirer, de me dire.
J’ai le droit de dénoncer, de penser, de crier.
J’ai le droit d’exister.
Je veux vivre debout, être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m’aimer.
Je veux rêver, rire, m’épanouir.
J’ai besoin d’air, j’ai besoin de m’écouter.
J’ai besoin de décider pour moi, avec moi,
en fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie.
J’en ai marre de vivre en fonction des autres pour être aimée.
J’en ai marre de faire des courbettes pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie.
Je choisis de vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs.
Je veux me vivre jusqu’au bout, telle que je suis.
Je me réserve le droit d’essayer, de me tromper,
de recommencer, d’essayer encore et de réussir.
Pendant la transition, j’accepte ma souffrance, ma déception.
J’accepte mon insécurité, mon désespoir.
J’accepte ma colère contre les autres.
On ne m’avait rien promis.
J’accepte ma colère contre moi, de m’être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu’avec le temps,
ces sentiments vont s’atténuer et disparaître, remplacés par le pardon.
Je sais qu’avec le temps, mon cœur va guérir d’avoir mal aimé.
Et peut-être qu’avec le temps, j’oserai à nouveau tenter l’expérience d’aimer et d’être aimée.
Source: André Gromolard via gadlu
Je veux être respectée, écoutée, entendue.
J’ai le droit de respirer, de me dire.
J’ai le droit de dénoncer, de penser, de crier.
J’ai le droit d’exister.
Je veux vivre debout, être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m’aimer.
Je veux rêver, rire, m’épanouir.
J’ai besoin d’air, j’ai besoin de m’écouter.
J’ai besoin de décider pour moi, avec moi,
en fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie.
J’en ai marre de vivre en fonction des autres pour être aimée.
J’en ai marre de faire des courbettes pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie.
Je choisis de vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs.
Je veux me vivre jusqu’au bout, telle que je suis.
Je me réserve le droit d’essayer, de me tromper,
de recommencer, d’essayer encore et de réussir.
Pendant la transition, j’accepte ma souffrance, ma déception.
J’accepte mon insécurité, mon désespoir.
J’accepte ma colère contre les autres.
On ne m’avait rien promis.
J’accepte ma colère contre moi, de m’être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu’avec le temps,
ces sentiments vont s’atténuer et disparaître, remplacés par le pardon.
Je sais qu’avec le temps, mon cœur va guérir d’avoir mal aimé.
Et peut-être qu’avec le temps, j’oserai à nouveau tenter l’expérience d’aimer et d’être aimée.
Source: André Gromolard via gadlu
23 mars 2010
08 mars 2010
08 janvier 2010
Un baleinier japonais coule le catamaran de Sea Shepherd
Plus rien ne semble arrêter les baleiniers japonais, lesquels on prit pour cible, le 5 janvier dernier, le renommé « Ady Gil », catamaran futuriste de l’association internationale Sea Shepherd. Selon le témoignage du capitaine Chuck Swift, à la barre du « Bob Barker », autre bâtiment de la flotte de l’association, le navire japonais aurait délibérément éperonné l’Ady Gil, arrachant au passage 2,50 m de proue.
Image extraite de la vidéo de l'accident diffusé par TF1.
Les six membres de l’équipage en difficulté ont été secourus grâce à l’intervention du « Bob Barker », les navires japonais alentour ayant refusé de porter assistance au bateau en perdition. Après une tentative infructueuse de remorquage, l’Ady Gil a finalement sombré. Il s’agit là d’une lourde perte pour l’association, laquelle avait investi près d’un million trois cent mille euros dans le navire.
Toutefois, cette démonstration de violence n’aura pas eu l’effet escompté, le capitaine Watson, à la tête de Sea Shepherd ayant déclaré : « Nous sommes maintenant véritablement en guerre, et nous n’avons aucune intention de battre en retraite ». Les deux navires restants de l’association vont donc poursuivre leurs campagnes contre les pratiques illégales de la chasse à la baleine.
Source : Cécile CASSIER
19 décembre 2009
Egoïsme, mon amour.
Ainsi donc cette quinzième conférence des parties de la Convention des Nations-Unies sur le changement climatique s’est achevée ce soir. Sur ce qui était prévisible, un texte digne d’une palabre, qui n’apporte rien ni ne change rien. Du grand néant.
Ce sommet était celui de tous les égoïsmes. L’Amérique était venue portée par un immense espoir (partagé en dehors de cette puissance, mais surtout pas à l’intérieur). La Chine, avec un art de l’entourloupe linguistique, digne de la dictature que reste ce pays. L’Europe, avec quelques velléités vite noyées, notamment parce que le vrai patron qu’elle s’est choisie, Barroso, s’est empressé de dynamiter toute envie de prendre le leadership. Et la France, parce qu’elle a élue, un soir de 2007, un pantin gesticulateur, beau parleur, qui n’a rien dans le caleçon quand il s’agit d’agir.
Ce soir, je me sens Africain… Mais finalement, je ne suis pas surpris. Copenhague c’était quoi? Une foire à la ferraille, une brocante des idées. Et tout le monde est coupable. Les gouvernements, les Etats? Qui aurait pu croire une seconde qu’il en serait autrement. A force de jouer au jeu de la barbichette, tout le monde finit par perdre. Les ONG? Elles ont mis du bonheur, de la fête, du combat, affairées qu’elles étaient à se faire entendre plutôt qu’à prendre en otage ceux qui méritaient de l’être. Les journalistes? Ils ont découvert Twitter, et ont bien rigolé à nous raconter le prix de la bière danoise, la petite phrase à la con d’un Chavez trop heureux d’avoir un tel auditoire incapable de se rappeler qui il est, et où il conduit son pays.
Ça fait mal d’avoir tant donné pour qu’un grand journal, un ex-grand journal, devrais-je dire, se penche enfin sur ces grandes questions du monde. Libération, celui de Joffrin, pour ceux qui n’auraient pas compris. Cela fait mal de voir que ce qu’il en reste joue à balancer des textos high tech racontant qu’un correspondant américain vient de finir son n-ième quart de rouge. Désolé pour vous, mais franchement, cela faisait plutôt pitié. Finalement, ce sont sans doute les journaux qui ont décidé de regarder cette farce de très loin qui avaient raison. C’est le choix qui était le mien dans cette modeste tribune.
Copenhague, c’était l’endroit où tout bien pensant devait être. Où les lobbies, les industriels, les journalistes et les marchands de soupe se donnaient rendez-vous pour se regarder le nombril pendant que les candidats en quête de perpétuité dans les livres d’histoires rivalisaient de discours creux, et de SMS vengeurs…
Finalement, je suis assez content d’avoir échappé à cette farce, cette fête de l’huma du climat. Ce festival d’Avignon de la bien pensance. Ce Roland-Garros environnemental. Ce Stade de France du grand soir. C’est selon. Montre-toi, ton compte en banque grossira. C’est la nouvelle devise de la lutte contre le réchauffement climatique.
Source : Effets de Terre
08 décembre 2009
22 novembre 2009
LA MORT EN FACE
- Ah non ! Me parlez pas d' la mort ! C'est morbide !
- Et si je vous dis que le soleil va se coucher ce soir, est-ce morbide ?
- J'veux pas le savoir. Me parlez plus de mort !
Les réactions face à la mort sont souvent violentes, incontrôlées. Nos sociétés postmodernes ont tout fait pour la transformer en processus aseptisé, en sorte que rien (ni avant, ni surtout après) ne vienne questionner brutalement la façon dont nous vivons.
Mon vieil ami Peter est mort hier. Plusieurs fois, j'ai eu déjà l'occasion d'accompagner des mourants jusqu'à ce seuil, qu'ils franchissent seuls. Jamais je n'ai vécu une mort aussi extraordinaire.
Mon vieil ami Peter est mort hier. Plusieurs fois, j'ai eu déjà l'occasion d'accompagner des mourants jusqu'à ce seuil, qu'ils franchissent seuls. Jamais je n'ai vécu une mort aussi extraordinaire.
Au début de l'été, Peter - rencontré au marché - m'annonça que la médecine ne pouvait plus rien pour lui, et lui donnait quelques mois: puis il continua de faire ses emplettes, le plus tranquillement du monde, son panier au coude.
Deux mois plus tard il était alité, sous assistance respiratoire, et s'affaiblissait à vue d'œil. J'ai eu le privilège de pouvoir l'accompagner de près, jusqu'au bout. A sa famille qui me remerciait, j'ai répondu : "Vous voulez rire ! C'est nous qui devons remercier Peter pour le chemin qu'il nous a fait faire, à vous et à moi !
L'approche de la mort révèle ce que nous sommes en vérité. Plus de masques, plus de théories, de faux-semblants, de conventions, de leçons apprises. Tout s'efface devant la réalité qui est là, dans sa nudité mais aussi dans son épaisseur et sa densité. On ne triche plus: on est, enfin, ce que l'on est - rien de plus, mais aussi rien de moins.
C'est vrai pour l'entourage du mourant, ces plus proches qui l'ont connu depuis leur naissance. Ils découvrent soudain un autre, comme si le jet d'un karcher dégageait d'un coup ce qui n'apparaissait pas jusque là, qui était recouvert par les apparences trompeuses. Que parfois ils refusaient (inconsciemment) de voir : la trajectoire profonde d'une vie, demeurée en quelque sorte souterraine et qui, soudain, crève l'écran des conformismes immanquablement liés au quotidien.
C'est vrai aussi pour le mourant, mais alors les réactions sont inégales :
Crises d'angoisse devant l'inconnu du saut qui s'annonce : j'ai entendu autrefois un moine-prêtre confirmé (60 ans de vie monastique !) me dire d'une voix tremblante, les yeux terrorisés :
- L'éternité… ! Ah, l'éternité… ! Qu'est-ce que c'est ?
Et l'on se souvient de l'agonie de la Mère Prieure du Dialogue des Carmélites : avec la force qui est la sienne, Bernanos décrit, dans une scène saisissante, le gouffre d'angoisse dans lequel chute, à l'instant décisif, cette religieuse jusque là exemplaire, maîtresse d'elle-même, menant sa vie et celle de ses "filles" d'une poigne de fer.
Et l'on se souvient de l'agonie de la Mère Prieure du Dialogue des Carmélites : avec la force qui est la sienne, Bernanos décrit, dans une scène saisissante, le gouffre d'angoisse dans lequel chute, à l'instant décisif, cette religieuse jusque là exemplaire, maîtresse d'elle-même, menant sa vie et celle de ses "filles" d'une poigne de fer.
Parfois (mais plutôt chez l'entourage), crises de révolte contre un "Dieu" dont on ne sait rien - ou plutôt, dont on sait hélas trop de choses, véhiculées par l'imagerie et entretenues par des religions qui prospèrent sur ce fond d'angoisse.
Souvent, abandon : le mourant lâche prise, se laisse aller à la dérive, renonçant à vivre sa mort comme il a vécu sa vie.
Défaite consentie, capitulation.
Peter a été vivant jusqu'au dernier instant. L'esprit totalement lucide, sans même perdre cette touche d'humour distancié que j'appréciais tant chez lui. Il a regardé sa mort en face, dans les yeux : sans angoisse, sans révolte, sans défaitisme.
En quelles profondeurs de lui-même a-t-il puisé cette attitude, si rare ?
Il était croyant catholique, et même pratiquant régulier. Il avait lu tous mes livres, l'un après l'autre. Sans s'étonner, et avec une lueur d'amusement dans le regard : mes analyses, mes dénonciations parfois, ne le troublaient nullement. Comme s'il parvenait à s'accommoder de ma conviction que Dieu est une chose, et que l'Église en est une autre.
Sa pratique religieuse, enracinée dans son enfance, lui convenait : nous n'en parlions pas, mais il s'est mis à lire les ouvrages indigestes des exégètes auxquels je me réfère. Sans une seule vague à l'âme. Bref, il avait réussi ce en quoi j'ai échoué : ne pas rompre avec son passé, intégrer le fait que "Dieu" est une construction humaine mais que Celui qui se cache derrière ce mot reste le moteur et le but de nos vies.
Pour cette harmonie préservée dans la trajectoire de sa vie je l'admirais, et secrètement je l'enviais.
Il m'a offert la joie de le veiller l'une de ses dernières nuits. J'avais apporté mon psautier, il le savait. Vers deux heures du matin, il ne dormait toujours pas. Sa respiration était difficile. Il m'a fait signe, et dans un murmure : "Etes-vous sûr que vous avez envie de me lire un psaume ?" J'ai compris, et dans le silence de la nuit nous avons laissé couler entre nous l'eau pure et brûlante des psaumes. Il a murmuré : "Comme c'est beau ! Maintenant, laissez-moi, je veux méditer".
Dix minutes plus tard, il dormait enfin, d'un sommeil apaisé.
La veille de sa mort, penché sur lui, je guettais chaque respiration - qui pouvait être la dernière. Il a réussi à me dire, avec difficulté, reprenant souffle après chaque mot : "Dieu vibre… dans cette maison… le matin… et le jour… et la nuit".
J'ai compris qu'il était déjà face-à-face avec la Réalité. Sa lumière éclairait son visage émacié.
C'était son adieu. Il savait que nous ne nous reverrions plus.
Cadeau inestimable, fabuleux. Et maintenant, il va falloir continuer à vivre à la hauteur à laquelle Peter nous a portés. La mort en face, comme un moment de la vie. D'une vie qui change de forme mais ne cesse pas, jamais.
11 novembre 2009
Le mur de la honte est toujours debout en 2009
On célèbre les 20 ans de la chute du mur de Berlin.
Chacun y va de sa larme, avec moults trémolos dans la voix, en parlant de "mur de la honte", avec toutes les histoires d'hommes et de femmes tombés sous les balles ou les mines, en allant simplement chercher la liberté.
Dont acte. Fin heureuse, après tant de souffrances inutiles.
En même temps, à notre époque, il y a un mur qui s'est construit il y a quelques années, quelques mois, quelques heures, sur l'échelle de l'histoire. Construit par les Israéliens, pour se "protéger" des Palestiniens, et tout le monde s'en fou complètement...
Pourtant, on s'est toujours demandé comment on avait pu laisser construire le mur Allemand.
Comment nos hommes d'états ont-ils pu fermer les yeux sur la construction de ce mur par les Israéliens, ce mur si contemporain, construit par les nouveaux colonisateurs, ce peuple qui utilise les mêmes méthodes que celles qu'il dit combattre depuis la fin de la guerre, faisant ainsi son fond de commerce sioniste sur des méthodes dignes du 3e Reich ?
J'ai honte.
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